Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis quelques années, l’histoire de l’automobile connait un tournant décisif en Afrique.  Dans un contexte où,la culture de la mobilité à la demande est bien réelle et que l'offre de transport public est encore en développement, de nouveaux acteurs affûtent désormais leurs armes dans un secteur qui pourrait bien se révéler comme un véritable moteur dans les économies africaines.Qu’il s’agisse de Cotonou, Lomé ou Abidjan, le transport en taxi connait ces dernières années des expériences diverses.En permettant à des milliers de personnes de se déplacer des zones périphériques vers les centres-villes, les taxis continuent de jouer un important rôle surtout qu’ils tentent de pallier l’absence de transports publics urbains en Afrique.  Au fil des ans, on observe toutefois que les anciens taxis qui arrivent en fin de course sont transformés en taxis-brousse.  Grace à l’ingéniosité de certains garagistes qui sont en mesure de les ressusciter, ces voitures servent après de longues années, au déplacement de marchandises et de personnes entre des pays comme le Bénin, le Togo, le Nigéria, le Mali et le Burkina Faso. Grâce à leur reconversion, ces voitures cèdent peu à peu la place à de nouveaux véhicules qui arpentent désormais les capitales africaines.Sur les routes,il est ainsi possible de voir des taxis particuliers que les usagers peuvent réserver par téléphone ou par internet.

C’est dans ce contexte particulier que le phénomène VTC est apparu. Il y a quatre ans de cela, de nouveaux acteurs dans ce secteur ont ainsi fait leurs premiers pas en Côte- d’ivoire. C’est le cas d’iZICab qui a été lancé en janvier 2015. Très rapidement, d’autres sociétés suivent le mouvement initié par iZICab. Il s’agit de Africab, Taxi Jet et Drive. Bien qu’il soit encore à ses débuts, le VTC attire de nouvelles sociétés sur le sol ivoirien. Dans le but d’accroître son écosystème, le moteur de recherche Russe Yandex, s'emploie dorénavant à diversifier ses revenus dans ce secteur d’activité en Côte- d’ivoire. Lancé sur le marché abidjanais en Octobre 2018, Yango du nom de la filiale de la compagnie russe Yandex fait à l’heure actuelle figure de concurrent de taille dans le secteur du VTC. En Afrique de l’ouest, le VTC connait également un début de succès au Bénin. A Cotonou, le gouvernement Béninois tente désormais d’organiser le secteur dans les grandes villes du pays. Conscient des enjeux autour du secteur d’activité, les autorités béninoises sont décidées par le biais d’un partenariat public -privé de s'associer à un projet dénommé Bénin- Taxi. A travers sa mise en œuvre, ce projet souhaite faire de la promotion du tourisme un de ces objectifs.  A travers ses ambitions touristiques, le Bénin entend aussi se fixer des objectifs environnementaux et de réhabilitation sociale.De façon concrète, le Bénin souhaite financer par le biais de ce projet la formation de jeunes chauffeurs en leur accordant des prêts avantageux.

Pendant quatre ans, ces derniers devront rembourser 9.000 Fcfa par jour pour devenir à terme, propriétaires des voitures.  Bien que les intentions derrière ce de projet soient louables, Qemal Affagnon, le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières déclare : « le détail de tous les déplacements en VTC,constitue après analyse, ce qu’on appelle les métadonnées, le nouveau pétrole du XXIsiècle qui servira à créer de la valeur pour des entreprises».Qemal Affagnon rajoute : « Au moment où, le Bénin avance dans les préparatifs pour la restitution de son patrimoine culturel, certains pays mènent des négociations concernant les métadonnées en toute discrétion au sein de l’Organisation mondiale du commerce ».Le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières poursuit : « A l’occasion du Forum économique mondial de janvier 2019, soixante-seize États ont signé une déclaration conjointe dans laquelle ils réaffirment leur intention d’entamer des négociations dans le cadre de l’OMC sur le capital des données d’activités sociales. En décembre 2017, soixante-dix d’entre eux s’étaient déjà prononcés en ce sens à l’issue de la onzième conférence ministérielle de l’OMC, à Buenos Aires ». Toutefois, le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières regrette qu’on note l’absence de la quasi-totalité du continent africain alors que parmi les signataires de la déclaration conjointe, on retrouve les États-Unis, le Japon, l’Union européenne, la Russie et la Chine.Or, ces dernières décennies, le développement effréné de la téléphonie mobile fait que certaines villes en Afrique sont maintenant de véritables centres névralgiques de données. Dans le même temps, on a pu observer en Côte d'Ivoire et au Bénin la mise en place de politiques de déguerpissement visant à raser les petits commerces installés aux abords des routes. Si ces actions visent entre autres à rendre les villes plus attrayantes dans un contexte de métropolisation mondiale, cette amélioration du cadre de vie pourrait bien profiter en fin de compte à des investisseurs d’un type nouveau.

Laurent Batonga

Contribution

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article