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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pourquoi Don Ebert, jeune politologue et membre du parti politique les Transformateurs eut décidé de s’attaquer aux «Editions Toumaï » de son pays dans son analyse littéraire titrée : « Pourquoi les Editions Toumaï manquent de rigueur et de professionnalisme… » ? Que vise-t-il au juste ? La maison des Editions Toumaï serait-elle la seule à être la cible de Don Ebert qui  est allé porter un jugement en estimant qu’elle n’a pas de ligne éditoriale bien définie ? Une opinion personnelle très critique, tant dans un sens positif et négatif à la fois. Lui, Don Ebert se met finalement dans la peau d’un observateur et lecteur intolérant et très exigeant, voulant nécessairement rehausser le niveau professionnel tant dans la forme que dans le fond de l’ensemble des Editions littéraires du Tchad. Il eut estimé  que : « En tant que Critique littéraire, mais surtout en tant que lecteur versé dans la littérature tchadienne et étrangère, je rêve d'ouvrir un jour un livre publié par les Editions Toumaï et d'y lire à la première ligne de la première page ceci : « Cher lecteur, vous avez fait un mauvais choix en achetant ce livre, ne vous fatiguez pas en essayant de l'apprécier, il ne vaut rien, absolument rien. D'ailleurs je me demande comment mon éditeur a pu s'intéresser à mon manuscrit, il devait être passablement éméché. Surtout n'en faites pas la publicité et ne croyez pas quiconque aurait la désobligeance de le recommander sur un réseau dit social.» Un truc comme cela me fera vraiment plaisir ! Parce que c’est finalement rarissime d’avoir de bons livres (dans la forme comme dans le fond) chez cet éditeur. Coûts souvent exorbitants, contrats presque toujours à compte d'auteur, impression sur place, etc., tout ça pour très peu de littéralité ? La maison d’édition Toumaï n’a pas une « ligne éditoriale bien définie » : C’est pourtant le style qui définit le genre littéraire. Avoir son style d’édition, comme avoir son style d’écriture, c’est connaître sa marque de fabrique, son ADN, son caractère et sa personnalité. « Avoir un style, c’est parler au milieu de la langue commune un dialecte particulier, (…) et cependant que cela soit à la fois le langage de tous et le langage d’un seul », le précisait Remy de Gourmont dans « Du style ou de l’écriture », in la Culture des idées que je conseille vivement de lire ».

Si beaucoup de ces lecteurs eurent apprécié son intervention publiée depuis hier dimanche 20 octobre 2019 sur le net. En revanche d'autres se sont posés de nombreuses questions sur les raisons qui l’ont poussé  à émettre des critiques sur  les Editions Toumaï. Comme s’il répondait à ceux-là qui se demandaient déjà : quand et comment il est devenu Critique littéraire et de plus pourquoi eut-il décidé de balayer d’un revers de main  l’image de cette maison des Editions Toumaï, qui pour eux produit également un travail de qualité ? Don Ebert considère que : « Une maison d’édition, ce n’est pas un « fourre-tout », on n’y publie pas tout, n’importe quoi et n’importe quand. Une maison d’édition ne sait pas tout, elle ne peut pas tout et n’a pas réponse à tout. Romans, essais, recueils de poèmes, récits, livres religieux, pièces théâtrales, livres pédagogiques, livres d’histoire, recueil de nouvelles, témoignages, recueil de citations…, tout ça dans une seule maison d’édition ? Non, il faudrait revoir cela ! Je donne deux exemples de mauvaise connotation donnée à l’expression « genre littéraire » par Les Editions Toumaï, pour ne pas qu’on me taxe de polémiste irréfléchi : Le livre intitulé « Le Mouvement Patriotique du Salut à l’heure de la succession » écrit par le Fondateur même de cette maison ne peut pas être considéré comme un roman, non ; et même le titre met en exergue cette incohérence, cela aurait simplement dû être un essai. Deuxième exemple : « Les Larmes du Soleil de N’Djaména ». Un titre comme celui-là aurait dû être modifié voire changé car il n’a aucun sens et n’a pas du tout de valeur romanesque. « Les Larmes du Soleil de N’Djaména » ? L’objectivité demande de moi que je sois un honnête littéraire : c’est un titre dormitif ! La maison d’édition Toumaï n’a pas un «comité de lecture permanent et digne de ce nom » : sinon comment expliquer que certains livres qui sortent de sa boite soient truffés de fautes, d’erreurs, de maladresses et d’incohérences souvent inouïes? Un comité de lecture dans une maison d’édition est là pour répondre à une question fondamentale : est-ce qu’un écrivain est forcément bon en orthographe et/ou en grammaire ? Sachant d’emblée que la réponse est non, il doit être là pour combler des vides : réécriture si possible, reformulation du titre si possible, etc. Je suis de ceux qui pensent qu’un bon livre ne s’écrit pas tout seul, il faut des lecteurs de référence au sein d’une maison d’édition qui donnent envie d’aller le plus loin possible, qui savent parfois dire non, qui donnent des réponses techniques, loin des «notre comité a (…) été ému de vous lire et a donné son aval pour que votre manuscrit soit édité », etc. J’ai refusé de signer deux contrats de cette maison à cause de sa rapidité « incroyable » dans le travail de relecture ».

