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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans ce Tchad Plus de ce dimanche 03 novembre 2019, on enregistre un bon nombre de réactions en provenance de N’Djamena la capitale tchadienne. Ainsi, dans un premier temps, il y a le Coup de Badangaï 684 du Coordinateur National de la Lutte contre le Paludisme au Tchad, Dr Djiddi Ali Sougoudi. titré : « les ventes de médicaments antipaludiques, antituberculeux et antirétroviraux gratuits par les structures sanitaires du Tchad! » Selon Dr Djiddi Ali Sougoudi : «C’est une situation de détournements de médicaments de trois grandes maladies dévastatrices (Paludisme, Tuberculose et VIH) mille fois décriée mais non résolue par le Ministère et le pire est à craindre car une suspension des fonds du Fonds mondial est prévisible si l’OIG (structure indépendante du Fonds Mondial) fera un contrôle sur cette situation gravissime que je dénonce depuis deux ans. Une suspension de ces ressources sera un cataclysme mortifère pour toute une population d’un pays. Et cette OIG serra en action bientôt car la situation de déperdition des intrants antipaludiques, antituberculeux et antirétroviraux est critique et personne du Ministère n’est si avertie que nous pour sonner l’alarme sur cette situation. Nos autorités doivent réagir au plus vite en mettant un terme au vol et bradage de ces médicaments volés dans les délégations, districts et centres de santé du pays! »

Une fois n’est pas coutume. Puisque la seconde information provient aussi de la plume du Dr Djiddi Ali Sougoudi grâce à son coup de Badanga¨683  du samedi 02 novembre 2019, dont le titre est : «La bonne éducation traditionnelle et religieuse des enfants est un impératif pour produire du respect des parents!» Son auteur en tant que Coordinateur National de la Lutte contre le Paludisme au Tchad se préoccupe de l’éducation des enfants dans son pays. Ainsi, croit-il : « Un enfant non éduqué par ses parents est un danger, même contre ses propres parents et son entourage. Il peut être un vrai poison, surtout s’il est un enfant conçu, nourri et élevé par des biens illicites, sans éducation traditionnelles, religieuses et modernes. Voici une histoire d’un homme qui se battit contre son père, lui donnant des coups. L’agresseur et rebelle contre son papa fut arrêté et ligoté par la famille pour une punition mémorable mais son épouse s’opposa, demanda et obtint un transfert du coupable fils vers un juge islamique. Il fut traduit devant un sage musulman, qui habituellement, donnait des sentences. Le juge, loin de s’énerver contre ce fils coupable qui fit outrage au parent, posa des questions pour connaître quelle éducation islamique et autres le père donna à ce fils dans son enfance. Le père répondit que son fils grandit aux pâturages et parmi les animaux sans accès aux connaissances quelconques. Il n’a reçu aucune instruction dans ce sens! Le sage écouta bien le père et rendit son verdict: « vous et votre fils n’avez pas eu ni recherché une éducation de piété. Vous avez vécu parmi votre troupeau comme deux animaux. Le coup porté à vous par votre fils est comme un taurillon qui donne un coup de corne à son père taureau géniteur du troupeau. Il n’y a rien comme punition ni amende pour l’un d’entre vous. Allez vivre comme deux taureaux! »Que pensez-vous de ce jugement? N’est-ce pas est capitale l’importance d’une éducation traditionnelle, moderne et religieuse préalable pour tout enfant avant de mériter le respect des parents? »

