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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

« Impossible compréhension entre propriétaires citadins et gardiens de bétails », c’est le titre de Coup de Badangaï 637 du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad. A travers son analyse, Dr Djiddi Ali Sougoudi  eut fait depuis hier dimanche 1er septembre 2019 un vrai constat de la situation sociale et politique qui règne dans son pays le Tchad: « Récemment un douloureux événement secoua aussi bien le monde rural que le monde urbain du Tchad: un berger peul, en colère pour quelle raison l’on ne sut, égorgea son patron et propriétaire d’un cheptel de moutons dont le peul était le gardien. Odieux crime qui s’était passé dans le Chari-Baguirmi et qui émut toute l’humanité! Rappelons qu‘il existe une pratique séculaire, celle de voire les citadins assez bien nantis acheter du bétail qu’il font garder par des pastoureaux payés annuellement ou les font confier à des proches parents dont les enfants ne sont pas scolarisés ou déscolarisés par cette exploitation digne d’un esclavage moderne. La relation propriétaire-pâtre ou propriétaire-proche parent et gardien-engagé est une relation conflictuelle d’une incompréhension courante. Les propriétaires du bétail, isolés dans leurs cités, croient avoir tout donné aux pastoureaux puisqu’ils paient un salaire et d’autres dons sporadiques en nature (vivres, thé, sucre, habits, cordages, tentes....), exigeant une soumission total et un labeur insoutenable envers ces bergers malingres et émaciés, aux corpulences déshéritées qui contrastent avec celles de leurs patrons qui, eux, sont d'un teint brillant et d'un embonpoint d’obèse. Garder des animaux, surtout comme les dromadaires, les faire pâturer, les abreuver et les soigner en cas de maladie est une corvée ingrate, soutenue et d’une grande lassitude physique et morale. Tout serviteur des animaux devient à la longue un homme rabaissé physiquement et moralement. À cette exploitation de l'homme par l’homme s’ajoute l’ingratitude des propriétaires d'animaux et leurs exigences exagérées voire révoltantes. Certains exploitants de ces services de bergers mal payés sont d'un sionisme qui ne respecte aucun droit. N'en parlons pas des droits élémentaires à l'éducation et aux soins des progénitures de ces pâtres, exploités et maintenus dans l'ignorance. De là résultent les réactions épidermiques du berger aigri et vindicatif qui exprime avec furax son mécontentement à coup de poignard, de flèche, de sabre voire par une arme à feu. (À suivre) ».

Trois de ses compatriotes eurent respectivement décidé de donner leurs avis

Ahmat Dary Bechir : « C’est la supposée crise économique qui a poussé les citadins de s'en mêler dans les affaires des villageois pour pouvoir survivre. Ils achètent des caprins et des bovins dont le gardien est un villageois, peuls ou d'autres. Ceux derniers peuvent tromper leurs patrons en toute circonstance et en tout moment.les Tchadiens ont le même cœur problématique que ce soit le gardien ou le propriétaire et voici les conséquences... »

Eva Souleyman : « Il y a pas longtemps j'ai regardé un documentaire du Tchad sur les enfants bouviers dont ce que tu relates. Il faudra moderniser les modalités de payement entre propriétaire et gardien devant les chefs des localités qu'elles soient mensuelles et payer en cash ».

Meltanan Gomintan : « Certains pays de l'Afrique ont pu facilement résoudre ce problème. Au Tchad nous voulons toujours résoudre nos problèmes d'abord par des relations de familles, d'ethnies et de tribus voir même de religions avant de voir l'aspect du droit, de l’humanitaire. C’est ce qui tue notre pays. On parle de ce qui s'est passe dans le Chari Baguirmi peut être parce que ce n'est pas loin de N'Djamena. J'ai visite par curiosité des centres de sante a l'intérieur du pays ou on a vu des bergers grièvement blesses, des propriétaires tues, blesses. Le conflit éleveurs agriculteurs vient occulter ce fléau qui prend de l’ampleur. Peut être qu'il faut réglementer la fonction de bouvier et le courage aussi de réglementer l'élevage. Nous sommes au 21eme siècle et nous devons changer de comportement ».

 

« Que faire de ces fonctionnaires qui sont de plus en plus nombreux et ne travaillent pas sans décrets : postes de responsabilité ? »Question posée par l’économiste et analyse politique Kébir Mahamat Abdoulaye, suscitant depuis le 1er septembre 2019 des énormes réactions de ses compatriotes Tchadiens.

Dahab Abdoulbagui : « Que dire des fonctionnaires et des anciens ministres qui passent leur temps sur Facebook au lieu de travailler ? Ils gagnent des salaires indûment. Ils ne sont pas différents de ceux qui ne veulent plus regagner leur poste d'origine ».

 

Kebir Mahamat Abdoulaye :«Cher frère Dahab Abdoulbagui, il faut nuancer ton affirmation péremptoire et qui ne fait aucune proposition !Aujourd'hui, les médias sociaux ou réseaux sociaux (Facebook, e-mail, Whatsapp, YouTube, Twitter, LinkedIn...) font partie de culture et paysage de l'activité professionnelle d'un fonctionnaire donc d'un salarié comme les journaux, radios...étaient dans un passé récent ! En effet, les réseaux sociaux ou médias sociaux permettent de s'informer (suivre l'actualité nationale et internationale, communiquer avec son environnement professionnel, familial...) de dialoguer, échanger de correspondances, des e-mails, vidéos, documents... et faire assurer une communication publique ! Cependant, il ne faut pas en abuser pendant les horaires de travail, s'il existe !

