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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Voici encore une observation  bien légitime faite par le Coordinateur National de la Lutte contre le Paludisme au Tchad Dr Djiddi Ali Sougoudi  dans son Coup de Badangaï 662 du jeudi 10 octobre 2019  et dont le titre fut posé sous forme d’une question : « Qu’est-ce qui a changé dans nos grands hôpitaux après le remplacement des directeurs? » Il part d’un fait concret en touchant du doigt cette réalité que les Tchadiens vivent au quotidien et dont personne n’ose en parler. En lisant beaucoup de ces Coups de Badangaï, on découvre à travers les réactions de ses lecteurs, la fatigue morale engendrée justement par ses multiples dysfonctionnements administratifs. Finalement on peut se permettre de dire que le Tchad, ce beau pays de Dr Djiddi Ali Sougoudi va mal ! Pour comprendre les raisons pour lesquelles ce pays de la sous-région Afrique centrale ne se porte pas bien, considérons tous les points soulevés par  beaucoup d’observateurs tchadiens pointant du doigt les défaillances de l’administration tchadienne. Par exemple lorsque Dr Djiddi Ali Sougoudi dans ce Coup de Badangaï 622 eut observé que : « Voilà bientôt plus d’un mois que la plupart des directeurs des hôpitaux ont été remplacés, comme à l’accoutumée avec une certaine célérité émotionnelle suite à la visite du Chef de l’Etat à l’HGRN où il constata de visu le grand bordel et la grande fuite de responsabilité dans ce grand hôpital devenu un mouroir aux couloirs lugubres et puant des « airs malsains ».Remplacer les directeurs des hôpitaux sans changer les attitudes et les méthodes de travail des nouveaux responsables dans ces hôpitaux-mouroirs relève de ce qui convient d’appeler « casser le thermomètre pour vouloir baisser la température du patient ».En effet, depuis la nuit du temps, changer les directeurs est la chose la mieux vécue mais sans réelle incidence sur la performance attendue. Lorsque les erreurs et les manquements dans les hôpitaux surgissent, les autorités sanitaires se disculpent en trouvant des boucs émissaires sinon des « fusibles » à griller pour se donner bonne conscience ».

Et cela ne s’arrête pas là, d'autant plus que Dr Djiddi Ali Sougoudi constate aussi : « quau delà de limoger des directeurs et de les remplacer par d’autres plus affamés ou davantage mordus d’ascension pour ces postes forts bien prisés, a-t-on vérifié la moralité des nouveaux décrétés? Qu’est-ce qui prouvent qu’ils feront mieux? Qu’est-ce qui ne prouvent pas qu’ils soient des pires administrateurs? A-t-on vérifié que certains d’entre eux auront le temps pour les hôpitaux publics, ceux-là habituellement présents seulement dans les cliniques privées mais jamais disponibles dans le public où ils émargent chaque fin de mois? Quelle sécurité pour les matériels des hôpitaux confiés à certains de ces directeurs qui ne visent que le lucratif pour eux? Au lieu de changer les personnes dans leurs postes, il faut changer les méthodes et les manières dans le travail en exigeant davantage de travail bien fait mais aussi d’une grande probité morale ».

Enfin il termine sa réaction en considérant que : « Les mêmes méthodes obsolètes ou irréfléchies ou aberrantes ne conduisent qu’aux mêmes résultats d’indicateurs au rouge tous les temps. Diriger un grand hôpital se mérite par le travail honnête et laborieux accompli au sein de l’édifice où sont compromises des vies humaines. Et lorsque des meurent des humaines faute des moyens, de matériels et de médicaments, il me parait complètement débile d’entretenir des fleurs dans la cours d’un hôpital ou de « fricoter » avec des fournisseurs véreux. Lorsque des enfants meurent sous vos yeux par manque de gants, de cathéters ou de seringues et que certains responsables du système sanitaires roulent en V8 ou en d’autres bolides onéreux, il y a véritablement une confusion collective nationale sur les priorités d’un pays mais aussi il s’agit d’une idiotie collective, quasi pathologie, une sorte de névrose à type de paranoïa et de folie de grandeur dans le vide ».

