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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’Afrique comme le reste du monde est confronté au réchauffement climatique qui impacte significativement l’activité agricole de l’homme. Aujourd’hui, la seule problématique qui se pose à l’ensemble des pays africains, c’est comment faire pour produire suffisamment pour nourrir les populations africaines vivant dans un contient qui se réchauffe tout en préservant l’environnement. Pour y répondre, les ministres de l’Agriculture du continent africain, sont actuellement réunis au Maroc, selon la RTBF citant l’AFP.  Les experts donnent la sonnette d’alarme face à l’urgence. Ils estiment que l’Afrique risque de connaître d’ici à 2050 une baisse de 20% de ses rendements agricoles avec la dégradation des sols et la désertification provoquées par les inondations et les sécheresses. Dans le même temps, sa population pourrait passer du simple au double. Le continent est victime de chocs climatiques répétés, considère Seyni Nafo, ambassadeur des pays africains auprès des conférences internationales sur le climat, les COP. Les exemples ne manquent pas pour illustrer cette situation alarmante : depuis la semaine, une partie du territoire centrafricain est noyée sous les inondations. Pendant ce temps, en Afrique australe, la sécheresse fait planer la menace de famine sur 45 millions de personnes, a prévenu vendredi la FAO, agence onusienne chargée de l’agriculture et de l’alimentation. «Six des dix pays les plus vulnérables au climat sont situés en Afrique, qui possède par ailleurs deux tiers des terres arables disponibles dans le monde », souligne Seyni Nafo, par ailleurs, secrétaire général de la fondation AAA (Adaptation of African Agriculture to climate change) organisatrice de la réunion, à l’université de Benguérir au Maroc. L’augmentation de la production agricole et alimentaire devient une priorité absolue dan la mesure où les disettes provoquent déplacements de population, violences, et bouleversements politiques. Au Soudan, les premières manifestations début 2019 sont parties d’un triplement du prix du pain, et d’une «pénurie de farine », note Seyni Nafo.

En Afrique subsaharienne, les premiers exodes massifs de Touaregs du nord du Mali ont débuté après de grandes sécheresses et une dégradation des ressources naturelles dans les années 1970, se souvient-il. Toutefois, aucune solution durable ne pourra être trouvée au Sahel, frappé par une montée des conflits intercommunautaires (sédimentaires contre nomades notamment), en plus d’une flambée de violences djihadistes, si on ne traite pas la question de fonds de la production agricole, relève un expert de l’Agence française du développement (AFP), interrogé par l’AFP. «Il faut rendre l’agriculture et l’élevage plus résilients face au climat, sinon on va au devant de grandes catastrophes. L’option militaire ne peut pas être une solution unique », ajoute  monsieur Nafo. D’après ce dernier, « l’intégrisme  religieux » et le Djihadisme ont leur « propre dynamique », mais la pressions sur les ressources comme au lac Tchad par exemple, qui a « beaucoup rétréci en 40 ans », constitue un « terreau fertile » pour la violence et pour les migrations de population. La préoccupation africaine pour développer son agriculture se fonde aussi sur le fait que le continent émet beaucoup moins de gaz à effet de serre que les autres (à peine 4% du total). La prochaine COP25 qui se tiendra à Madrid du 2 au 13 décembre, auxquels participeront aux bailleurs de fonds internationaux, scientifiques et ONG portera sur la gestion des sols, ou comment retenir le carbone tout en améliorant la fertilité des sols dégradés; la gestion des ressources en eau, en particulier comment généraliser une irrigation goutte-à-goutte pour économiser l’eau tout en améliorant les rendements, y compris sur de toutes petites exploitations familiales, les plus vulnérables au changement climatique;  la  gestion des risques climatiques via des systèmes d’alerte précoce recourant au numérique, aussi bien pour la production, via les données météo, que pour la gestion des récoltes et leur commercialisation ; l’accès au financement des agriculteurs, via notamment la « bancarisation mobile », et des Etats via la finance verte et l’émission possible d’obligations vertes pour financer des investissements durables. Des pays comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc et la Zambie ont déjà élaboré des plans d’investissements prioritaires, estimé entre 300 et 400 millions de dollars chacun.

Moussa T. Yowanga

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