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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« La diaspora tchadienne de la honte et du chapardage versus la diaspora sénégalaise ou malienne de développement de leurs pays! » C’est le titre choc choisi délibérément par le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad, Dr Djiddi Ali Sougoudi pour son Coup de Badangaï 671 du dimanche 20 octobre 2019. Pourquoi un tel titre Et pourquoi a-t-il volontairement choisi de s’attaquer à la diaspora tchadienne, surtout celle des Etats-Unis d’Amérique ? A-t-il tort ou raison de l’attaquer sévèrement ? Voici en substance ce qu'il écrit : « Certes comparaison n’est pas raison mais la diaspora tchadienne fait la honte de son pays lorsque les diasporas d’autres pays africains sont un levier de développement économique et contribuent à l'allègement du fardeau de la pauvreté. Lorsque la diaspora malienne de Kaye injecte plusieurs milliards de Fcfa dans l’Economie malienne, la diaspora tchadienne de l’Amérique du Nord s’étripe, s’étrangle et s"entre-déchire dans un honteux pugilat digne d’une horde de vautours charognards pour un petit pactole de 10.000 dollars américains remis par la délégation des officiels tchadiens au sommet de l’ONU. Lorsque la diaspora sénégalaise de France mobilise d'énormes ressources pour renflouer les caisses de leurs contribuables de leur pays, la diaspora tchadienne concocte un groupe d’escroquerie appelé GEEST (Groupe d’entraide pour l’enseignement et la Science au Tchad) dont quelques membres viendront faire la bamboula dans une cérémonie festive digne des rois pachas.Ce GEEST ne fait plus signe de vie, après leur visite festive et leur discours flagorneur des gens suffisants qui s’en prennent pour des savants. Encore de l’argent des contribuables subtilisés par une pègre malicieuse ».

II part d’une nette comparaison des diasporas africaines pour en arriver à se poser quelques questions pertinentes au second paragraphe. Voici encore ce que pense Dr Djiddi Ali Sougoudi : «Lorsque les diasporas d’autres pays africains maintiennent leurs racines et concourent à l'amélioration de la vie de leurs concitoyens restés au pays, notre fameuse diaspora tchadienne empire la situation du pays soit en l’oubliant, soit en manipulant les sensibilités pour se sucrer à son tour. Cette diaspora tchadienne est une véritable calamité de type de « soussah », oui une vraie carie qui ronge l’âme et les maigres ressources du pays. Nos propres concitoyens se constituent en pillards qui cherchent à piller le pays à distance. Quelle wabah! Quelle calamité!Être diaspora n’est-elle pas être une organisation fière et soucieuses de ses origines, capable d’amoindrir le fardeau de la pauvreté au pays? Alors c’est quoi cette meute de diaspora tchadienne d’Amérique qui se bat pour un kopeck bien qu’elle vive dans le pays le plus riche du monde? Cette diaspora ne travaille-t-elle pas? Ne produit-elle pas de la richesse? Ne peut-elle pas venir en aide à leur pays en remettant une enveloppe aux officiels en séjour au pays de Trump au lieu de venir se chamailler pour 10.000 dollars? »

Et son troisième paragraphe qui ressemble à une conclusion et la suite du second en termes de comparaison des diasporas africaines par rapport à celle du Tchad. Qui selon lui n’a aucun projet pour son pays ? Il estime plutôt que certaine partie de la diaspora tchadienne fait la honte du pays par sa grande oisiveté des hommes adultes qui acceptent le RMI français et refusent le vendange, le commerce ambulant ou toute autre activité lucrative. Lisons enfin ce qu'écrit Dr Djiddi Ali Sougoudi : « Ne peut-elle pas forer quelques puits ou renvoyer quelques machines de seconde main pour la fabrique des briques ou pour le forage des puits ou pour les labours de nos immenses terres fertiles? What happenned in their mind? Hein? How many roads a man walk down before he called a man? Et combien des mers doit traverser le Tchadien pour se dire que je suis un homme fier et se refuser la mendicité et la cupidité? Certaine partie de la diaspora tchadienne fait la honte du pays par sa grande oisiveté des hommes adultes qui acceptent le RMI français et refusent le vendange, le commerce ambulant ou toute autre activité lucrative. Cette partie de la diaspora pourrie dont la puanteur se sent jusqu’au pays par cette scène loufoque des Tchadiens qui se disputent 10.000 dollars qui auraient servi à sauver plusieurs enfants tchadiens de malnutrition. Cette diaspora cupide de l'Amérique du Nord aux cuisses grassouillettes et à l’embonpoint des obèses par trop de mal-bouffe nous montra son hideux visage des gens inutiles et inconscients de leurs origines qui ne sont, en fait, que des animaux s’ils broutent l’herbe de la toundra canadien et de la pelouse de la White House.Pour finir, une question: qui est de la diaspora tchadienne qui put construire un immeuble à six niveaux au Tchad, tels ces milliers de sénégalais qui le font dans leur pays? »

