Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Lancée fin septembre par les démocrates, la procédure de destitution de Donald Trump a franchi une étape supplémentaire hier lundi  avec la publication de la transcription d’auditions à huis clos de hauts fonctionnaires  américains. Pendant ce temps, le locataire de la Maison-Blanche s’emploie à ralentir voire discréditer la procédure, selon l’information publiée ce mardi 5 novembre par la RTBF en collaboration avec l’AFP. Donald Trump n’a sans cesse  dénoncé, selon ses propres termes, une mascarade voire une tentative de coup d’Etat. La Maison-Blanche refuse de coopérer avec les investigations entreprises par l’opposition démocrate. Résultat : quatre hauts responsables de l’administration Trump, ont choisi d’ignorer leurs convocations pour témoigner lundi devant la Commission d’enquête. Les démocrates assimilent ces absences à une tentative d’entraver la bonne marche du Congrès et comptent saisir cette opportunité pour étayer le dossier de mise en accusation contre le président. Pour se faire, ils ont également opté pour la publication des premiers témoignages recueillis à huis clos depuis l’ouverture, le 24 septembre, d’une procédure complexe de destitution contre Donald Trump. Il s’agit de la retranscription d’auditions de l’ex-ambassadrice à Kiev, Marie Yovanovich, et de Michael McKinley, conseiller du secrétaire d’Etat démissionnaire Mike Pompeo. «Avec chacune des auditions, nous apprenons plus sur les tentatives du président de manipuler les leviers du pouvoir dans son propre intérêt », ont dénoncé les trois chefs démocrates des commissions de la Chambre des représentants menant l’enquête.Les propos de deux témoins « démontrent également la perversion de la politique étrangère américaine par un canal clandestin de communication parallèle qui cherchait à promouvoir les intérêts personnel et politique du président, ainsi que les graves inquiétudes que ceci à provoqué à travers nos institutions », ont-ils affirmé.

Alors qu’elle avait déjà été rappelée à Washington, Donald Trump ne s’est pas empêché de la critiquer lors d’un échange téléphonique avec son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky en juillet, en prédisant  qu’« il va lui arriver des choses », parlant de la diplomate américaine. Le fameux compte-rendu de cet échange téléphonique a été publié par la Maison-Blanche. Madame Yovanovitch s’était sentie menacée en lisant la phrase prononcée contre elle pendant la conversation des présidents américain et ukrainien. Il est reproché au milliardaire républicain d’avoir demandé à monsieur Zelensky d’enquêter sur un de ses rivaux potentiels démocrate, Joe Biden. Les démocrates semblent convaincus de tenir avec cette demande, la preuve d’«un abus de pouvoir ». C’est pour cette unique raison qu’ils ont décidé de s’engager sur la voie périlleuse d’une enquête d’impeachment, à la Chambre des représentants, où ils détiennent la majorité. Le vote positif du 31 octobre est venu donner un coup d’accélérateur à la procédure. Les auditions seront désormais publiques et vont démarrer « bientôt », selon le chef de la Commission du Renseignement, Adam Schiff. D’autres témoignages recueillis à huis clos vont être rendus publics par les démocrates. Seront ainsi publiés dès mardi les témoignages de Kurt Volker, ex-envoyé spécial des Etats-Unis pour l’Ukraine, et de l’ambassadeur américain auprès de l’Union européenne, Gordon Sondland. Si au terme, de la nouvelle phase publique, la mise en accusation est votée par la Chambre, Donald Trump serait alors soumis à un procès au Sénat, où il détient une confortable majorité qui lui reste solidement fidèle rendant improbable sa destitution. Donald Trump a encore martelé hier lundi que sa conversation avec le président ukrainien était irréprochable. «Il n’y a aucune raison d’appeler des témoins pour analyser mes mots et leur sens », a-t-il tweeté.  Le président américain recommande que le lanceur d’alerte, à l’origine de cette procédure, soit convoqué pour témoigner au Congrès et que son identité soit divulguée. Celui-ci se dit prêt à répondre à des questions écrites des élus républicains, a rassuré son avocat. Malgré les règles protégeant les lanceurs d’alerte, des médias conservateurs font circuler un nom depuis quelques jours, lequel nom est repris et mis à la place publique via la messagerie des réseaux sociaux par les élus républicains.

Moussa S. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article