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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est un constat de l’Agence France Presse ,publié par la RTBF depuis mardi 15 octobre 2019 où on apprend encore que Souleiman Yakoub se souvient comme si c'était hier de ce jour où il a été pendu et laissé pour mort en 2004 par des miliciens arabes ayant attaqué son village soudanais du Darfour et mis le feu aux maisons. « Les villageois ont été exécutés devant mes yeux », raconte M. Yakoub, 59 ans, habitant de Shattaya, village du Darfour attaqué par la milice des Janjawids en février 2004, au plus fort du conflit dans cette région de l'ouest du Soudan ravagée par la guerre.« J'ai été menotté et pendu à un arbre, mais j'ai survécu », ajoute-t-il, montrant la cicatrice toujours visible sur son cou. « On ne se sent toujours pas en sécurité ».

Selon les villageois décrit le reporter de l’AFP pour la RTBF, 1.800 personnes ont été tuées lorsque des hommes armés ont attaqué Shattaya, montés sur des chevaux, des chameaux et des motos, et armés de fusils et de lances-roquettes.Les violences au Darfour ont éclaté en 2003 quand des minorités ethniques, s'estimant marginalisés, se sont révoltées et ont pris les armes contre le gouvernement central soudanais aux mains des arabes et dirigé par le président déchu Omar el-Béchir.Pour réprimer cette rébellion, Khartoum a formé une milice armée, les Janjawids, recrutant parmi des nomades en majorité arabes. Ces miliciens ont été accusés de mener une politique de la terre brûlée, pillant, incendiant, et violant dans les villages suspectés de soutenir les rebelles.Environ 300.000 personnes sont mortes dans ce conflit qui a également fait 2,5 millions de déplacées, selon l'ONU.En 2007, des milliers de Casques bleus ont été déployés au Darfour dans le cadre d'une mission conjointe ONU-Union africaine, mais leur nombre a diminué depuis mi-2018, à la faveur d'une baisse des violences.Comme Yakoub, beaucoup de villageois ont profité de l'apaisement pour revenir à Shattaya, après des années passées dans des camps de déplacés insalubres.La Cour pénal internationale (CPI) a condamné en 2009 et 2010 Omar el-Béchir pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide pour les violations commises au Darfour, qui incluent les atrocités commises à Shattaya.Après avoir régné d'une main de fer pendant trois décennies, M. Béchir a été destitué en avril dernier par l'armée, au terme de près de six mois de manifestations populaires. Il est actuellement jugé à Khartoum, mais uniquement sur des accusations de corruption.

La Rédaction

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