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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Après une courte période de stabilité, l’Ethiopie renoue à nouveau avec la violence, comme l’atteste le bilan de 67 morts cette semaine lors des heurts dans des manifestations. Cette triste information est rapportée hier vendredi 25 octobre par l’agence Belga pour le site de la RTBF. Cette situation préoccupante a conduit l’opposant éthiopien controversé Jawar Mohammed à accuser vendredi le Premier ministre et prix Nobel de la paix, Abiy Ahmed, de se comporter en dictateur. «Le nombre total des morts en Oromia est de 67 morts », dont 5 policiers, a indiqué vendredi le chef de la police régionale Kefyalew Tefera. Les violences ont débuté mercredi dans la capitale éthiopienne, avant de toucher la région d’Oromia, lorsque les partisans de Jawar Mohammed ont investi la rue, brûlant des pneus et érigeant des barricades, bloquant les routes dans plusieurs villes. La police a rejeté les accusations selon lesquelles elle a tenté d’écarter son service de sécurité pour le fragiliser face à une éventuelle attaque d’adversaires politiques. Le chef de la police a indiqué que les violences avaient cessé en Oromia.

Cette déclaration a été contredite par Fisseha Tekle, un chercheur d’Amnesty International qui a affirmé vendredi soir recevoir toujours des informations faisant état d’attaques. Six personnes ont été tuées à Ambo, à l’Ouest de la capitale, après que les forces de sécurité eurent ouvert le feu, a-t-il ajouté. Des violences à caractère ethnique et religieux ont également éclaté à Dodola, Hara et Balerobe et Adama. Ce sont au moins 16 personnes qui ont péri tôt dans la journée. Les manifestants se sont affrontés aux forces de l’ordre, mais il  faut signaler de confrontations entre communautés. Des biens appartenant à l’église orthodoxe tewahedo éthiopienne, associée par certains à la communauté amhara, ont aussi été attaqués. Le ministre de la Défense a promis vendredi le déploiement de militaires dans sept zones où la situation restait particulièrement tendue. Fondateur du média d’opposition Média Network (OMN), Jawar Mohammed était un ancien allié de l’actuel Premier ministre réformateur Aby. Ils appartiennent également à la communauté oromo, le groupe ethnique le plus nombreux en Ethiopie. Cependant, les relations entre les deux hommes se sont récemment détérioréesrelations entre les deux hommes se sont récemment détériorées, car Jawar Mohammed avait publiquement critiqué plusieurs réformes d’Aby Ahmed, alors que celui vient d’être honoré par la distinction du prix Nobel de la paix. «Aby Ahmed a eu recours aux signes  précurseurs de l’instauration d’une dictature. Il a tenté d’intimider les gens, y compris les alliés qui lui permis de prendre le pouvoir mais qui sont en désaccord avec certaines de ses prises de position », a déclaré à l’AFP Jawar Mohammed, à l’occasion d’un entretien vendredi dans sa résidence à Addis-Abeba.

«L’intimidation, c’est le début de la dictature », a ajouté ce militant controversé de 32 ans, qui a joué un rôle clé dans les manifestations antigouvernementales ayant mené à la chute du prédécesseur de monsieur Alby et la désignation en avril 2018 de ce dernier, un réformateur issu de l’ethnie oromo, au poste de Premier ministre. L’ethnie oromo connaît de dissensions internes comme l’illustre les mésententes entre les deux hommes, qui pourraient porter un coup dur au soutien à monsieur Abiy à l’approche des élections législatives, fixées en mai prochain. Le Premier ministre court le risque d’affronter Jawar Mohammed. «C’’est une possibilité », dont l’intéressé n’exclut pas, selon des propos recueillis par l’AFP. «Je veux avoir un rôle actif dans ces élections. Je ne sais pas encore à quel titre, mais je veux que l’influence que j’exerce dans le pays se concrétise positivement ». Celui-ci compte 1,7 millions d’abonnés sur son compte Facebook, mais il est souvent accusé par ses détracteurs d’inciter à la haine ethnique dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avec 110 millions d’habitants. Il s’en est pris à de nombreuses reprises aux Tigréens pour leur répression et marginalisation envers les Oromo, son ethnie, la plus importante d’Ethiopie. Les Tigréens ne représentent que 6% de la population, mais ils avaient longtemps exercé le pouvoir sans commune mesure comparé à leur nombre à l’échelle nationale.

Moussa T Yowanga

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