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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La ville de New Delhi fait annuellement face au phénomène de pollution dont les conséquences se font sentir au sein des populations en termes de santé publique. C’est l’AFP qui rapporte l’information publiée hier vendredi 08 novembre sur le site de la RTBF. La période de pollution est mal vécue par les habitants de New Delhi, notamment les femmes enceintes. Selon le reporter de l’AFP, Rachel Gokavi passe la plupart de ses journées enfermée à son domicile pour protéger l’enfant qu’elle porte de l’air toxique de la capitale indienne, particulièrement nocif pour les fœtus et les nourrissons. La future mère de 26 ans se confie à l’AFP pour exprimer ses inquiétudes. «Je garde toujours la porte du balcon fermée et ne sors plus trop. Je crains que le bébé ait des problèmes respiratoires après sa naissance ». Dans cette mégalopole de vingt millions d’habitants, elle et d’autres femmes enceintes ont profité d’une récente rencontre prénatale pour partager leurs inquiétudes et leur colère légitime face à la pollution atmosphérique notoire du nord de l’Inde. Des conseils leur sont prodigués par l’animatrice impuissante comme beaucoup d’Indiens face à cette menace pour la santé humaine. «Ne sortez pas vous promener le matin. Essayez d’y aller l’après-midi quand le soleil est haut », se contente-t-elle de leur dire. Même les médecins sont dépassés par la dramatique pollution hivernale qui s’installe durablement. Ils ne peuvent recommander aux femmes enceintes qu’une chose, celle de porter des masques de protection et d’utiliser d’onéreux purificateurs d’air à la maison-pour les fortunées d’entre elles. Plusieurs facteurs expliquent la présence de la pollution au nord de l’Inde rendant l’air irrespirable. Ce sont de facteurs naturels comme le froid, les vents, les feux et humains tels que les brûlis agricoles, les émissions industrielles et automobiles, les feux pour se réchauffer, etc.

Or, des recherches scientifiques ont montré que la pollution de l’air peut affecter les enfants avant même qu’ils ne soient nés. Une étude réalisée à Pékin en Chine, confrontée également au problème de l’air toxique, des niveaux de pollution élevés font augmenter les risques de fausses couches dites «silencieuses », en d’autres termes sans symptômes, pendant le premier trimestre de gestation. Selon une autre étude qui remonte à 2017, les microparticules présentes dans le «smog» peuvent pénétrer le placenta et perturber le développement du bébé à naître. Cela se vérifie à la naissance de bébés qui naissent très minuscules, pesant parfois à peine un kilo, c’est le cas de ceux de l’hôpital Sitaram Bhartia à New Delhi. Ces bébés minuscules respirent de l’oxygène via des tubes alors que les machines suivent leurs signes vitaux. Une obstétricienne nommée Rinku Sengupta constate que les taux de bébés en sous-poids à la naissance ainsi que de naissances prématurées sont en hausse avec les niveaux élevés de pollution. «Nous, nous sommes très inquiètes car nous savons que les éléments polluants peuvent non seulement affecter les poumons des mères mais peuvent même atteindre le placenta et affecter la fonction placentaire », s’inquiète-t-elle. «La relation directe de cause à effet est difficile à prouver. Mai il y a assez d’éléments maintenant pour dire qu’il y a un lien direct et nous devons s’asseoir et réfléchir à ce que nous pouvons faire face à cela », conseille-t-elle, s’alarmant d’une «situation d’urgence ». Les enfants sont susceptibles de respirer davantage que les adultes compte tenu de la petite taille de leur poumon. La pollution peut leur provoquer de sérieux problèmes respiratoires et même affecter leur développement cognitif. Dans son rapport publié en juin dernier, une ONG indienne estime que la pollution atmosphérique causait la mort de 100 000 enfants de moins de 5 ans chaque année dans le pays abritant 1,3 milliards d’âmes. 

Mosusa S. Yowanga

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