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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Attribué régulièrement tous les ans, le prix Nobel de l’année en cours a été attribué vendredi au Premier ministre Abiy Ahmed, selon l’information publiée le 11 octobre par la RTBF. Il a été récompensé pour «ses efforts pour la paix et la coopération internationale», et en particulier pour «son initiative pour résoudre le conflit frontalier avec L'Érythrée», justifie le Comité Nobel norvégien. Abiy Ahmed appartient aux communautés Oromo et Amhara pendant le processus de paix avec le dirigeant érythréen Isaias Afeworki qui a abouti à la fin de la guerre entre les deux pays voisins en juillet 2018. Il a également tendu la main à l’Egypte lors du conflit sur le barrage Renaissance sur le Nil. Il avait promis au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, inquiet de ce projet, de ne pas baisser le débit du Nil en Egypte. Autre réalisation d’Abiy Ahmed, c’est le fait d’avoir œuvré pour le rapprochement entre l’église orthodoxe éthiopienne et les communautés chrétiennes de la diaspora, et pour la paix avec la rébellion du Front de libération Oromo dans le pays.

Comme son prédécesseur, il a continué à libérer de prisonniers politiques. Toutefois, la mise en échec d’une tentative de putsch en juin 2019 avait entraîné l’Ethiopie à mener une campagne d’arrestation de près de 1000 personnes selon les ONG, parmi lesquels les journalistes. Ce qui fait craindre un recul de la liberté de la presse et d’expression, selon Amnesty International. Ce prix, d’après cette ONG, vise à reconnaître le travail crucial du gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed pour commencer des réformes pour les droits humains en Ethiopie après des décennies de répression à grande «échelle. Cependant, le travail du Premier ministre est loin de prendre fin. Depuis l’accession d’Abiy Ahmed au pouvoir en avril 2018, son gouvernement a précisément «réformé les forces de sécurité », conclu « un accord de paix avec l’Erythrée voisine pour mettre un terme à deux décennies de relations d’hostilité » et  «aidé à négocier un accord de paix entre les dirigeants militaires soudanais et l’opposition civile, mettant un terme à des mois de manifestations », indique l’ONG. «Cette récompense devrait le pousser et l’inciter à s’atteler aux défis exceptionnels en matière de droits humains qui menacent d’anéantir les progrès réalisés jusqu’à président », note Amnesty. «Il doit d’urgence faire en sorte que son gouvernement s’occupe des tensions ethniques en cours qui menacent le pays d’instabilité et de nouvelles violations des droits de l’homme», poursuit l’ONG. Réagissant à cette annonce, le bureau du Premier ministre se réjouit, estimant que l’Ethiopie était « fière en tant que nation » et que ce prix était la « reconnaissance » du travail du chef du gouvernement pour « l’unité, la coopération et la coexistence ». Le bureau a conclu en mettant en avant le leadership du Premier ministre ayant favorisé la paix, le pardon et la réconciliation  des éléments clés de sa politique et de son administration.

Rédaction

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