La Rédaction

Ce Coup de Badangaï 671 sur le rôle de la diaspora tchadienne dressé par Dr Djiddi Ali Sougoudi a suscité des débats contradictoires et riches.

Doutoum Souleyman:«  En tout cas la diaspora Tchadienne est interpellée dans ce post, plein de vérité.rare ceux qui se soucient au Bled. Arborez nous vos réalisations au pays ».

Djiddi Ali Sougoudi : « En tout cas, je les attends qu’ils m’indiquent leurs réalisations ici au bled. Au lieu de jouer aux gens de réussite et qui viennent squatter les domiciles de leurs parents, ils n’ont qu’à prouver leurs réalisations. Certains viennent jouer au savant sans aucun diplôme ni connaissance! »

Mariam Issa Mahamat Adoudou : «  C'est vraiment triste. Quelle image....Allah yahdim! »

Jeannot de Nadjitein : «Droit de réponse. D’abord je n’aime pas les généralisations, car ça rabaisse le niveau du débat. Secondo, il ne faut pas comparer les oranges avec des mangues ça n’a aucun sens. Je ne parlerai pas de la diaspora aux USA, je vous parlerai de la mienne. Nous sommes une douzaine d’origine Tchadienne en Australie. Si nous cotisons $1000 par personne, on aura une cagnotte de $12000. Il y a 120000 Maliens et 100000 Sénégalais en France. S’ils cotisent la même chose, on aura au minimum une cagnotte d’ $1Million. Il n’y a pas de photo. Mais une chose que je peux vous assurer c’est qu’on est une diaspora bien posée, dont tous les membres travaillent, ont une famille sauf 3 donc nous ne dépendons ni de la charité ni delà sécurité sociale. La seconde considération est que la plupart viennent de l’Arabie Saoudite ou du Soudan, donc leur famille n’est techniquement pas au Tchad. Un d’entre nous qui est allé au Tchad et à Moussoro nous a rassuré que les gens ont plus d’argent là-bas que nous ici. Tout ce qui les intéresse c’est de construire des maisons, se marier et jeter l’argent par la fenêtre dans des cérémonies bidon. Ils n’ont pas besoin de notre aide.” Je sais que c’est une généralisation, mais on ne peut demander à quelqu’un qui bosse deux boulots pour réaliser ses rêves d’aider un autre qui gère mal.Finalement, on ne mesure pas le développement au nombre d’étages. Nous avons approché et convaincu un groupe de miniers de considérer le Tchad pour investir et après leur analyse initiale ils on conclu que c’était un environnement très corrompus et complexe et qu’ils ne peuvent pas y investir.En conclusion, nous n’avons pas construit des immeubles à six niveaux au Tchad mais nous avons des business, des boulots professionnels et nous sommes fiers de qui nous sommes. Nous voulons que le Tchad réussisse et nous gardons le contact et l’intérêt mais nous ne voulons pas de l’argent du Tchad et nous ne nous battrons certainement pas pour $10000.Ma question Dr Djiddi est : combien de puits as-tu construit? Et où au Tchad en dehors de ton village? »

Djiddi Ali Sougoudi : « Je soigne mes compatriotes et j’ai construit un seul puits dans une oasis chez moi mais je ne suis ni entrepreneur ni diaspora mais un médecin au service. Ce puits fut construit en 2009 avec mon salaire de médecin  d’un  projet national de déminage de la zone de Kikeh près de Fada. Je suis au cœur du Tchad et non de mon village. Hein? Où en veux-tu venir avec ta dernière question tendancieuse ? Et ton gars de Moussoro-là, a-t-il côtoyé les nouveaux riches qui dilapident des gains faciles ou il est allé à la rencontre des paysans et pasteurs qui crient récemment le manque d’eau? C’est aussi votre drame, vous de la diaspora, quand vous venez au bled, vous jouez aux parvenus arrogants qui ne côtoient que les nouveaux riches écervelés qui font bêtement du « m’as-tu-vu » en « farotant » des liasses de banques mal acquises sur des griots fananine  et autres chanteurs-laudateurs de nos pontes? Vous croyez aux inepties de « ceux du Tchad plus riches que nous » dont tu en fais parole biblique ou coranique? Descends de ton paradis australien et viens en contact des  Tchadiens qui broient du noir! »

