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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il eut publié sa réflexion sur les réseaux sociaux hier samedi 23 novembre 2019 où il part d’un constat ou une opinion personnelle mettant en exergue quatre principaux facteurs, faisant clairement ressortir la cause exacte de deux fléaux naturels frappant durablement la société tchadienne dans son ensemble. Selon cet économiste et analyste Tchadien : « Il ne passe pas un jour sans constater des cas des décès, des personnes malades au Tchad et deviennent de plus en plus nombreux et poursuivent une progression géométrique. Alors, comment expliquer cela ? Il existe (selon moi) quatre (4) principaux facteurs.

La pauvreté expliquant que les Tchadiens dans leur majorité vivent dans la pauvreté (48%) et dans la misère ( 25 %). Le phénomène de la pauvreté et de la misère est très accentué dans le milieu rural, plus de 80% !Lorsqu'une personne ne dispose pas ou dispose d'un revenu très faible, elle ne peut s'offrir une bonne alimentation, des services de santé, éducation...de qualité ou elle a un accès très limité aux services de base (éducation, santé, eau potable, énergie...). Cette privation ou faible accès contribue à la multiplication d'un système nutritionnel déficient, donc à l'aggravation des maladies mêmes les plus bénignes ».

Il enchaîne ses expliquant la suite de son analyse en estimant qu’il aussi : «  l’absence et insuffisance d'hygiène et sécurité alimentaire. Ceci explique clairement La notion et la culture d'hygiène ne sont pas respectées par beaucoup de personnes. Combien de tchadiens qui lavent les mains avant de manger, nettoient les légumes, fruits et les désinfecter avant de manger, qui disposent des latrines, toilettes propres, qui séparent entre les Sakhanes (matériel pour utiliser l’eau) des toilettes et celles utilisées pour laver les mains et faire les ablutions...? Les aliments et nourritures aux marchés ne sont pas bien protégés et certains sont d'origine douteuse...!L'absence ou l'insuffisance de cette hygiène est porteuse des microbes, virus....et multiplication des cas de maladies, décès....!La sécurité en terme de fabrication, d'emballage, d'entretien, de stockage, transport....des produits alimentaires importés et même produits au niveau local n'est pas bien assurée, contrôlée...ni par les services des Douanes et autres ! »

Et ce n’est pas fini. Il a aussi constaté de lui-même sous forme des recherches que : « l’insuffisance  ou absence de contrôle, bilan de santé fait parti aussi de quatre principaux facteurs accentuant l’évolution de la mortalité dans son pays. Les Tchadiens sauf rares d'entre eux, ne font pas de bilan ou de simple contrôle de santé de façon régulière. Beaucoup de personnes n'ont jamais fait dans leur vie. Ils partent à l'hôpital, consultent des médecins quand ils sont malades, voir très malades et d'autres partent l'étranger quand leur état de santé s'est aggravé. Or le bilan ou un simple contrôle de santé permet de détecter, cerner certaines pathologies et les guérir tôt ou il permet de se prémunir contre certaines maladies. Donc en matière de prévention et traitement, réaliser un check-up (bilan de santé) au moins chaque 3 ans est nécessaire même si la personne est en bonne santé ! »

Monsieur Kébir Mahamat Abdoulaye termine une conclusion en estimant aussi que le Tchad a une politique nationale de santé publique limitée : « Malgré les investissements publics importants dans le secteur de la santé publique depuis 2004, l'accès aux services de soins demeure insuffisant, très limité en quantité, qualité, aussi en personnel soignant...face aux défis et préoccupations réelles des populations. Le système de sécurité sociale, assurance maladie n'existe et accessible qu'à une minorité de personnes du secteur privé. L'ensemble des salariés de l'Etat et d'autres citoyens n'en bénéficient pas. Les médicaments en nombre suffisant font défaut dans les hôpitaux publics. Absence d'un système de prise en charge par l'Etat des personnes malades pour certaines pathologies graves nécessitant un long traitement et coûteux. Il manque des matériels, médicaments...nécessaires aux services des urgences. Par contre, l'accès aux soins des hôpitaux privés est très coûteux. Ce qui prive des millions de tchadiens ! Conclusion : pour combattre et réduire les taux galopants de mortalité surtout des enfants, adultes, des personnes malades, les politiques publiques doivent intervenir dans ces axes. Certes, il est impossible de faire disparaître la mort mais il est possible de réduire le taux de la mortalité et de taux de personnes malades. Pour parvenir, il suffit une bonne planification, une stratégie, des programmes, actions avec suivi-évaluation ! »

La Rédaction

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