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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Signée de notre confrère Romain Chanson de la RTBF et publiée depuis hier mardi 15 octobre 2019, l’information en question nous renseigne sur une commission d'enquête révélant de façon sérieuse que l'ancien président gambien Yahya Jammeh aurait soustrait aux finances publiques au moins 360 millions de dollars. Son rapport documente le système d'accaparement des richesses qu'il a mis en place avec son entourage.A travers le toit ouvrant de son Hummer limousine, Yahya Jammeh jetait des billets et des biscuits en direction de la foule. C’est dans cette mise en scène cynique que l’ancien dictateur pensait faire preuve de générosité. L’argent qu’il jetait littéralement par les fenêtres, c’était l’argent volé aux Gambiens qui se bousculaient pour en ramasser les miettes.Durant le régime de Yahya Jammeh (1994-2017), « des quantités colossales de ressources ont été gaspillées, détournées et volées », synthétise un livre blanc publié mi-septembre. Il accompagne le rapport de la Commission Janneh, lourd de 1600 pages écrites à la suite d’un an et demi d’enquête.La Gambie fut un plateau de Monopoly sans adversaires. « Yahya Jammeh a mené un accaparement des terres effréné », relève le livre blanc. La Commission a enregistré 281 propriétés acquises par l'ancien dictateur : résidences privées, commerces, mais aussi des îles et des réserves naturelles. Son emprise foncière s'étend à l'étranger avec une propriété aux États-Unis et une autre au Maroc. Ce décompte n'est pas exhaustif s'excuse la Commission qui invite à poursuivre les recherches.

Selon toujours notre confrère de la RTBF Romain Chanson, le président et son entourage ont aspiré toutes les sources d'argent possible. Dix-sept personnes ont été désignées comme associées à Yahya Jammeh, c’est-à-dire compagnons de braquage. Parmi eux figurent des hommes d’affaires libanais, suisses ou roumains, qui approchaient le président gambien avec les poches remplies de pots-de-vin.La déviation des fonds publics et de l'aide internationale alimentait une centaine de comptes bancaires attribués directement ou indirectement à Yahya Jammeh. Le rapport de la Commission Janneh évalue l'addition à environ 360 millions de dollars. Zineb Jammeh, épouse du président gambien est également accusée d'avoir perçu environ 2 millions de dollars majoritairement en liquide via sa fondation en faveur de la protection des enfants. En réalité l'argent était gaspillé dans des événements censés promouvoir la première dame.La comptabilité effectuée par la Commission d'enquête sur les crimes économiques se situe dans une fourchette basse. Le montant du vol attribué à Yahya Jammeh et son entourage est estimé à 1 milliard de dollars par un consortium de journalistes. À eux seuls, le trafic de bois et le détournement des fonds de la compagnie nationale des télécoms ont rapporté près de 700 millions de dollars selon cette enquête.Forcé à l’exil en Guinée équatoriale, Yahya Jammeh a laissé derrière lui sa collection de voitures de luxe, ses avions et ses nombreuses propriétés. Elles ont été saisies par le gouvernement qui en supervise la vente. Début octobre, un premier chèque d’un million de dollars a déjà pu être versé au fonds d'indemnisation pour les victimes de la dictature. « Ce n'est pas suffisant pour indemniser l'ensemble des victimes, tempère Sheriff Kijera, président du Centre des victimes, mais cette initiative est un bon signal envoyé par le gouvernement ».

La Rédaction 

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