Djiddi Ali Sougoudi:« Et toi Jeannot de Nadjitein, tu es orange ou mangue? C’est quoi encore cette comparaison des fruits? Tu bosses dans un vendange en Australie? Envoie au pays quelques fruits non talés pour les 2 sur 5 enfants frappés par la malnutrition de ton Tchad. Ne mange pas seul les fruits et viens faire l’avocat du diable ! »

Jeannot de Nadjitein : «Djiddi Ali Sougoudi, une contribution n’a pas besoin d’être que matérielle. Je respecte ta vocation de médecin au Tchad où le besoin est énorme. Je suis sûr que ton souci primaire n’est pas de construire un 6 étage. Je suis aussi sûr qu’il y en a qui ont construit ces 6 étages avec du bien mal acquis.Moi j’ai décidé de gagner ma vie à l’étranger plutôt que prendre part à une société où je serais tenté d’être corrompu et créer la misère sur mes concitoyens. Je suis sûr que beaucoup feraient pareil s’ils avaient l’opportunité. J’ai et je continue de supporter des frères et amis qui sont étudiants au Tchad ou qui sont rentrés au Tchad contribuer au développement du pays. Parce qu’étant diaspora j’ai plus de chances qu’eux et que je peux le faire. Je ne le fais pas pour recevoir une fanfare ou médaille. Et non je n’ai pas construit un six étages. Ni dans mon village, ni à N’Djamena. Mais j’ai aussi travaillé 12 ans dans un hôpital ici, et je suis un bon citoyen et père de famille honnête contribuant dans ma communauté. Beaucoup de diasporas sont dans ma situation et on essaye de donner le meilleur à notre famille d’abord, et un jour viendra on pourra voir ce qu’on peut faire au pays. Tout le monde n’a pas des millions qui traînent pour construire des 6 étages ».

Djiddi Ali Sougoudi : «  Jeannot de Nadjitein, il n'y a pas que ta famille car même l’oiseau pourvoit aux besoins de ses oisillons de son nid! Pense au delà! Et tous ceux qui travaillent pour le Tchad ne détournent! On te demande de regarder un rosier et tu ne vois que les épines du rosier et non ses fleurs. tu ne vois que le mauvais du Tchad et non la partie vulnérable qui manque le minimum. Ne te réjouis pas, regarde les ventres vides de milliers de tes compatriotes qui meurent de faim. S’il suffisait de s’expatrier pour crier bombance, tu deviens insouciant! »

Jeannot de Nadjitein : «  Djiddi Ali Sougoudi, Ce que tu ne sais pas c’est que nous de la diaspora, nous vivons avec la culpabilité d’être parti et de n’être pas resté pour contribuer. Nous avons aussi de la famille qui est restée sur place et on se rend compte que le problème est plus large et que notre contribution ne changera pas grand chose. D’accord pour votre challenge. Nous, ce qu’on peut faire, c’est si vous avez un projet communautaire honnête, pour une région vraiment défavorisée, on peut vous mettre en contact avec des organisations appropriées. Pas des 6 étages, mais du networking ».

Djiddi Ali Sougoudi : «Jeannot de Nadjitein, tu vas me dire qu'il n’y a pas des zones vulnérables à soutenir au Tchad! Ficelle toi-même ton projet et soumets à tes potentiels donateurs car nous, ici au pays, on ne croit plus aussi à vos promesses de diaspora escrocs et leurs investisseurs ».

Jeannot de Nadjitein : «  Djiddi Ali Sougoudi, Et la boucle est bouclée. Nous on se bat ici avec des organismes qui ne nous croient pas et pensent qu’ils vont être escroqués. Nous on n’arrive pas à trouver des gens sérieux sur place donc on préfère ne pas se mêler. Vous vous pensez que nous on est des escrocs. C’est vrai qu’il y en a qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel. Pour la plupart ceux des gens qui n’ont pas de boulot ici même. Nous on ne veut pas faire partie. On vous met en contact et on se lave les mains. On laisse les experts s’en charger ».

