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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

 Le jeune médecin tchadien s'est alarmé par le biais de son Coup de Badangaï 789 qu'il eut mis en ligne depuis 07 novembre 2019 sous le titre : «des simples hémorragies tuent facilement des concitoyens dans nos hôpitaux-mouroirs du Tchad » . Dr Djiddi Ali Sougoudi en tant que Coordinateur National de Lutte contre le Paludisme au Tchad dénonce avec la dernière énergie le comportement peu humain et anti-professionnel de certains médecins urgentistes Tchadiens travaillant avec des Cubains par le biais de la Coopération Tchad-Cuba. La Coopération comme eut déclaré le défunt ancien Secrétaire général de l’ONU Koffi Annan, Diplomate, économiste, Homme d'état, Homme politique, Humaniste, Scientifique (1938 - 2018) : « La seule voie qui offre quelque espoir d’un avenir meilleur pour toute l’humanité est celle de la coopération et du partenariat ».Tel, malheureusement ce n’est pas le cas au Tchad, au pays de l’écrivain et poête Djiddi Ali Sougoudi qui dénonce ici le contraire et les défaillances professionnelles à travers son Coup de Badangaï 789 : « Lorsque le Chef de l’Etat visita l’HGRN, il y trouva un patient blessé qui se vidait de son sang, dans une totale indifférence du personnel soignant, à lui présenter par les médecins en stage comme étant un patient malade mental ou un SDF. Sa prise en charge est sûrement retardée à cause des ressources qui manquent mais aussi à cause des chirurgiens qui ne sont jamais sur place. L’absurde dans nos hôpitaux, c’est que ce sont les stagiaires qui font les vraies gardes. Quant aux urgentistes et les chirurgiens, ils font des astreintes à domicile pour se mettre à grouiller qu’en maugréant depuis leurs maisons en cas de présence de blessés dans les hostos et seulement sur demande. Ils ne viennent que si une ambulance quitte l’hôpital pour les chercher, ce qui est un double (le temps mis par l’ambulance pour aller et revenir).Le temps que les chirurgiens se montrent, tout patient en détresse vitale meurt de son hémorragie souvent mal prise en charge par les stagiaires. Cette méthode perdure depuis des décennies dans nos mouroirs, pardon dans nos hostos. Oui et comble de l’ironie, le chirurgien se met en route et avec nonchalance depuis son domicile, quel que soit son quartier, éloigné ou non, pour venir quand il peut, sans se hâter. Entre-temps les malades en extrême urgence meurent sous le regard insouciant ou impuissant des stagiaires qui, eux aussi, sont d’une réaction lente, malhonnête et insupportable pour l’entourage du blessé exemple: il y a quatre jours, j’ai amené un proche malade aux urgences de l’Hôpital de la Renaissance à 3h du matin et j’y ai trouvé tous les infirmiers endormis ».

Il enchaîne désespérément en révélant que : « Le médecin urgentiste de nationalité cubaine dormait. Les infirmiers étaient tous sous les draps blancs dédiés aux lits des patients. Lorsque je réveillai le médecin cubain, celui vint et tenta de râler, une fois au chevet du patient. Et justement, il se trompa de cible ou de personne, ne sachant pas à qui il a à faire. Je l’ai lavé verbalement et vertement sur sa nonchalance et son comportement indigne d’un urgentiste. Je lui ai rappelé qu’il n’a pas quitté son lointain Cuba pour le Tchad pour faire le loir et le paresseux. Il est en mission d’Etat pour deux États en coopération où il doit jouer exclusivement son rôle et accomplir sa mission. Après une dizaine de minutes de boucan, il s’excusa platement. J’ai informé de l’incident le Directeur médical et le DG de l’Hôpital HR qui ont promis de rétablir la confiance. Nos urgences sont des vrais mouroirs : pas d’urgentistes et chirurgiens prêts à intervenir. Ces chirurgiens exigent des conditions de garde sur place mais n’ont jamais obtenu, et donc ils restent chez eux et répondent en se déplaçant en cas de besoin. Si l’ambulance ne vient pas les chercher, alors les chirurgiens ne bougent pas et s’en foutent qu’il ait une urgence vital dans leurs hôpitaux. Pas de médicaments d’urgence disponibles, les parents des malades en détresse vitales courent les rues pour chercher ces produits vitaux, parfois chez les « docteurs-Choukou » qui prennent les hôpitaux en otage. Pas de chariot d’urgences, donc aucun médicaments ni instruments d’urgences. Aucun matériel utilisable!pas de xylocaïne, pas d’adrenaline, pas d’atropine, pas d'oxygène, pas de seringues parfois et souvent pas de gants ni de bétadine ».

Enfin, il termine son analyse en affirmant avec beaucoup de tristesse que :« C’est le comble de la misère matérielle et intellectuelle dans nos urgences aucune hygiène dans nos urgences. Ça pue le sang partout dans les services comme la « Petite-Chirurgie » ou les blocs opératoires des hôpitaux HATC, HGRN, HMI, HME etc... Le Chef de l’Etat en a constaté lors de sa visite et refusa de porter le cache-nez tendu. Pour pallier à tous ces manquements dont la liste est non exhaustive, il faut une vraie réforme mentale et structurelle des acteurs et des hôpitaux. Les hôpitaux sont victimes de l’indigence financière mais aussi et surtout de la mauvaise gestion. Des parachutés font des hôpitaux leurs épiceries ou leurs vaches laitières, les traient comme une entreprise personnelle et s’en accaparent de ses recettes, en se foutant des besoins élémentaires des services. Les caissiers et les comptables profitent à gogo des recettes. Il faut mettre en place un système automatisé et contrôlables des recettes qui sont détournées par les comptables, les régisseurs et autres agents-caissiers. Les matériels sont subtilisés par les chefs de matériels pour ravitailler les cliniques privées lucratives et pleines de fourberies. Il faut aussi mettre un système de détection et de répression des vols de matériels en contrôlant les sorties des agents et leurs complices comme avait instauré Dr Ngariera Rimadjita qui fut un DG sans complaisance et imbu de probité morale extraordinaire. Il faut faire l’audit matériel des cliniques privées qui doivent rendre compte sur la provenance de leurs matériels souvent subtilisés dans les hôpitaux publics. Il faut interdire toutes les évacuations à l’étranger de toutes nos autorités et leurs familles qui doivent apprendre à se soigner dans leur pays comme tous les autres pauvres concitoyens. Ce sont ces autorités insouciantes qui ont les soins faciles à l’étranger qui détruisent la qualité des soins et des interventions en amenant ailleurs les ressources pour leur confort. Une autorité qui n’a pas confiance à des hôpitaux qu’elle dirige est une autorité irresponsable. Une vraie autorité doit vivre les conditions difficiles de ses administrés et non se soigner ailleurs au frais de ces contribuables oubliés et légués aux affres des maladies durables ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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