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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’Afrique prend de l’âge et ses dirigeants qui sont au pouvoir depuis les années 90 aussi deviennent de plus en plus matures. Mais habitués au pouvoir, ils s’y accrochent comme des puces. Tout constat fait, quelques anciens chefs d’Etats du Continent se sont réunis, début octobre 2019, à Niamey (Niger) pour une Conférence internationale sur le constitutionnalisme et la consolidation de la démocratie en Afrique. Cathérine Samba-Panza de la Centrafrique, Goodluck Jonathan du Nigéria, Ellen Jonhson du Libéria ou encore Nicéphore Soglo du Bénin étaient au nombre des participants qui ont discuté sur la question de la limitation des mandats des présidents.«Non à un troisième mandat  sur le continent», telle est la décision qui a été prise à l’unanimité. Dans la déclaration dite de Niamey, ces anciens chefs d’Etats ont exprimé le vœu de voir les dirigeants d’Afrique quitter le pouvoir à la fin de leur deuxième mandat afin, disent-ils, de consolider la démocratie. « La suppression de la limitation du mandat sape la conscience des populations et accroît la concentration du pouvoir entre les mains d’une minorité », ont-ils déclaré. Ce message consigné dans un document officiel porte la voix de la masse laborieuse qui se nourrit souvent des miettes qui tombent de la table de nos raïs.

En effet, le mal de l’Afrique c’est le pouvoir, le pouvoir absolu. « L’Afrique noir est mal partie », disait René Dumont en 1962. Le continent noir est un mauvais exemple pour la démocratie. Nombreux sont ses fils qui  s’accrochent au pouvoir jusqu’à ce que mort s’en suive. Pourtant, il y a mille chemins ouverts après la présidence. Le cas du Tchad. Doit-on remettre le compteur à zéro ? Même si Idriss Déby n’a pas assisté à la rencontre de Niamey, les nouvelles qui nous parviennent du palais rose annoncent sa volonté de céder le trône pour d’autres aventures.  Le fera t-il dès 2021 comme son pair Issouffou Mahamadou du Niger qui a promis solennellement l’alternance démocratique au peuple Nigérien ? Vivement. Sans vouloir donner des leçons au Chef de l’Etat tchadien, nous nous faisons le devoir de lui rappeler ses propos tenus au micro de notre confrère de La Gazette du Golfe en novembre 1991.

Dans ce journal, Idriss Déby avait exprimé la ferme volonté « que le MPS ne se conduise pas comme le mouvement qui est au-dessus de tout, mais comme le dernier mouvement en armes à prendre le pouvoir au Tchad, et qui devrait assurer la mise en place d’un Etat de droit ». Propos d’un homme aguerri ? Donnons encore du temps au président fondateur du MPS pour qu’il prenne la mesure de l’ampleur de ses promesses. A Éclairages, nous estimons qu’il serait salutaire pour le soldat Déby d’être à l’écoute des événements pour ne pas tomber dans le travers de Blaise Compaoré ou d’Omar el Béchir. Le peuple tchadien a conscience qu’un nouveau coup d’Etat plongera non seulement le Tchad, mais aussi l’Afrique centrale dans des troubles et des désordres aux conséquences incalculables. Les Tchadiens ont soif de la paix et seule l’alternance par un successeur démocratiquement élu peut être un gage de grande valeur. Pour avoir consacré sa jeunesse et ses énergies à la construction de ce pays, Idriss Déby Itno a tout le mérite de sortir par la grande porte. Il a la maturité de l’esprit et au vu de son envergure, une petite déclaration à la Nation, au moment opportun, suffirait ! Les plus malheureux dans cette situation seront les courtisans qui étranglent le Tchad, affament et humilient la population  au jour le jour.

D.P Déli Sainzoumi Nestor, Éclairages.

Directeur de la publication du Journal Éclairages et Auteur.

Téléphone : (+235) 62 05 37 43

Siège : Immeuble Marcel, Quartier Moursal, N'Djaména -  Tchad

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