Seifadine Zakaria Moussa : « Triste vérité. La seule chose qu'ils savent envoyer c'est seulement du snap... Ils sont vraiment nuls, on espère seulement qu'ils soient conscients ».

Jeannot de Nadjitein : « Seifadine Zakaria Moussa, kan rassalna gourouss djama yakoulou bess. Untou kouloukou saraguines. Ti dorou gourouss bess. Akoulou gourouss hakouma. Ma haguina. Rial ma ni rassoulou. I can translate it for you if you want ».

Seifadine Zakaria Moussa : «  Jeannot de Nadjitein, mon frère, « le séjour dans l'eau d'un tronc d'arbre ne le transforme pas en crocodile ». Il faut envoyer à la vieille mamie au fin fond du village qui peine à manger même pour sa propre faim, laissons l'immeuble à 6 étages à côté pour l'instant ».

Bourma Abakar : « Comparaison n'est pas raison Dr. Au canada on compte 7 000 Tchadiens contre 70 000 sénégalais et 80 000 Maliens... les Tchadiens au pays, la plupart ne sont pas honnêtes ni sérieux ....leurs frères de la diaspora envoient 40 millions ou 50 millions pour construire des maisons et leurs cousins dilapident l'argent .... Moi qui ai fait 3 ans au pays, certains nous font de fausses promesses sans lendemain et ces mêmes  gens te  critiquent  à la moindre occasion ... Bref je serai long plus tard.... »

Djiddi Ali Sougoudi : « Vous voulez être des milliers pour se diluer dans la masse pour servir votre pays depuis votre exil des pays développés ? Si vous êtes 7.000 Canado-tchadiens, vous pouvez vous organisez pour construire des écoles, des dispensaires, non? Au lieu d’aller se battre pour 10.000 dollars de contribuables tchadiens, tachez au moins d’être fiers en évitant de telle vergogne! »

Bourma Abakar : « Ceux qui se sont battus pour 10 000 dollars c'est peut être être une centaine....on ne peut pas généraliser....les Maliens et les Sénégalais qui ont construit des immeubles ne dépassent pas 200 personnes et l'argent qu'ils envoient leurs frères et amis ne dilapident pas comme chez les nôtres au Tchad ......donc les Sénégalais et les Maliens dépassent les Tchadiens en honnêteté et il faut soulever ce point important.... »

Djiddi Ali Sougoudi :« J’ai vécu au Sénégal et les modou-modou (exilés sénégalais) investissent beaucoup et ne viennent pas se plaindre de n’avoir pas été aidé dans leur pays. Une fois au pays, travaillez et faites tout comme vous agissez au Canada et la richesse sera au rendez-vous ! »

Bourma Abakar:« C'est ce qu'on fait...on se plaint pas...mais c'est  décevant  quand des gens  té font de fausses promesses et ils te critiquent pour rien....Ces Sénégalais que tu vois, au début  de leur retour, leurs proches les aident pour évoluer....chez nous, c"est la mesquinerie, la méchanceté et surtout les mensonges et les fausses promesses qui nous bloquent.... »

Djiddi Ali Sougoudi: « Bourma Abakar, justement il ne faut jamais compter sur les promesses des autres! »

Jeannot de Nadjitein : «  Bourma Abakar, ce n’est pas tout le monde qui veut construire une maison au Tchad. On a d’autres chats à fouetter et les charges ici sont en général très lourdes. Donc je préfère investir mes sous dans quelque chose qui me rapporte au maximum, plutôt qu’une maison au Tchad qui ne me servira pas. Je suis à l’aise de rester à l’hôtel quand je visite ».

*Bourma Abakar: « Au début, si quelqu'un nous fait une promesse on le croit à 100% et on compte sur lui....depuis qu'on a compris le jeu, on joue le jeu et on bosse sans tenir compte de beaux discours.... Mais les Tchadiens n'aident pas les gens de la diaspora même s'ils le peuvent et ils veulent que la diaspora tchadienne fasse l'impossible pour le Tchad ce qui est paradoxale..... »

Djiddi Ali Sougoudi : «  Jeannot de Nadjitein, quel crime de rester à l’hôtel dans ton pays! J’ai vu des autorités tchadiennes occuper un arbre dans leurs villages faute d’avoir oublié de construire une case chez eux. Tu es alors comme ceux qui construisent dans la capitale et sans un mur en banco dans leur village natal. Le jour où tu viens au bled, dis-moi et je viendrai te chasser de L'hôtel vers un logement en torchis d’Ambata ou Walia ».

