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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Bâtie sur 10 000 mètre carrés, l’inauguration de la mosquée « MassalikulJinaan », un édifice capable  d’accueillir 30 000 fidèles à récemment eu lieu au Sénégal. La mise en service de cet impressionnant lieu de culte aménagé sur 6 hectares dans le quartier populaire de Colobane( un des grands arrondissements de Dakar), vient toutefois relancer la question de la pollution sonore. Le bruit excessif des lieux de culte étant de nature à causer de la gêne à une partie de la population, le sujet fâche au Sénégal  de même que  dans plusieurs pays d’Afrique.Financée exclusivement par la communauté mouride du Sénégal et sa diaspora, la construction de la mosquée « MassalikulJinaan » a été possible grâce à  l’appui de grandes fortunes sénégalaises, des personnalités politiques et religieuses et d’entreprises dirigées par des mourides. Au Sénégal, les réseaux prospères de la confrérie mouride contrôlent de nombreux secteurs allant du commerce, à l'immobilier en passant par l’agriculture et  les  médias. Porte par toute cette puissance, le projet de la mosquée« MassalikulJinaan »  a mobilisé la présence de plus de 800 ouvriers sénégalais,  d’artisans marocains et de nombreux consultants  chinois, français et espagnols. Malgré le fait que les minarets sont interdits en Suisse depuis 2010,  le coffrage des cinq minarets du nouveau lieu de culte a été réalisé par des ingénieurs Suisses. Si la nouvelle mosquée ne manque pas de séduire de par ses dimensions et de par la ferveur qu’elle suscite dans le paysage religieux, de nombreuses craintes  émergent  par rapport à la pollution sonore.

A ce sujet, le  politicien  Moustapha Diakhaté  pense  que les  muezzins des mosquées, sont une importante source de nuisance sonore  au pays de la Teranga. Sur sa page Facebook, l’homme qui raffole des réseaux sociaux  rappelle que  le Sénégal est très marqué par un niveau de pollution sonore nocturne émis par les mosquées du pays. Lancien député et ancien président du groupe parlementaire de la majorité Benno BokkYakaar,  estime par ailleurs que la principale cause du bruit en provenance des mosquées  est l'usage excessif de puissants hauts parleurs de même que les appels répétitifs des muezzins. Pour lex ministre conseiller de Macky Sall , il est  incompréhensible que ces  muezzins commencent leurs appels à partir de 4 heures de la nuit pour une prière prévue à 06 h 04. De plus, Moustapha Diakhaté estime que le premier et unique appel du muezzin doit être fixé au maximum à 30 mn de la Prière de Fajar. L’ancien chef de cabinet du président Macky Sall va plus loin en précisant: «Pour se réveiller et se rendre à la mosquée, les fidèles musulmans disposent, dans leur grande majorité et grâce au progrès technique, de téléphones portables et autres réveils. C'est pourquoi aujourd'hui, les mosquées n'ont plus besoin de puissants décibels et des appels répétitifs au milieu de la nuit.»Au regard des désagréments et autres gênes occasionnés par certains lieux publics de prière, Diakhaté estime également  qu’il urge de limiter le recours aux puissantes sonorisations auxquelles les Mosquées font souvent recours. En Tunisie,  le ministère des Affaires locales et de l’Environnement se dit très préoccupé par cette situation. Dans ce pays d’Afrique du nord, la création de brigades relevant de différentes municipalités est en bonne voie. D’après les autorités tunisiennes, ces brigades seront formées en collaboration avec le ministère de l’intérieur dans le but d’assurer la tranquillité publique et pour  lutter contre toute forme de nuisances sonores et troubles de voisinage.

Au Ghana, le sujet suscite également des remous  au sein de la population. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, une autorité a eu à proposer de remplacer l’appel du muezzin, cinq fois par jour, par  des messages WhatsApp pour réduire les nuisances sonores. Toutefois, le message est très mal passé auprès de la communauté musulmane qui représente  environ 20% de la population ghanéenne. Cette dernière n’a pas vraiment  apprécié cette proposition qu’elle qualifie par ailleurs  d’agression. Cependant, dans la ville d’Ottawa,  les musulmans font usage d’une application mobile pour l’appel à la prière.Pour le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières,Qemal Affagnon, si  le recours à Whatsapp dans un pays comme le Rwanda  où, le gouvernement a interdit les appels à la prière pourrait s’apparenter à une révolution culturelle, de lourdes menaces pèsent sur les individus. En effet, la messagerie en ligne WhatsApp a annoncé qu’un logiciel espion avait été transmis sur des téléphones via son application, évoquant comme origine une société qui travaille avec de nombreux gouvernements dans le monde. L'application de messagerie détenue par Facebook annonce dailleurs qu’elle vient de déposer une plainte contre la firme israélienne NSO. Il s’agit d’une société israélienne spécialisée dans les logiciels d'espionnage à la réputation sulfureuse. L'entreprise NSO est notamment accusée d'aider des gouvernements à épier leurs populations. Les dernières révélations faites au sujet de l’entreprise NSO font état de l’existence de  nombreuses personnalités rwandaises qui  auraient été visées par le logiciel espion Pegasus de cette société israélienne. En Inde où, WhatsApp dispose de 400 millions d'utilisateurs actifs, le pays  a exigé  des clarifications de la part du réseau social au sujet de 20 activistes, des journalistes et  plusieurs avocats qui  ont récemment été informés par WhatsApp , que leurs téléphones ont été espionnés durant deux semaines au cours du mois de mai dernier. Selon plusieurs médias indiens, WhatsApp aurait confirmé qu'un certain nombre d'utilisateurs indiens avaient été ciblés par le logiciel espion Pegasus, qui a été  installé sur leurs appareils  dans le but de  transmettre  des données aux pirates. Au pays de la Teranga, où les réseaux sociaux ont le vent en poupe et que de nombreux Sénégalais sont accros  à leur smartphone, cette explosion de la téléphonie mobile a aussi son lot de menaces sécuritaires. 

Laurent Batonga

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