Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est très mauvaise nouvelle qui vient étouffée l’image positive que le monde possède sur l’économie américaine, rapportée depuis hier dimanche 03 novembre 2019 par la RTBF dans un article signé de notre confrère Philippe Antoine. Hier soir explique clairement mes choses, Donald Trump s’est rendu à New York pour assister, au Madison Square Garden, à un spectacle de combats d’arts martiaux mixtes. Avant de s’envoler de Washington en direction de New York, le président américain s’est notamment exprimé sur la situation économique des Etats-Unis, qu’il considère excellente : « Vous avez vu les chiffres de l’économie, c’est l’une des meilleures situations économiques jamais obtenues dans l’histoire de notre pays, un formidable taux d’emploi, des chiffres formidables en général ».Certains indicateurs sont indiscutablement positifs : l’économie américaine a par exemple créé 128.000 emplois en octobre dernier, après 136.000 en septembre dernier, 168.000 en août et 166.000 en juillet, de quoi faire chuter le taux de chômage à 3,5%, soit le plus bas niveau depuis décembre 1969 selon l’administration américaine. Quant à la croissance du troisième trimestre, que les analystes prévoyaient à 1,6%, elle s’est finalement maintenue à 1,9% (en rythme annuel), après avoir été de 2% au deuxième trimestre.Mais il est un autre paramètre qui n’est pas tout à fait aussi réjouissant et qui ne peut être totalement négligé : le déficit budgétaire s’approche des mille milliards de dollars, ce qui a entre autres pour effet de gonfler la dette publique américaine qui vient d’atteindre 23.000 milliards de dollars.

De quoi susciter l’inquiétude des experts croit-il rapportant l’information dans un français facile, comme le président de la Commission du Budget du Sénat, le républicain Mike Enzi, qui a récemment affirmé que « la trajectoire budgétaire actuelle est insoutenable. Alors que les recettes de l’Etat augmentent, ses dépenses caracolent deux fois plus vite. On ne peut plus ignorer ces défis budgétaires auxquels fait face notre nation ». Et dans un rapport récemment publié, le Congressional Budget Office (CBO), qui est une agence fédérale non partisane composée d’élus démocrates et républicains, a lui aussi exprimé son inquiétude par rapport aux « graves conséquences sur le budget et l’économie du pays d’une dette aussi élevée ».Pour l’instant, Donald Trump s’est abstenu de faire des commentaires sur cette énorme dette publique. Lorsqu’il était en campagne pour devenir président, en 2016, il avait affirmé qu’il pourrait faire disparaître la dette (à l’époque de 19.000 milliards de dollars) en huit ans. « Nous ne sommes pas un pays riche » avait-il déclaré dans les colonnes du Washington Post, « nous devons nous débarrasser de cette dette. Je crois que je pourrais le faire assez rapidement, je dirais sur une période de huit ans », laissant entendre qu’il y parviendrait en renégociant des accords commerciaux et en créant des excédents commerciaux. Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Donald Trump a bel et bien entamé la renégociation d’accords commerciaux, notamment avec la Chine. Mais la dette, elle, n’a pas cessé de poursuivre sa croissance. Comme cela avait été le cas pendant le mandat de Barack Obama, où elle avait presque doublé, passant en huit ans de 10.600 à 19.900 milliards de dollars.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article