Mahamat Adam Zakaria :«  Djiddi Ali Sougoudi, je suis d'accord avec vous grand frère, mais n'oublions pas que la mentalité sénégalaise est bien différente de la notre sur beaucoup des plans ».

Etti Kidda Etti : « Bourma Abakar, akite.tu a 4 étoile chers grand frère ».

Mahamat Adoum Oumar : «  Dr merci pour ce post je pense que notre diaspora est interpellée et à mon humble avis c'est une question d'éducation car le régime d'assistanat érigé en règle au Tchad ne permet a beaucoup de jeunes issus de certaines communautés de trouver que travailler est une honte et le travail c'est pour les autres. Ensuite les Tchadiens aiment imiter les autochtones des pays où  ils résident et les ouest africains préfèrent investir chez eux. Au Burkina Faso Ouaga 2000 est construit par la diaspora et en Côte d'Ivoire surtout j'ai vu pas mal des immeubles appartenant aux stars de Foot ».

Yahyamy Abakar Yussubua: « Mahamat Adoum Oumar, même au Sénégal là où je suis y’a que des meubles seulement beaucoup pour la diaspora sénégalaise femme et homme par contre ce n’est pas le cas chez nous ».

Bourma Abakar : «On confond toujours les choses....les ouest africains font des aventures depuis les années 1950 ....et les Tchadiens à partir de 1990... .le nombre est aussi important ....car il y'a plus de probabilité...en général, aucune autre diasporas africaine ne peut dépasser la diaspora tchadienne en terme de générosité et je parle en connaissance de cause...... »

Mahamat Adams Dicko : «  Wallay Dr! Très belle remarque! Au Sénégal et au Mali où j'ai vécu, j'ai vu des quartiers entiers modernes sont construits par leurs diasporas. J'ai fait 2 mois à kayes au Mali où j'étais stupéfait: des immeubles flambants neufs, des écoles, des hôpitaux, des routes bitumées, construits parfois même dans des villages. Pendant ce temps notre diaspora est entrain de remonter certains Tchadiens contre d'autres et elle est même devenue une menace pour le vivre ensemble. Au Mali la diaspora envoie plus de 600 milliards chaque année contribuant ainsi au développement du pays. Dommage pour nous Tchadiens! »

Barkadei Korei Angrimy : «  L écrasante majorité de la diaspora tchadienne se trouve en Afrique (surtout en Afrique centrale) et en Asie.contrairement à celle qui s'y trouve en occident,cette diaspora tchadienne contribue au développement du pays parce que tout simplement elle est fortement implantée et contrôle certains secteurs d'activité de ses pays. la diaspora tchadienne en occident n a pas cet enracinement et surtout elle n' est pas concurrentielle sur le marché d'emploi face au réseau solide et bien ancré des Ouest africains ».

Ali Ahmat : «C'est à Deby de demander, où est ce qu'il a trouvé ces 10 000$ pour les distribuer? »

Chemi Kogrimi Barkai : « Le débat devient plus intéressant que l'écrit. je m’assois pour suivre le débat du Tchad »

Siro Fils : «  Docta Djiddi Ali Sougoudi, c'est vrai que la diaspora tchadienne a ses défauts, certains frères et sœurs de la diaspora au lieu de cultiver la paix, l'amour entre les communautés tout en continuant à travailler pour participer au développement de leur pays, ils passent leur temps à répandre le vin de la haine entre les communautés. Ça, c'est une vérité. Mais vous avez su dire, la comparaison n'est pas raison je crois que Bourma Abakar a raison quand on parle d'une diaspora et de son apport, le nombre des ressortissants d'un pays compte forcément par exemple, deux personnes ne peuvent contribuer pour construire une école mais 1000 personnes peuvent.Je sais que certaines personnes peuvent venir dire que le système politique en place ne leur permet pas d'apporter leur apport ce n'est pas vrai aucun gouvernement ne s'opposera à ce que sa diaspora contribue au développement mais il est aussi vrai qu'une diaspora peut s'épanouir et prospérer quand le gouvernement de son pays mène une politique salvatrice. Nous avons tous entendu récemment les mots acerbes d'un ministre qui traitait les frères et sœurs de la diaspora des exilés affamés. Si un membre de notre gouvernement se permet d'infliger une telle humiliation à notre diaspora devant le monde entier, comment voulez-vous que la diaspora puisse véritablement comprendre qu'il y a une réelle politique orientée vers le développement du pays? Non, il faut changer les choses de l'intérieur pour espérer l'aide de la diaspora.Je crois qu'on n'a rien à reprocher à notre diaspora car en terme de solidarité, j'ose dire qu'elle est la meilleure au monde. Nous sommes un peuple ethniquement divisé mais une fois les frontières traversées, nous sommes d'une solidarité et d'une compassion étonnantes. Et ça, c'est une singularité, une particularité qui est propre à la diaspora tchadienne ».

