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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Malgré l’arsenal juridique que dispose le pays en matière de protection des droits de l’enfant, on constate que les filles continuent d’être envoyées en mariage avant l’âge de 18 ans, selon le dernier rapport de World Vision.

Eclairages, votre journal tchadien est allé à la rencontre des concitoyens.

Aux termes de la charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, on entend par enfant « tout être humain âgé de moins de 18 ans ». Bien quelques progrès significatifs aient été réalisés par les Etats africains en matière de protection de l’enfant, la question du mariage des enfants demeure toujours leur talon d’Achille, notamment dans certaines régions telles que la Tandjilé,le Mandoul et le Ouaddai où cette pratique continue son bonhomme de chemin. Selon le rapport de World Vision,67 % des enfants partent en mariage avant l’âge de 18 ans et 30 % avant 15 ans. Nonobstant, ces chiffres alarmants, certains citoyens tchadiens ne cachent pas leurs indifférences. Pour certains, cette pratique occasionne des grossesses aux conséquences compliquées. C’est le cas de Mbailassem Elysée que nous avons interrogé : «nous constatons que le mariage des enfants a des conséquences qui découlent souvent des grossesses avec de complications, un foyer non heureux suite à des maladies comme la fistule obstétricale. Parfois, des filles sont données en mariage sans leur avis. Il arrive que certains parents donnent leurs filles en mariage par ignorance et sans mesurer les conséquences, croyant qu’elles sont majeures du point de vue physique. D’autres ne pensent qu’aux biens matériels ».

Pour Maifrigui Isabelle « le mariage entre les jeunes de moins de 18 ans est causé par les filles elles-mêmes. Puisque, de nos jours, les petites filles sont pressées de se marier avant 18 ans. Une fois chez un mari, c’est les problèmes. Elles ne sont pas en mesure de gérer leur foyer. Elles sont manquées du respect par les autres ». Mais, certaines personnes pensent que le mariage des enfants a quelques fois des causes extérieures. « Dans certains contrées, on est obligé de donner en mariage des filles de moins de 18 ans et lorsque cette fille arrive au foyer, il y a un manque de maturité. Elle n’arrive pas à se contenir dans le foyer et cela crée des situations. Le manque de maturité ne permet pas à la fille de bien diriger son foyer. Quand on remonte vers le Mayo-Kebbi et le Nord, le mariage des enfants est considéré comme une pratique normale. Mais dans le Mandoul, je ne pense pas», a confié Natoiallah. Pour mettre fin à cette pratique, les autorités doivent s’impliquer davantage dans la lutte contre le mariage des enfants à travers l’appareil judiciaire. Mais il n’est pas exagéré de dire que cette pratique est ancrée dans certaines communautés qui continuent de croire dur comme fer que laisser une fille atteindre 18 ans avant de se marier est synonyme de l’exposer, voire l’encourager au vagabondage sexuel. A vrai dire, le gouvernement tchadien prend souvent des mesures contre les pratiques néfastes, mais c’est juste pour une conformité aux normes internationales et pour plaire aux partenaires au développement. Car dans l’applicabilité de ces mesures, disons-le clairement, il s’en moque pas mal, car, dans les villages, les filles continuent d’être envoyées en mariage à moins de 15 ans.

Mbilbong kaissala Valérie, Eclairages.

Téléphone : +235) 62 05 37 43

Siège : Immeuble Marcel, quartier Moursal, N'Djaména –Tchad

 

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