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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans un rapport publié lundi, dont la Tribune de Genève a pris connaissance,  il est établi que la protection sociale coûtera plus de 500 milliards de dollars, environs 497 milliards de francs suisse annuellement d’ici 2030. C’est l’une des principales conditions, selon l’Organisation internationale du travail, de parvenir à une couverture pour tous. Sur un échantillon de 134 pays enquêtés, seuls 8,5% des enfants et 15, 3% des personnes âgées dans les pays à bas revenu sont protégés. En revanche, dans les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, ce taux atteint 35% des enfants et 90% des personnes âgées. «Nous sommes fermement convaincus » qu’une couverture pour tous peut être atteint, affirme une responsable de l’organisation. En 2019, on a estimé le coût à un peu plus de 790 milliards de dollars pour les pays du rapport.

La protection sociale joue un rôle inestimable dans les efforts pour atteindre les Objectif de développement durable (ODD) sur la pauvreté, l’égalité hommes-femmes, le travail décent ou encore la croissance économique. Quelque 28 pays à bas revenu nécessitent surtout une assistance, d’après le contenu du rapport. Il leur faut attribuer 5,6% de leur Produit intérieur brut (PIB), ou près de 28 milliards de dollars par an, pour combler leur déficit de financement. S’agissant des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure, la part à moins de 2% du PIB, ou plus de 135 milliards de dollars par an. Pourtant, elle s’établit pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure à moins de 1,5 du PIB, moins de 370 milliards de dollars par an. Selon le même rapport, plusieurs possibilités peuvent contribuer à atteindre le financement requis. Parmi elles se trouvent l’extension de la fiscalité ou de la couverture et des cotisations de sécurité sociale, la hausse de l’assistance aux pays à bas revenu et l’élimination des flux de financements illégaux. La couverture de travailleurs de l’économie informelle dans un certain nombre de pays pourraient susciter « des recettes supplémentaires» jusqu’à 1,2% de leur PIB, dit un responsable de l’organisation.

Moussa S. Yowanga

 

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