Ali Abderamane Mahamat : « Les premiers immigrés Tchadiens se décomposent en deux : ceux qui sont partis pour acquérir les connaissances (Soudan, Nigéria, Egypt, France, USA...) et ceux qui sont partis pour travailler (Arabie saoudite, France, Canada...) les premiers revenaient en majorité pour servir le pays et les autres ont un tant soit peu contribuer d'une manière ou d'une autre aux soutiens des familles. C'est trop facile de tout mettre sur la guerre mais elle y est pour beaucoup malheureusement.Faut il le rappeler le Tchad était aussi une terre d'opportunités pour les Libanais, les Yeménites, les Nigérians, les Sénégalais avec leur quartier...Pour la période récente les ouest africains se sont organisés d'abord en plaçant des Hommes dans les Institutions internationales et en exploitant les failles réglementaires telles le droit au sol, le regroupement familial entre autre... En suite ils se sont installés en communauté dans les grandes villes occidentales. Des politiques incitatives des pouvoirs publics et des institutions financières sécurisent et accompagnent leurs investissements à caractère commercial et social.Pour le Tchad les immigrés pour la plupart entamaient des démarches pour l'asile politique en Europe et en Amérique. Y en a qui il faut le dire s'obligent par eux mêmes de justifier leurs statuts. Y'en a qui sont frustrés par les politiques d'ajustement des années 90, y a ceux qui partent pour des raisons propres à eux mêmes.Il est très important de souligner qu'à l'étranger un Tchadien est un Tchadien. On est tous des frères.Même père même mère comme on dit. Regardons ou sortons un peu les photos...à juste titre regarder comment Jeannot parle aisément de chez lui Moussoro. Peut être l'unité tant prônée sera définitivement encrée avec le retour actifs (idées, investissement, networking..) de nos frères.Une politique de diaspora mesurant à sa juste valeur leurs poids est en cours de mise en place (ils auront même leur député) mais dispersée sans communication et visibilité.Une de nos faiblesses consiste à considérer les adversaires politiques comme des ennemis et à mélanger vie privée et vie publique. Et l'amalgame engendre la peur qui rappelle les violences de la dictature. Les souvenirs sont têtus.Au Tchad on est adepte aussi du suivisme. Il suffit qu'un groupe ou une personne réussisse à s'installer avec succès pour que les autres suivent. Espérons qu’il y ait le déclique et le sursaut.Les universitaires, les chercheurs peuvent approfondir le sujet. Des débats (Cefod, Al mouna, télé....) peuvent être organisés pour mieux appréhender le sujet et son importance pour l'économie.De plus en plus on croise des compatriotes dans les salons feutrés, les places commerciales et financières leurs envies d'investir y est. Aux autres aussi il est possible de peser politiquement si on a des atouts économiques et commerciaux. Ensemble on peut mener la guerre de développement. Si ailleurs ce n'est pas un immeuble mais une ville que les gens construisent...essayons de les surprendre aussi par notre sursaut, notre orgueil de travailleurs, notre « moral » Quand nous nous mettons ensemble ça va faire mal.