Voici quelques réactions des internautes tchadiens sur le même sujet abordé par Dr Djiddi Ali Sougoudi

Zakaria Soultan Gassim : « Vous êtes la voix de sans voix! »

Nelly Mbozo'o : « On t'a nommé Doc? C'est la triste réalité de l'Afrique cher frère et confrère ».

Mahamat Nour Abakar Khouds : « Un rappel à l ‘ordre est important mais un mois est il suffisant pour qu’il ait du changement ? »

Djiddi Ali Sougoudi : « Oui, mais je ne vois rien bouger et je m’en fais mienne la pression! Il faut que ces directeurs communiquent et fassent rassurer la population qui souffre dans leurs « mouroirs » d’hostos! »

Hassan Issaka Sogar : « Doc les hôpitaux ont besoin des médecins spécialisés en économie de la santé ou en gestion des services de santé. Tant qu'on ne confie pas aux personnes qu'il faut à la place qu'il faut nos hôpitaux seront des mouroirs ».

Djiddi Ali Sougoudi : « Cadet, les meilleurs spécialistes en gestion sont pires car tant que la moralisation n’est imposee et tant que les responsables ne sont pas à l’abri de leurs besoins élémentaires ils vont vite oublier leur mission première ».

Hassan Issaka Sogar : « Djiddi Ali Sougoudi,c'est dommage mais inchallah tout va changer avec nous les nouvelles génération pour ne pas dire génération android ».

Achta Aguidi : «  Exactement Dr vous avez bien vue c'est une question d'Ethique et de Déontologie »

Hassane Oumar : «  Malheureusement c'est une triste réalité aîné ! »

Mahamat Ali Abakar Abani : « Effectivement les choses doivent bouger... Les directeurs doivent inviter les presses et trouver des moyens de nous montrer qu'ils sont entrain de faire quelques choses de différents et mieux... »

Sarra Maki Adam :« Prenons au sérieux le Problème de la santé au Tchad les médecins souffrent d'un manque de moyens et les malades de manque de soins. Les soins aux médecins et la gestion aux techniciens. Pas de méli mélo. Je salue tout le corps médical pour chaque bataille engagée dans la lutte du travail bien fait malgré la précarité dans laquelle ils exercent leur fonction ».

Djiddi Ali Sougoudi : « Le personnel du Tchad est démotivé et a rendu les armes sans combat. C’est incroyable de voir un personnel soignant si étonnamment borné et sans volonté de faire progresser les choses. Un personnel statufié et figé, refusant toute évolution favorable. Il scrute le ciel, se déverse dans le faux et usage du faux pour survivre. L’Etat ne garantit rien comme entraide et encouragement à ce personnel clochardisé et mal organisé. L’Etat ne contrôle rien dans les performances et dans le respect des normes! Ceux qui sont sensés améliorer le système de santé sont ceux qui se soignent hors du pays et alors comment croire ces gens méfiants de leur système santé qui puissent améliorer ce système fui ou honni par ses propres acteurs qui font accoucher épouses et filles hors du pays? Les ressources sont dilapidés dans des villégiatures sanitaires de nos autorités qui n'auront que des mouroirs et non des hôpitaux car elles ne récoltent que ce qu’elles sèment ».

Sarra Maki Adam : « Du courage j'ai confiance encore dans nos capacités à surmonter les difficultés ».

Abadouzou Here Rozi : « Dr Djiddi vraiment vous avez raison en dernier temps nous avons des problèmes sanitaires dans pays les gens ils n’ont pas constaté que la santé avant tout mais vous avez fais un remarque intéressant merci pour cette intervention ».

Issa Goukouni Tagamaimi : « Merci Dr Djidi de la réalité que vous avez soulevé, il faut changer les méthodes et le travail que de ramène de nouveau, pour faire appel a des nouveau fournisseur de fleurs »

Ahmat Zéïdane Bichara

 

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