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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comme l’avait dit George Sand dans son œuvre (Le Marquis de Villemer en 1861) : «Mieux vaut mourir de faim que de voir un de ses fils faire une bassesse pour s’enrichir». Choqué par une pratique avilissante, Dr Djiddi Ali Sougoudi s'en offusque dans son Coup de Badangaï 708 du vendredi 22 novembre : «quand les fonctionnaires tchadiens perdent la face ou baissent la culotte devant certains partenaires techniques et financiers et pour un excès des consultances». Il tape du point sur la table en exprimant son désaccord total de l'attitude d'infériorité de certains fonctionnaires tchadiens de finances mandatés pour traiter avec les financiers internationaux. Selon lui,ils perdent la face devant des financiers et pour un excès des consultances ». Ce coup de Badangaï  708 qui sonne comme un cri d’alarme changerait-il grand-chose ? Dieu seul sait ! C’est dans ce sens d’ailleurs, déterminé qu’il soit, le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad a porté son choix de dénoncer les dérives ou les multiples dysfonctionnement de la fonction publique  et particulièrement celui de la Santé de son pays qu’il maîtrise le mieux. En effet dans ce Coup de Badangaï 708, Dr Djiddi Ali Sougoudi le dit haut et fort par ses propres mots de qu’il a observé de plus près : « Nous n’avons presque pas de République habitée par des fonctionnaires fières et intransigeants dans leurs métiers bien faits! Les fonctionnaires tchadiens sont si clochardisés que les hauts cadres de  beau pays perdent la face devant le moindre émolument ou devant lé véniel profit brandi par un partenaire financier et technique. Pour n’importe quel exercice intellectuel pour un document à pondre, les tchadiens font appel aux expertises étranges et étrangères sans se soucier de leur fierté nationale. Les Tchadiens sont devenus des citoyens amorphes, sans vigueur et surtout sans une once de nationalisme devant tout étranger qui, connaissant cette morgue à la tchadienne, se comporte en terre conquise et leur impose des desiderata. La facile corruption et le caractère corruptible du Tchadien ont vite fait le nid de toutes les négligences envers les citoyens tchadiens qui sont aisément manipulables. Indécente est cette attitude d’un haut cadre tchadien qui se laissa embobiner depuis son séjour sanitaire en Allemagne par une pègre de faux chercheurs qui lui ont fait miroiter une technique charlatanesque de lutte contre le paludisme ».

 

Son constat ne s’arrête pas qu’au premier paragraphe. Il enchaîne ici en expliquant que :« Cette technique consisterait à solidifier tous les mares, les points d’eau, les flaques et les rivières du Tchad afin de tuer les larves de moustiques. Pour mieux embobiner, le charlatan démontra sa technique avec un verre d’eau dans lequel il jeta de l’acrylène absorbant qui solidifia du coup l’eau d’un verre. Je lui avais posé les questions moqueuses suivantes: « combien de milliard de tonnes de ce produit pour solidifier le Chari et le Logone? Où trouveront les poissons dans cette solidification? Où s’abreuveront les animaux domestiques et sauvages si toutes les eaux du Tchad sont solidifiées? » Il se tut pour toujours! Ce cadre respectable mais d’une niaiserie mal cachée voulut imposer la méthode inappropriée et non-approuvée par la science du charlatan au PNLP en envoyant les mêmes bandits escrocs qui lui ont joué une prestidigitation au cours de son périple sanitaire en Europe! Les cas de fonctionnaires tchadiens naïfs ou véreux qui baissent les culottes devant des expatriés et autres troubadours sont nombreux. J’ai honte de voir que des cadres tchadiens fassent appel à des consultants pour n’importe quel ridicule travail technique à faire. Il viendra un jour qu’ils feront appel à un consultant international pour le balayage d’une cour d’un bureau et bonjour l’idiotie d’une telle aberration. J’ai honte aussi de voir les Tchadiens font appel à des consultants internationaux pour un travail mille fois répété devant eux. Ne peuvent-ils faire par eux-mêmes après une première et dernière démonstration? Les consultants véreux sont devenus une nécessité et une source de dépenses inutiles voire une déperdition de nos ressources ».Malheureusement comme eut constaté Jean Dutourd dans son livre (Le Fond et la Forme en 1965) : « Souvent la satisfaction d’être habile masque aux gens la bassesse de certaines actions qu’ils commettent. L’habileté a bon dos ».

La Rédaction

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