Bourma Abakar : «  Statistique biaisée....quand on vous dit toute une ville construite par la diaspora, ce n est pas vrai et il ne faut pas le croire....en outre, ces  mêmes pays d’Afrique de l'ouest dépassent le Tchad en infrastructure et autres....dire que la diaspora tchadienne ne fout rien c'est comme aussi dire les tchadiens qui vivent dans le pays sont ne font aussi rien à leur pays par rapport aux ouest africains....voyez vous ? Donc ne critiquez pas la diaspora sans connaitre connaître la vraie raison ou leur situation réelle....... »

Ehmer Choui : «  Ecoute Docta, renseigne toi bien sur la diaspora, elle contribue a sa façon par coup des milliards, donc on ne peut pas mettre tout le monde dans le même groupe. La calamité, l'injustice, la malhonnêteté, le chômage.Tout est dans notre pays. Les gens veulent quitter le pays par milliers mais ils ne trouvent pas les issues de secours. Fuir ce n'est  pas la solution d'un vrai patriote, mais soyons juste avec nous mêmes et le pays, le ( houggraa) pas bon ».

Khalie Ben Barka : « Vivre en occident n'est pas synonyme d'égoïsme. On peut contribuer au développement de notre pays de différente manière. Mais hélas, au Tchad tout doit se faire au vu et au su de tout le monde. Même une aumône doit passer à la télé et je trouve ça déplorable. La diaspora contribue pour beaucoup. Et la réussite ne se résume pas à avoir une villa en étage, posséder une voiture V8, ... comme le pense la majorité des gens. Ce qui s'est passé aux USA n'est pas beau à voir mais ce n'est pas une raison de mettre tout le monde dans le même panier. Les autres pays africain sont beaucoup mieux gérer que notre pays, ce n'est pas pour rien qu'on se trouve toujours au bas du classement pour ce qui est de la cherté de vie et autres ».

HG Sougui : «  Je crois que ceux qui sont partis voir la délégation se sont des Pro-Régime.
Et dailleurs vous nous aviez conseillé de ne pas donner nos chamelles pour nous garder ....
Comment investir dans un pays qui a un horizon sombre (Les intellectuelles sont systématiquement jalousés par les ignares. on te réduit à zéro).Toi vous êtes un exemple en principe vous devriez être un ministre de ton Domaine...Voila les raisons que la Diaspora s'abstient ».

Danga Souleyman Mallah : « L'orientation que prend ce débat est juste stérile car au lieu d'unir les forces en présence, elle les oppose. Il ne s'agit pas de montrer ce qu'on a construit ou d'interpeller tous ceux qu'on a aidé ».

Ehmer Choui : «  Bourma Abakar, encouragez et laisser libre le terrain aux pilleurs ou suceurs des biens de l'Etat n'est pas la solution. Il faut dénoncer la corruption et tout le mal qui vient avec même le 10000$ avec sa provenance douteuse, peut être un jour les choses vont changer ».

Ahmat Dary Bechir : « Je crois que monsieur Bourma, pourrait avoir raison puisqu'on part à l’étranger pour nous occuper de nous même en cherchant notre confort personnel et puis de manière secondaire,on peut essayer de balancer un peu d'argent vers nos familles si nous avons la possibilité. Le Tchadien généralement ne travaille pas comme un ouest africain parce que sa société lui a inculqué une personnalité qui fait différence et préférence face à l'emploi ce qui fait affecter aussi sa recette en comparaison avec l'ouest africain.Mais si la diaspora arrive à s'occuper de soi alors nous, les tchadiens vivant au Tchad, ne demandons ni exigeons trop pour ça ».

Bourma Abakar : «  Si ceux qui sont au Tchad aident leur proche quand il était dans le besoin et si ce dernier échoué, ils ont le droit de le juger ou de le critiquer....Pourtant ceux et celles qui sont en Amérique du nord....personne ne les aide...donc les gens qui critiquent et jugent la diaspora nord Amérique ou européenne sont très mal placer pour juger ou critiquer....c est mon point de vue.... »

Mht Seid : «  Docta, tu ne peux mettre pas tous les tchadiens de la diaspora dans le même sac. Ce petit groupe n'est pas représentatif de la diaspora. Il y a partout des gens paresseux dans toutes les diasporas (bad apples) qui cherchent des gains faciles (easy money) mais sont très minoritaires. J'avoue que beaucoup sont responsables, soucieux de l'avenir de leur pays et qui prennent en charge leurs parents. Des forages hydrauliques ont été réalisés par cette même diaspora. L'apport économique de la diaspora tchadienne de l'Amérique du Nord n'est pas négligeable. Des millions de dollar sont transférés au pays chaque année via western union.L' erreur revient à ceux qui ont donné de l'argent á ceux qui n'ont pas réellement besoin de ce petit montant. Les vrais nécessiteux sont au pays, qui manquent de tout ».

 

 

 

 

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