Abordons la troisième information ou réaction de ce Tchad Plus avec ce communiqué de presse N°048/CN/CE/2019 qui a comme titre : «A l’Est du Tchad, les violations des droits humains sont insoutenables» de la Convention Tchadienne de Défense des Droits de l'Homme (CTDDH). Ainsi dans on Communiqué de presse signé depuis le vendredi 1er novembre 2019 de son secrétaire général Mahamat Nour Ahmed Bedou, cette organisation défendant les droits humains de tous les Tchadiens : «rappelle à l'opinion nationale et internationale que les violations des droits de l'Homme n'ont jamais cessé de se perpétrer dans les zones où l'état d'urgence avait été décrétée par Idriss Deby Itno il y'a quelques mois, à l'est du pays, plus d'une centaine de villages avaient été désertés par leurs habitants fuyant les exactions des militaires de la Commission mixte ; la plus part de ces villageois avec femmes et enfants se sont enfuis vers le Soudan voisin. Ceux qui sont restés continuent à subir des tortures et autres traitements humiliants et dégradants qui se sont amplifiés ces derniers temps; certains des villageois partent se réfugier dans la brousse à l'approche des véhicules des militaires ; victimes de plusieurs rackets et tortures les plus atroces, ces villageois sont à présents sans ressources et ne savent plus à quel saint se vouer. Le siège de la CTDDH à Abèche est débordé et les rapports de nos correspondants sur le terrain sont des plus alarmants. La CTDDH estime qu'un drame humanitaire est en train de s'installer dans la région si une action urgente n'est pas entreprise. Le tout dernier rapport fait état de violations très graves des droits de l'homme, le correspondant de la CTDDH qui se trouve sur place à fait état de l'installation dans le village de d'Amgamougna département d'Abdi province du Sila d'un détachement des forces mixtes dirigé par le Com Secteur Hissein. Ce groupe s'est illustré particulièrement par un mode inédit de torture qui consiste à suspendre par les pieds les suppliciés, les bras attachés derrière le dos avant de leur couvrir la tête par un sac plastique contenant du piment .C'est quand la victime est au bord de l'asphyxie que le sac est enlevé et il lui sera demandé de sortir l'arme qu'il a caché ; ces villageois qui avaient préalablement remis volontairement leurs armes aux autorités et qui n'en possèdent plus sont régulièrement torturés à chaque passage d'autres détachement des forces mixtes. Après s'être assurés que ces personnes ne possèdent pas d'armes cachées ; il leur est ensuite exigé le paiement de 300 000 francs CFA chacun. Ayant été racketté à plusieurs reprises, certains d'entre eux qui n’ont pas de parents capables de les aider à payer sont amenés de force Abèche et conduits au bagne de korotoro.Le même détachement toujours à sa tête Hissein Tahir dont l'un des véhicules de marque Toyota est immatriculé C10 09152, avait deux jours avant, fait irruption dans le village Kibdé, canton Modjobock. Ils ont kidnappé et torturé des hommes, des femmes et des enfants. Parmi les torturés qui sont dans un état grave et évacués à Abéché on dénombre cinq personnes à savoir :

Mahamat Ali
Adoum Sinine 
Ahmad Djazim
Yakhoub Issakh 
Brahim Dougourchoum.

Beaucoup de ces paysans n'ont pu échapper qu'en se dissimulant dans les buissons ou en grimpant sur les montagnes aux alentours. La Convention Tchadienne de Défense des Droits de l'Homme (CTDDH) estime qu'une mobilisation des organisations de défense des droits de l'Homme au niveau national et international est urgente en vue de prévenir un drame humain ».

La quatrième information, c’est aussi un communiqué de presse N°005/PDTF/04/19 provenant du Conseil des Patriotes portant la signature de l’opposant et activiste Abakar Assileck Halata. Dans son communiqué de presse le conseil des Patriotes nous apprend : « qu’il n’y a pas du hasard dans le processus de l’évolution d’un peuple, ce que viennent nous démontrer les peuples algérien et soudanais confirme l’assertion , que le dernier mot revient au peuple . Bien que ce processus nécessite un engagement total, du sacrifice suprême, exempté de toute indifférence .Au nom des patriotes de la diaspora tchadienne en lutte, nous félicitons les peuples algériens et soudanais pour cet acte héroïque et audacieux. Ça ne sera pas une tâche facile, après tant des dictatures; de gabegie et d’injustice sociale, faites de ce changement un sursaut vers un développement harmonieux et d’une vraie démocratie .Nous vous invitons à ne laisser personne au bord du chemin, et de faire une transition qui posera le socle des valeurs de liberté, de bonne gouvernance, et de l’alternance politique. Faites de la diversité de ces peuples un atout pour le développement culturel, social, confessionnel et économique. Nous profitons de cette occasion, de convier nos compatriotes tchadiens de cesser la politique de l’autruche, et de briser la chaîne de la peur et de se libérer du joug du tyran Idriss DEBY .Comme dit notre hymne national « Ta liberté naîtra de ton courage, lève les yeux l’avenir est à toi ...» A cœur vaillant rien d’impossible. Constants et fidèles à nos engagements vaille que vaille la lutte continue ».

Il y a aussi le journaliste et l'activiste politique vivant en exil en France depuis plusieurs années qui s'insurge contre cette aide financière accordée par la France au régime autoritaire et anti-démocratique de N’Djaména. Ainsi selon notre confrère Makaïla Nguebla : «Malgré un climat sécuritaire déterre au Tchad, la France accorde une aide de 19 milliards 680 millions (30 millions d'euros) à Idriss Deby Itno.L'accord autorisant cette aide, qui n'est pas une première du genre, a été paraphé ce vendredi, le 1er novembre 2019, entre le ministre tchadien des Finances, Tahir Hamid Nguilin, l'ambassadeur de France au Tchad, M. Bertrand Cochery, et le directeur de l'AFD (Agence française de développement), Olivier Cador. Montant : 30 millions d'euros (soit 19 680 600 000 de F CFA).Cette somme est répartie comme suit : 10 millions d’euros iront au secteur de la santé "et un prêt concessionnel de 20 millions d’euros destiné à compléter les efforts du gouvernement au titre du paiement de la dette", explique le communiqué du ministère des Finances. En 2018, la France, à travers l'AFD, a accordé un prêt de 40 millions d'euros (plus de 26 milliards de Fcfa). La grande partie de ce prêt (30 millions d'euros), d'une durée de vingt ans, était destinée à payer le salaire des fonctionnaires et le reste (10 millions d'euros) au paiement de trois mois de pension de retraite. En 2017, le Tchad a reçu la même aide budgétaire avec les mêmes objectifs ».