Il ne s’arrête pas que là. Il entame son troisième paragrahe en disant : « Deux tapuscrits lus en moins de deux semaines et on me soumet directement des contrats à signer sans me donner un avis ne serait-ce qu’objectif. Moi, je suis bizarre, je suis rigoureux, presque maniaque, et cette facilité m’a effrayé à telle enseigne que je n’ai pas voulu poursuivre le chemin. La maison d’édition Toumaï ne conçoit pas des fiches de lecture, elle répond « presque » automatiquement par des contrats (ce qui est grotesque et farfelu) : une maison d’édition, ça sert à répondre à toutes ces questions pourtant si apparemment innocentes : Écrire… Oui, mais pourquoi ? Pour qui ? Une seule réponse me semble évidente : «on écrit pour soi et pour ses quelques amis ». C'est pour moi que j'écris, fondamentalement, parce que j'en ai besoin. Tant mieux si par chance mes textes trouvent un éditeur. Tant mieux s'ils sont lus. Tant mieux s'ils sont aimés. Et si un jour on me décerne le prix Nobel (on peut toujours rêver…), je ne le refuserai pas, et je me dirai une fois de plus : « tant mieux ». Mais avant tout, avant la recherche d'éditeur, avant les rêves de reconnaissance, il y a le besoin d'écrire. Je crois que même sans être publié et donc, forcément, sans être lu, j'écrirais encore. D'ailleurs, aujourd'hui, tout le monde peut être lu, plus besoin d'éditeur pour cela, il y a Internet… Mais ce qui est premier, ce qui est fondamental, c'est la soif d'écrire, le besoin d'écrire, presque aussi vital que la soif d'eau claire ou le besoin de pain. Dans mon cas (je ne suis pas un écrivain saint), par exemple, cela a toujours été ainsi. Inventer des histoires, oui, sans doute. Créer des mondes. Raconter. Dans la poéticalité. Mais avant tout, ou plutôt surtout, le plaisir de jouer avec les mots. Les marier entre eux, les heurter, les apparier, les faire danser sur la page ou sur l'écran, les écouter chanter dans ma voix qui les lit à mi-voix, ou dans ma tête où ils résonnent. Quand on a fait ça, je crois que c’est normalement une fiche de lecture venant d’un comité sérieux qui doit orienter, essayer d’élaguer, de réorienter, de choisir un titre accrochant, de retravailler telle ou telle partie du tapuscrit ou manuscrit, de dire que tel ou tel écrit n’est simplement pas publiable, etc. La+ maison d’édition Toumaï ne donne pas la version PDF des livres publiés à ses auteurs : ça c’est très choquant, parce que nulle part, dans tous les contrats de cette maison d’édition, il n’est fait mention de ne jamais donner à l’auteur la version PDF de son livre (je mets toute personne au défi de me prouver le contraire). C’est pour éviter que les auteurs n’aillent imprimer ailleurs ? Pour avoir un contrôle absolu sur le livre publié ? Est-ce une arnaque qui ne dit pas son nom ? Si c’est cela, on comprend donc mal le mot de « contrat ». Un contrat d’édition est fait pour fixer des limites, pour accorder des droits et devoirs aux parties signataires. Après un premier tirage de 50 ou 100 exemples, vendus ou non lors de la première dédicace (toujours organisée par la même maison), l’auteur ne contrôle plus son œuvre, donc elle ne peut être que dispersée ».

En vrai critique littéraire, Don Ebert, soutient ses arguments avec des exemples concrets et pour aboutir à une conclusion à la hauteur de son analyse : « Des exemples d’auteurs qui n’ont pas la version électronique de leurs livres publiés par les Editions Toumaï sont légion. Toumaï Esclavage éditorial ? On n’en saura pas trop jusqu’à preuve du contraire !La maison d’édition n’est pas très bonne en matière de couverture de livres (il faut le faire ailleurs si vous voulez que ça tienne) : parce qu’on a l’impression que le Fondateur travaille seul, dans sa petite entreprise, de la lecture à la correction, de la mise en page à l’impression, de la diffusion à la dédicace, il donne l’impression de tout faire et c’est dangereux pour la survie de sa boite. Allez dans cette maison et vous constaterez de vous-même qu’il y a à peine une secrétaire. Le Fondateur fait pratiquement tout. C’est un robot culturel, un génie littéraire. Si leurs couvertures sont souvent très attirantes, il faut souvent veiller à ce qu’il ne soit pas dommageable que le livre (en version papier) ne se désagrège pas aussi facilement et que les pages ne se détachent aussi vite (surtout par le bas). Je le note en connaissance de cause. Mais, je suis aussi de ceux (écrivains) qui avertissent souvent, surtout sur les réseaux sociaux : tout passe et nous dépasse. Et un livre vrai ne peut que nous aider à consentir au détachement de ses propres pages, à leur envol et à leur perte, dans le vent et dans l’oubli, pour découvrir un chemin ouvert, étroit, presque divin. Un petit conseil, toujours dans l'esprit d'objectivité et non d'attaque personnelle : M. Tao Barka est un technicien (ou ingénieur) qui a du mal à se retrouver et à s'imposer en littérature. Le danger ? C'est qu'il y a beaucoup de concurrence et beaucoup d'écrivains qui naissent au Tchad, donc si la maison d'édition Toumaï  (la sienne) ne change pas de stratégie à court terme, c'est-à-dire en investissant beaucoup dans le recrutement, dans les machines, dans l'innovation, elle risque de disparaître d'ici à 5 ans faute d'avoir des tapuscrits et manuscrits à éditer, faute de professionnalisme et de rigueur. Il n'y a rien de personnel, je souhaite juste que les choses changent dans ce domaine si sensible qu'est la  littérature... Je le souhaite vraiment à cœur ouvert ».

La Rédaction

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