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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pendant que toute l’Afrique se réjouit et célèbre la victoire des Springboks en coupe du monde de Rugby, les terroristes ont choisi délibérément de frapper au cœur du continent comme pour faire passer plusieurs messages. Ils veulent certainement venger leur leader tué par les Américains ; ils veulent maintenir la pression sur les pays cibles ; ils refusent d’admettre leur défaite. La vigilance doit être de mise dans les pays où sévissent les organisations terroristes comme le Boko Haram ou les Chebabs. Les Etats doivent redoubler d’efforts et de vigilance afin de contrecarrer les desseins machiavéliques des organisations terroristes et mafieuses qui pullulent en Afrique.

Au Mali, les terroristes ont frappé un grand coup comme pour venger l’élimination du leader de l’EI Abou Bakr Al-Baghdadi par les Américains, selon une information rapportée le 02 novembre par Belga et publiée sur le site de la RTBF : «Une attaque terroriste » contre un camp militaire vendredi à Indelimane, au Mali, a fait 54 morts dont 53 soldats, a annoncé le ministre de la Communication Yaya Sangaré. « A la suite de l’attaque de la position des Fama (les forces armées maliennes) à Indelimane, les renforts dépêchés ont retrouvé 54 corps dont un civil », soit 53 soldats tués, a annoncé le ministre de la Communication, Yaya Sangaré, vendredi soir sur Twitter. M. Sangaré a également fait état de « dix rescapés » et de « dégâts matériels importants » à Indelimane, dans la localité d’Ansongo, dans le secteur de Ménaka (nord-est). Avec l’attaque de vendredi, l’armée malienne subit une de ses plus lourdes pertes depuis plusieurs années. Quarante soldats avaient été tués dans deux assauts djihadistes le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre Mondoro, localités situées dans le sud du pays, près du Burkina Faso, selon un bilan d’un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué. L’attaque à Indelimane n’avait pas encore été revendiquée vendredi soir. Les circonstances de ce nouveau revers militaire n’ont également pas été précisées».

Au Niger, ce sont les combattants de l’organisation terroriste Boko Haram qui ont tués une douzaines de militaires nigériens et en ont blessés près d’une dizaine. L’information rapportée par l’agence Belga, remonte au 30 octobre dernier et peut être consulté sur le site de la RTB : « Douze soldats nigériens ont été tués et huit blessés lors de l'attaque de la base militaire de Blabrine, dans le sud-est du Niger, dans la nuit de mardi à mercredi, a annoncé mercredi soir le ministère nigérien de la Défense."La position militaire Blabrine, dans la région de Diffa, a été attaquée par des éléments armés non encore identifiés appartenant très probablement au groupe terroriste Boko Haram. Le bilan provisoire est le suivant (...) 12 militaires tués, 8 militaires blessés", selon le communiqué du ministère lu à la radio d’Etat.»

Le bilan du glissement de terrain est lourd, a en croire nos confrères de la RTBF en collaboration avec Belga, qui avancent le nombre de 33 personnes mortes au Cameroun : «Une trentaine de personnes ont été tuées mardi dans un glissement de terrain qui a emporté une dizaine de maisons à Bafoussam, dans l'ouest du Cameroun, ont annoncé le quotidien gouvernemental et la radio-télévision d'Etat. « Au moins 33 cadavres » ont été retirés de la boue, rapporte Cameroon Tribune sur sa page Facebook. La Cameroun Radio-Television (CRTV) parle, elle, d'une « trentaine de morts ». Ce bilan a été confirmé à l'AFP par un haut responsable administratif local».

La Somalie caracole en tête des pays où les actes criminels contre les journalistes restent impunis et en suspens, selon les résultats d’une étude publiée le mardi 29 octobre. C’est le journal de Montréal qui a divulgué l’information : « La Somalie arrive en tête du classement des pays où les crimes contre les journalistes sont le moins fréquemment résolus et poursuivis, selon une étude publiée mardi par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). C’est la cinquième fois d’affilée que ce pays d’Afrique de l’Est se place en première position de ce classement, qui tient compte des meurtres de journalistes non élucidés, mais aussi de la population. Il prend en compte une période de dix ans, qui va de 2009 à 2019 et n’inclut pas les morts violentes de journalistes lors d’un conflit armé ou lors de la couverture d’événements potentiellement dangereux, comme des manifestations violentes.Pour être considéré comme impuni, un meurtre ne peut pas avoir donné lieu à une condamnation, même d’une partie seulement des mis en cause, ou à la mort d’un suspect lors d’une tentative d’interpellation. Sur la décennie écoulée, la Somalie compte 25 homicides non élucidés de journalistes. C’est moins que le Mexique (30) ou les Philippines (41), mais davantage lorsque l’on rapporte ces chiffres à la population des pays concernés.Derrière la Somalie arrivent la Syrie (22) et l’Irak (22), mieux classés du fait de leur population moins importante que Mexique et Philippines. Au total des 13 pays qui figurent dans le classement, 318 journalistes ont été tués pour des raisons qui apparaissent liées à leur métier. Dans 86 % des cas, aucun des auteurs n’a été condamné. Moins impliquées historiquement, les organisations criminelles sont une menace émergente pour les journalistes, notamment au Mexique, pays qui a connu le plus de meurtres cette année, avec cinq, selon la base de données du CPJ ».

Au Nigeria, le journal canadien Le Devoir a rendu public le 29 septembre, une information selon laquelle plusieurs centaines des garçons fréquentant l’école coranique, ont été victimes de traitements cruels et condamnables infligés à eux par leurs professeurs : «Le Nigeria a découvert avec effroi vendredi l’existence d’une école coranique à Kaduna (nord), où plus de 300 garçons, dont des mineurs, étaient victimes de torture et de viol, avant d’être secourus par la police. Lors d’une descente menée jeudi soir dans une maison du quartier Rigasa, la police de Kaduna a découvert plus de 300 élèves et étudiants de « nationalités différentes » enfermés et enchaînés dans ce que les médias appellent désormais « la maison de l’horreur ». Les responsables de l’établissement les faisaient vivre dans « des conditions inhumaines et dégradantes sous couvert de leur apprendre le Coran et de les redresser » pédagogiquement, a expliqué à l’AFP le porte-parole de la police de l’État de Kaduna, Yakubu Sabo. Le propriétaire de l’établissement et ses six assistants ont été arrêtés, a-t-il précisé. « Nous avons trouvé une centaine d’élèves, dont des enfants de neuf ans à peine, enchaînés dans une petite pièce, dans le but de les corriger et de les responsabiliser », a déclaré M. Sabo. « Les victimes ont été maltraitées. Certaines d’entre elles ont déclaré avoir été violées par leurs professeurs », a-t-il ajouté. La police a également trouvé une « chambre de torture », où des élèves étaient suspendus à des chaînes et battus lorsque les enseignants estimaient qu’ils avaient commis une faute. Le raid policier a été lancé à la suite de plaintes répétées de voisins qui se doutaient que quelque chose d’anormal se passait à l’intérieur de l’école. L’école, ouverte il y a une dizaine d’années, hébergeait des élèves amenés par leur famille pour leur apprendre le Coran, mais surtout pour remettre dans le droit chemin des petits délinquants, ou consommateurs de drogues. Le nord du Nigeria, majoritairement musulman, accueille un grand nombre de « maisons de correction » plus ou moins formelles dispensant un enseignement religieux strict, en l’absence de structures publiques à même de prendre en charge les jeunes livrés à eux-mêmes ».

Moussa T. Yowanga

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