On compte aussi par cette série d'informations de ce Tchad Plus, celle du journaliste Nara Hantoloum de la Station de Radio F.M Liberté qui émet depuis N’Djaména la Capitale tchadienne. D’après notre confrère Nara Hantoloum : « Pour marquer les 16 jours d'activisme de la campagne mondiale contre les violences basées sur le genre qui commence le 25 novembre et la Journée Internationale des Droits de l'homme le 10 décembre, le PILC (Public Interest Law) en partenariat avec le Ministère de la Justice, Chargé des droits humains, l'Ambassade de France et la Délégation de l'Union Européenne au Tchad organisera le 07 décembre 2019 , la deuxième édition du concours de plaidoiries au CEFOD. Thèmes de plaidoiries :Violences conjugales ( Coups et blessures volontaires, coups et blessures volontaires mortelles, Viol, Harcèlement, Proxénétisme, Traité des enfants, Mariage des mineurs. Critères de participation :Être de nationalité tchadienne, Être âgé de 18 ans au moins et 30 ans au plus, Justifier d'un niveau universitaire,Composition des dossiers :Lettre de motivation, Curriculum vitae, Copie de la pièce d'identité ou Copie de l'acte de naissance, Copie de l'attestation de niveau, lettre de recommandation à déposer sous pli fermé avec la mention Concours de Plaidoiries 2019" au PILC, sise au quartier Amtoukoungne derrière le marché AL-ADALA dans le 7ème arrondissement municipal ou au siège de la Délégation de l'Union Européenne, Avenue Général Kerim Nassour et à l'Ambassade de France au Tchad, Rue l'adjudant-chef Zouala Agoyna, au plus tard le 15 novembre 2019 à 16h. Les candidatures féminines sont encouragées. Seuls les candidats présélectionnés seront contactés.Les trois premiers lauréats seront primés ».

Enfin l’avant dernière information provenant  de SO Ndilmbaye sous forme d’un conseil adressé à ses compatriotes qu’elle eut prodigué via le net depuis hier samedi 02 novembre 2019. Elle pense que : « C'est quand l'on ne veut pas faire des efforts pour s'améliorer et améliorer son quotidien qu'on pense que tous ceux réussissent sont dans les sectes et consorts. Ce n'est pas tout le monde qui vend son âme au diable pour s'enrichir. Certains travaillent dur, se salissent tous les jours, et perdent parfois le sommeil en quête de trouver la meilleure solution possible afin d'obtenir un lendemain meilleur à leur progéniture, et améliorer ainsi leur quotidien. Pendant que certains se mentent à eux-mêmes et aux autres pour faire bonne impression, d'autres travaillent d'arrache-pied pour le bien des leurs. Celui qui se donne au travail n'a pas le temps de s'occuper des détails de la vie des autres. Ce qui est sûr chacun rendra compte à son Créateur sans la présence des autres à ses côtés pour ses manquements ou pourquoi il a préféré sacrifier la vie des autres pour satisfaire son égoïsme... »

Pour boucler la boucle, intéressons nous à  cette dernière information de la première responsable de la Station de Radio Dja-F.M, Zara Mahamat Yacoub qui écrit : «Je ne suis ni militante ,ni partisane des Transformateurs mais surprise et choquée par les réactions des gens vis à vis des transformateurs.Sur Twitter j'ai même lu la réaction de certains « intellectuels » dès que les transformateurs fassent une sortie, des réactions virulentes .Un parti politique c'est un parti politique. Et nous sommes en démocratie.Alors pourquoi vouloir vilipender à tout moment les transformateurs?Dans un pays démocratique, le débat doit être démocratique.Nous n'avons pas besoin d'insulter ou traiter le président d'un parti politique ou le président de la République de tous les noms d'oiseaux.Nous devons critiquer les actions que posent ces personnes afin de les amener à changer pour le bien être de la nation.Critiquer selon la tête de l'individu donne un gout amer à notre démocratie et hypothèque notre devenir ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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