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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ce constat alarmant pour les Américains et les Chinois, voire pour l’économie mondiale dressé depuis hier 1er novembre 2019  par notre confrère Eric Descrosiers du journal numérique canadien Le Devoir, nous annonce des prévisions précises, mais moins réjouissantes sur la guerre commerciale que Donald Trump eut déclaré à la Chine. Cette déclaration de guerre commerciale par l’actuel homme fort de Washington, qualifiée par beaucoup d’économistes américains d’assez stupide et sans fondement, demeure jusqu’à présent  l’une des principales causes du passage à vide de plusieurs économies, y compris celle des États-Unis. Selon le journaliste canadien Eric Descrosiers du journal Le Devoir, l’éventuelle signature du premier volet d’un traité de paix, qui pourrait en compter deux autres, risque fort, malheureusement, de ne pas changer grand-chose à l’affaire. Les principales institutions chargées de la surveillance de nos économies affichent une belle, mais pas rassurante, unanimité ces temps-ci. Les conséquences sur le commerce et la confiance des entreprises de l’escalade des tensions commerciales et géopolitiques ont contribué à faire tomber l’économie mondiale à son niveau le plus bas depuis la dernière récession, rapportait notamment à ce sujet le Fonds monétaire international (FMI) il y a deux semaines.

La seule guerre entre les États-Unis et la Chine décrite si bien sainement par l’auteur de cet article, serait ainsi en voie d’infliger une réduction cumulée du produit intérieur brut (PIB) mondial de 0,8 %, soit 700 milliards $US, d’ici 2020, qu’une éventuelle suspension partielle ou complète de ses tarifs et représailles ne parviendrait pas à renverser complètement tellement les dommages déjà infligés à la capacité de production et aux chaînes de valeur sont grands. « Même en cas de rebond de la croissance en 2020, les désaccords [commerciaux] actuels pourraient entraîner des changements qui perdureront pendant une génération », avait expliqué sa nouvelle directrice générale, Kristalina Georgieva. La Banque du Canada a estimé pour sa part, mercredi, que les tensions commerciales et l’incertitude qu’elles génèrent réduiront le PIB canadien de 2 % à l’horizon de 2021, et peut-être même d’encore 4,5 % si les craintes actuelles des marchés financiers s’avèrent fondées. L’annonce, il y a deux semaines, de la signature prochaine d’un premier accord entre Washington et Pékin laisse entrevoir la possibilité d’une certaine embellie, a noté le même jour le président de la Réserve fédérale américaine, Jerome Powell, à condition toutefois qu’il conduise à une réduction des tensions commerciales qui soit « large » et « prolongée ». Un espoir qui apparaît, pour le moment, bien audacieux. Au moment d’ouvrir les hostilités entre les deux plus grandes économies de la planète, il y a une quinzaine de mois, le président Trump avait déclaré ne pas avoir l’intention d’enterrer la hache de guerre tant qu’il n’aurait pas obtenu une grande entente dans laquelle Pékin s’engagerait notamment à réduire son surplus commercial de 380 milliards avec les États-Unis, à cesser le transfert forcé de la propriété intellectuelle des compagnies américaines en Chine, à ouvrir plus grand son marché financier et à mettre fin à la concurrence déloyale de ses entreprises d’État. Au mois de mai, la Maison-Blanche affirmait avoir accompli 90 % du travail, après quoi tout s’est gâché et l’escalade des sanctions commerciales a recommencé.

Il y a deux semaines, les négociations entre les deux puissances étaient devenues « un festival d’amour », à en croire Donald Trump, qui se félicitait de la signature imminente d’un premier accord couvrant, selon lui, « environ 60 % de l’entente finale » espérée et auquel devront venir s’ajouter au moins deux autres volets qui restent à négocier. Dans ce premier accord partiel, la Chine s’engagerait notamment à acheter jusqu’à 50 milliards de produits agricoles américains de plus ainsi qu’à faire des concessions en matière de propriété intellectuelle et d’accès à son marché financier en échange de la suspension de nouveaux tarifs américains prévus ce mois-ci. Ces gains sont loin d’impressionner les principaux intéressés. « Nous n’avons pas encore égratigné la surface de plusieurs des enjeux cruciaux soulevés par notre gouvernement », a estimé un porte-parole de la Chambre de commerce américaine dans le Wall Street Journal la semaine dernière. Donald Trump n’arrivera jamais à rien s’il ne comprend pas que les déficits commerciaux des États-Unis découlent principalement du propre comportement des Américains et qu’il n’arrivera à rien avec les autres faits qu’il reproche à la Chine s’il s’entête à agir seul, écrivait au même moment l’ancien président de Morgan Stanley en Asie, Stephen Roach, sur le site Internet d’analyse Project Syndicate. De toute façon, le régime communiste chinois ne laissera jamais tomber ses entreprises d’État, préviennent plusieurs experts. Quant aux autres enjeux, les Chinois hésitent à faire des concessions substantielles à long terme « de peur que la moindre entente conclue avec Trump lui explose au visage », a déclaré l’un d’eux à l’agence Bloomberg jeudi. En attendant, les États-Unis et la Chine viennent d’apprendre que le sommet international où ils devaient officiellement signer leur accord partiel au Chili dans deux semaines a été annulé par Santiago et qu’ils doivent se trouver une autre occasion. Au même moment, on rapporte qu’après s’en être pris au géant de la téléphonie mobile, Huawei, ainsi qu’à plusieurs autres compagnies chinoises de surveillance et d’intelligence artificielle, Washington vient de clouer au sol pour des raisons de sécurité intérieure tout drone fabriqué en Chine ou comportant des pièces chinoises.

Ahmat Zéïdane Bichara

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