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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quelque 27 millions de canadiens se sont rendus aux urnes hier lundi pour élire leurs représentants au niveau fédéral. Le Premier ministre sortant Justin Trudeau briguait un second mandat à la tête de son pays sous la bannière de son Parti libéral, écrivent Fiona Colienne avec M.A pour la RTBF. Quatre ans plus tôt, l’homme s’est facilement imposé et suscitait l’adhésion générale tellement on vantait la personnalité de ce jeune leader charismatique qui suscitait beaucoup d’espoir. Aujourd’hui nombre d’électeurs semblent déçus. C’est le constat qui ressort de la campagne électorale. Les sondages prédisent des résultats extrêmement serrés. Comme d’habitude, tout s’est joué entre les libéraux et les conservateurs, les deux principaux partis du pays. Ils étaient coude à coude dans les derniers sondages avant le scrutin. Certains disent que lors de la campagne électorale, il n’y a pas eu la ferveur, ni de grands élans, de grands espoirs semblables à 2015. Ce qui fait craindre de plus en plus ces derniers temps la perspective d’un gouvernement très minoritaire.

Il n’est pas exclu que les libéraux n’obtiennent pas assez de sièges pour être suffisamment majoritaires, ce qui les contraindraient alors à s’allier à d’autres élus, sans doute du parti plus à gauche et du parti écologiste. Cela semble tout à fait possible mais ça mettrait monsieur Trudeau dans une situation nettement moins confortable qu’en 2015. Il n’a pas pu réaliser l’ensemble de ses promesses électorales.  Le verdict est tombé hier soir pour Justin Trudeau qui obtient un second mandat mais sans enthousiasme. En 2015, après neuf ans de gouvernement conservateur, le Canada choisit de confier les rênes du pays au jeune Justin Trudeau qui s’est présenté en menant une excellente campagne et parvient à faire revenir les libéraux au pouvoir (les libéraux au Canada sont le parti de centre gauche : NDLR). A l’époque, il obtient une victoire éclatante, tout le monde vante ce jeune leader dynamique, très bon communiquant et qui promet du changement. Il a promis d’être le champion de la défense de l’environnement, un féministe, et s’est engagé aussi dans la réconciliation avec les peuples autochtones et il avait donné une image de leader positif qi veut changer la manière de faire de la politique. A cet instant-là, Justin Trudeau séduit au Canada, mais aussi à l’étranger. Les deux premières années de son mandat sont passées dans l’euphorie généralisée. En 2017, le magazine Rolling Stones lui consacre une jolie couverture, avec un titre sous forme de question-choc pour le public américain : pourquoi ne peut-il pas être notre président ?

Cependant, les critiques se sont multipliées lors de la deuxième moitié de son mandat. Tout a commencé avec des maladresses pendant ces voyages à l’étranger, ensuite il a abandonné la promesse de réformer le système électoral alors qu’il l’avait annoncé et il est accusé d’avoir fait pression sur sa ministre de la Justice pour éviter un procès à une grande entreprise. Son image a pris un sacré coup en raison de toutes ces maladresses et certains estiment que son bilan, qui est tout de même bon sur le bien des aspects, est finalement décevant par rapport à tout ce qu’il avait promis. La lutte contre le changement climatique était l’un des crédos de campagne des libéraux et de son candidat Trudeau en 2015. A cette époque, le Canada sortait d’années noires dans ce dossier, le pays s’était retiré du protocole de Kyoto et le Premier ministre de l’époque, Stephen Harper, défendait l’extraction de sable bitumineux au Canada. A l’accession au pouvoir, Trudeau arrive et veut faire table rase. Il promet d’accorder la priorité à l’environnement et de réduire les subventions pour les producteurs de pétrole. Cela fait beaucoup de bien à l’image au Canada. Il signe l’accord de Paris et met en place des mesures, comme une taxe carbone  ou l’interdiction du plastique à usage unique. Mais l’acte qui a marqué les Canadiens est que par ailleurs son gouvernement a acheté très cher un oléoduc controversé qui permettra de transporter plus de pétrole dans le pays. Le Canada est un producteur de pétrole, ça génère de l’emploi, et donc il faut être fin stratège pour plaire à tout le monde dans ce dossier assez compliqué. L’achat de cet oléoduc est mal perçu, notamment par la jeunesse canadienne qui reproche à Justin Trudeau une hypocrisie dans sa politique environnementale. Mais l’achat de cet oléoduc passe très mal, notamment auprès de la jeunesse canadienne qui reproche à Justin Trudeau une hypocrisie dans sa politique environnementale. Or c’est la jeunesse qui s’était massivement déplacée pour voter pour lui en 2015.

Moussa T. Yowanga

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