Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est dans son Coup de Badangaï 661 du mercredi 09 octobre 2019 que le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad, Dr Djiddi Ali Sougoudi eut décidé de faire cette observation assez politique,touchant les difficultés de l’administration tchadienne. Il a constaté de lui-même ce phénomène en le dénonçant avec ses propres mots : « Il y a véritablement péril en la demeure de la conscience collective de beaucoup de nos responsables administratifs du pays devant ceux dénommés « partenaires techniques et financiers. »Oui, il prévaut un réel complexe d’infériorité de certains de nos responsables devant ceux qui sont supposés venus pour sortir le Tchad de l’ornière du sous-développement! CE complexe met notre administration dans un état de nanisme freudien tant certains comportement des responsables frisent le ridicule par une morgue qui dénote que ces responsables ignorent qu’ils doivent agir et se battre pour l’intérêt de leur patrie et non pour plaire à des individus ou à des institutions en oubliant leur rôle régalien de l’Etat qu’ils incarnent ».

« Il faut continuer à dénoncer et à combattre l’injustice sociale. Le monde ne guérira tout seul », déclare Eric Hobsbawm, communiste ,Historien ,Homme politique et scientifique (1917-2012).Qui dira mieux et quels sont ces Tchadiens ou autres qui s’opposeraient à l’auteur de cette rubrique Coup de Badangaï ,le Tchadien Djiddi Ali Sougoudi ? En tout cas ,c’est bien de dénoncer certaines dérives de nos sociétés si on a les moyens comme ce jeune tchadien qui n’a plus sa langue dans sa poche : « Sinon comment comprendre ce penchant de certains à privilégier un intérêt aussi bas qu’un voyage ou un atelier financés dans une totale cécité devant ce que peut gagner le pays dans ces situations de retrouvaille? Je ne saurai comprendre le voyage aveugle d’un profane à la place d’un technicien pour une rencontre très technique où de grandes négociations sont en jeu pour le pays. Ne pas connaître les challenges qui se jouent pour le pays dans une rencontre des grandes nations et y aller pour se pavaner relève d’un esprit de lucre qui retarde notre pays. Ne pas négocier et laisser faire agir des partenaires est une autre surdité devant le développement du pays qui prend des coups évitables et de conséquences désastreuses. Certains partenaires techniques et financiers usent et abusent de la puérilité qui prévaut dans notre pays, débauchent les fonctionnaires de ce pays par des contrats mirobolants et y instaurent une politique rétrograde de destruction des ressources humaines. Sinon comment comprendre le débauchage des cerveaux d’un pays par des institutions venues pour renforcer ces ressources? Pourquoi accepter qu’un fonctionnaire formé pour servir se retrouve ailleurs dans une institution pour combattre son propre pays à cause d’un salaire attrayant et en oubliant son engagement décennal pour sa patrie? Les tchadiens doivent voir de fond en comble certaines de leurs attitudes en restaurant d’abord l’Amour de leur pays au détriment de toute autre considération boulimique. Les hautes autorités sont priées de rappeler à l’ordre tous ces dérapages qui font de notre pays un État insouciant de ses prérogatives allègrement foulées au pied par certains compatriotes et certaines institutions malveillantes ». L’écrivain Albert Camus dans son roman « les Justes » n’a-t-il pas avoué une chose quand il déclare : « J’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre ».Que dira-t-on donc de Djiddi Ali Sougoudi, l’auteur des multiples Coups de Badangaï ?

Ahmat Zéïdane Bichara

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article