 

Zara Mahamat Yacoub:«Dahab Abdoulbagui,Morte de rires .Vivement que tous les fonctionnaires et les anciens ministres passent leur temps sur Facebook, le Tchad en sera grandi ».

 

Dahab Abdoulbagui : «Zara Mahamat Yacoub, est-ce normal de voir tous les jours des fonctionnaires sur Facebook en train de faire des commentaires pendant les horaires de travail ? Quant à Kebir Mahamat Abdoulaye, c'est faux ce que tu dis. Les fonctionnaires qui sont sur Facebook interviennent avec leurs comptes personnels pour des discussions avec leurs amis pendant les horaires de travail. Il ne faut pas tromper les gens ».

 

Zara Mahamat Yacoub : «  A quoi ça sert de faire certificat de prise de service et rester à la maison. Autrement une autre manière de continuer à détourner l'argent public .Ils sont complexes ».

 

Kebir Mahamat Abdoulaye : « Zara Mahamat Yacoub, certes, on ne doit pas encourager à rester à la maison cependant, à défaut d'être affecté à un nouveau service et à défaut d'avoir des bureaux de travail, certains passent leur temps dans les bureaux des autres ou sous les arbres. C'est cette situation qui pousse d'autres à rester à la maison ! »

 

Souleyman Haggar : « Zara Mahamat Yacoub, le certificat de prise de service permet à la Solde de payer l'agent en question sur une nouvelle base, à savoir le salaire indiciaire plus des indemnités s'il a droit et non les émoluments de la fonction qu'il vient de quitter ».

 

Zara Mahamat Yacoub : « Souleyman Haggar, je comprends parfaitement pour avoir été fonctionnaire. Déjà le fait de lui payer le salaire indiciaire sans l'utiliser est un manque à gagner pour l'état .A mon avis il ne sert à rien de payer les gens sans pouvoir les utiliser .J'ai toujours prôné la création dans les services publics des cellules ou commissions pouvant réfléchir ou planifier de projets ou faire tout simplement de projections voire de simulation dans différents domaines. Une telle initiative peut aider à occuper tous ces cadres qu'on paie à ne rien faire et avoir des documents ou références (évolution, évaluation du Tchad....) pouvant aider dans la conception et planification ».

 

Kebir Mahamat Abdoulaye : « Je voudrai rappeler à certains amis que, quand un fonctionnaire nommé à un poste de responsabilité dans un service déterminé, il doit regagner après la fin de sa fonction son corps d'origine pour reprendre service. Ensuite un certificat de prise de service et une attestation de présence effective lui seront délivrés. Ce qui lui confère la qualité en position d'activités donc de rémunération. Mais beaucoup de décrétés ne font pas, ils préfèrent rester à la maison ou faire d'activités privées jusqu'à attendre d'autres postes de responsabilité par décret ! Par contre des bons exemples, je connais l'exemple d'un ami, Ex ambassadeur de France au Tchad. Après la fin de sa mission au Tchad, il a regagné son Ministère d'origine à Paris pour travailler avant d'être nommé de nouveau Ambassadeur de France au Liban. Même au Tchad, certains fonctionnaires nommés à des Postes de responsabilité ont regagné leur service et corps d'origine. Mais ce n'est pas le cas des milliers d'autres fonctionnaires. Cependant certains estiment dérangeant de revenir à son Ministère d'origine reprendre service ou dans des postes moins « honorifiques » après avoir occupé de hautes fonctions même de niveau intermédiaire. Ce sont des raisons qui ne se justifient pas au regard des textes législatifs, réglementaires, du point de vue d'éthique, de la déontologie et de la morale ! Enfin l'instabilité des fonctions et la prolifération des décrets ont multiplié et développé ce phénomène de « démobilisation » de ces fonctionnaires et parfois mêmes les plus utiles d'entre eux ! Mais une prise de conscience est nécessaire de ce phénomène qui prend de l'ampleur et qui fait vider l'administration de ces cadres compétents, talentueux....! »

 

Hassan Bouyebri : « Kebir Mahamat Abdoulaye, l’exemple de diplomate français donné ici me paraît curieux. Beaucoup de cadres tchadiens de divers niveaux et de divers ministères nomment les diplomates à la fin de mission regagnent leurs ministères et reprennent leurs services ordinaires. Ils auraient pu servir d’exemple beaucoup plus parlant à la place et lieu de ce français pris en exemple sans correspondre à notre contexte ».

 

Kebir Mahamat Abdoulaye : « Cher frère Hassan Bouyebri, merci beaucoup pour ton commentaire. Cependant bien que j'ai donné l'exemple du diplomate français, j'ai aussi cité le cas des fonctionnaires Tchadiens qui retournent et reprennent service dans leur Ministère d'origine. Enfin il ne faut pas hésiter de prendre de bons exemples même s'il s'agit en France ou un autre pays anglophone, arabophone, lusophone....! Merci et bon vendredi ! »

 

Yedita Nadyam : « Beaucoup d'entre eux n'ont aucune notion des règles élémentaires qui gouvernent la fonction publique. Le poste de responsabilité ne constitue pas un droit acquis pour un agent public. Seul le grade, dans la hiérarchie des cadres des administrations publiques reste une propriété exclusive de l'agent public mais qui peut néanmoins le perdre en cas de faute lourde commise dans l'exercice de ses fonctions. Tous ceux qui ne regagnent pas leurs corps d'origine pour y reprendre service après être relevés de leurs fonctions doivent, en principe, être sanctionnés conformément aux textes qui régissent la fonction publique ».

 

 

La Rédaction

 

 

 

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