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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Après plusieurs semaines de contestation, les acteurs politiques sont parvenus vendredi à un accord historique au Parlement consistant à l’organisation d’un référendum en avril 2020 devant permettre aux chiliens de se prononcer en faveur d’une nouvelle Constitution en remplacement de celle héritée il y a une trentaine d’années de l’époque du régime d’Augusto Pinochet. Selon, l’AFP qui rapporte l’information ce vendredi  15 novembre sur le site de la RTBF, cet accord  pourrait apaiser la crise sociale qui donne de la sueur froide aux autorités de Santiago. Le président du Sénat Jaime Quintana, et membre du Parti pour la démocratie s’est réjoui de cet accord lors d’une conférence de presse matinale en présence d’autres leaders de partis politiques. « C’est une réponse de la politique au sens le plus noble du terme, la politique qui pense au Chili, qui prend son destin en main et qui assume ses responsabilités », a-t-il affirmé. Intitulé « Accord pour la paix et la nouvelle Constitution », les parties prenantes composées de la coalition gouvernementale de droite au pouvoir et les principaux partis de l’opposition sont tombés d’accord après plusieurs heures de discussion au Parlement.

Le projet référendaire pour la nouvelle constitution comportera deux questions : l’une concerne la révision ou non de la Constitution et l’autre, le cas échéant, se penchera sur la méthode pour la rédiger, d’après monsieur Quintana. La seconde question fait référence au choix de l’organe qui rédigera la future Constitution, soit un organe mixte, idée appuyée par la coalition gouvernementale ; soit une assemblée constituante intégralement composée de membres élus à cette fin-idée soutenue par les partis de l’opposition. Si le projet de révision est accepté par voie référendaire, l’élection des membres de l’une ou l’autre de ces instances préconisées aura lieu en octobre 2020. Ce sera une élection au suffrage universel cumulativement avec les élections municipales et régionales. La ratification de la nouvelle Constitution devrait être approuvée au suffrage universel, avec vote obligatoire à cet effet. Aucun bloc n’a pu obtenir une majorité des deux tiers nécessaire pour déclencher le processus de révision constitutionnelle lors des négociations des deux parties. «Nous sommes heureux d’avoir pu conclure un accord qui marque une victoire contre la violence », a commenté la présidente de l’Union Démocratique indépendante (UDI), Jacqueline Van Rysselberghe. La présidente de Revoluciön Democratica, gauche radicale s’est également réjouie de cet accord historique : «Les gens ont été capables de faire bouger les barrières de la politiques ». Et ajoute pour conclure son propos : «Oui, nous pouvoir rêver d’une Assemblée constituante ». «Cet accord constitue un premier pas, mais c’est un premier pas historique et fondamental pour commencer à construire notre nouveau pacte social dans lequel la citoyenneté va tenir un rôle prépondérant », a renchéri le ministre de l’intérieur, Gonalo Blumel.

La Constitution actuelle en vigueur est un héritage de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1999), malgré le retour à la démocratie il y a trente ans aujourd’hui. La révision constitutionnelle figure en bonne place sur la liste des revendications des manifestants qui ont investi la rue depuis le 18 octobre. Le président Pinera a fini par changer de discours, en acceptant samedi le principe de la modification constitution pourtant il a choisi de déployer l’armée dans les rues pour la première fois depuis la fin de la dictature. La contestation s’est déclenché suite à l’augmentation du ticket de métro à Santiago et s’est transformée en une explosion de colère sans précédent en Chili longtemps considéré comme un îlot de paix. Le sénateur progressiste s’est empressé de dire « La Constitution de la dictature meurt et une démocratie naît ». Quant à la journaliste Lucia Lopez, elle a renchéri en publiant dans Tweet : «Ce qui a débuté par une fraude dans le métro se termine avec pour première fois une participation citoyenne ».La Constitution en vigueur a été approuvée le 11 septembre 1980 lors d’un scrutin très controversé sous le régime militaire. Cette loi fondamentale a été taillée sur mesure pour permettre aux secteurs conservateurs de la société chilienne de se maintenir au pouvoir, y compris même après la dictature. Pourtant, la présidente socialiste Michelle Bachelet avait proposé à la fin de son second mandat (2014-2018) une révision constitutionnelle mais son successeur l’avait catégoriquement rejetée.

Moussa S. Yowanga

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