Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Rien ne va toujours pas bien dans le monde où les informations ne sont guère rassurantes. Aucun continent, aucun pays n’est à l’abri d’évènements dramatiques liés souvent à la méchanceté humaine ou parfois à d’innombrables catastrophes naturelles aux conséquences dommageables pour l’espèce humaine. Parmi le flux d’informations continues et bouleversantes les unes que les autres, la Rédaction s’est attachée durant cette semaine à sélection pour vous, une série de quatre articles publiés par les confrères du journal le Temps, Le devoir, la RTBF et le journal de Montréal. Sans présager de la réaction  de chacun ou chacune au terme de la lecture de ces articles, la Rédaction vous conseille malgré tout de rester serein. Bon week-end à toutes et à tous !

 

Au soudan, la RTBF en partenariat avec l’AFP a publié depuis hier 31 août, une information selon laquelle l’ex homme fort de Khartoum, Oumar el-Béchir  a été inculpé par la justice pour possession illégale de fonds étrangers : «L'ancien président soudanais Omar el-Béchir, destitué par l'armée le 11 avril après 30 ans au pouvoir, a été inculpé samedi par un tribunal de Khartoum pour possession illégale de fonds étrangers et utilisation frauduleuse de ces fonds, a indiqué un juge. Les autorités «ont saisi 6,9 millions d'euros, 351.770 dollars et 5,7 millions de livres soudanaises au domicile de M. Béchir, illégalement entrés en sa possession et utilisés », a précisé le juge Al-Sadiq Abdelrahman. Selon le juge, l'ancien président encourt jusqu'à 10 ans de prison pour l'acquisition de ces fonds et jusqu'à trois ans pour les transactions illégales. Le procès du président déchu s'est ouvert le 19 août, deux jours après la signature d'un accord entre les militaires au pouvoir depuis sa chute et les meneurs de la contestation sur une période de transition. Omar el-Béchir Béchir avait alors été informé par le parquet qu'il faisait face à des accusations de "possession de devises étrangères, de corruption" et de trafic d'influence. Durant la première audience, un enquêteur avait affirmé que l'ex-président avait avoué avoir reçu d'importantes sommes d'argent saoudien en espèces -à hauteur de 90 millions de dollars (80 millions d'euros). « Mon chef de cabinet (...) a reçu un appel du bureau du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane disant qu'un 'message' allait arriver à bord d'un jet privé », a confirmé Omar el-Béchir lors de son audience samedi. Le prince saoudien « ne voulait pas que son nom apparaisse et on nous a dit que si les fonds étaient déposés à la banque du Soudan ou au ministère des Finances, leur source devrait être identifiée », a-t-il ajouté. La prochaine audience a été fixée au 7 septembre, selon un journaliste de l'AFP sur place ».

 

En Europe dans le vieux continent, la presse canadienne en général et Le Devoir en particulier, publie depuis le jeudi 29 août une information fort inquiétante selon laquelle la rougeole gagne du terrain, selon l’organisation mondiale de la santé : «Après plusieurs années de progrès constants en vue de l’élimination de la rougeole dans la région européenne de l’OMS, le nombre de pays ayant atteint ou maintenu l’élimination de cette maladie a diminué. Telle est la conclusion émise par la Commission régionale européenne de vérification de l’élimination de la rougeole et de la rubéole (CRV) sur la base d’une évaluation des rapports de situation annuels soumis par les 53 États membres de la région pour 2018. La CRV a déclaré que pour la première fois depuis le lancement du processus de vérification en 2012 dans la région, quatre États membres (Albanie, Grèce, Royaume-Uni et République tchèque) ont perdu leur statut de pays ayant éliminé la rougeole. « La reprise de la transmission de la rougeole est un problème préoccupant. Si l’on ne parvient pas à établir et à maintenir une couverture vaccinale élevée dans chaque communauté, les enfants et les adultes connaîtront des souffrances inutiles, et certains seront voués à une mort tragique », a expliqué dans un communiqué le président de la CRV, le docteur Günter Pfaff.

En revanche, l’Autriche et la Suisse ont obtenu le statut d’élimination après avoir démontré l’interruption de la transmission endémique pendant au moins 36 mois. En ce qui concerne la région dans son ensemble, 35 pays étaient considérés à la fin de 2018 comme ayant obtenu ou maintenu l’élimination de la rougeole (contre 37 en 2017), deux avaient interrompu la transmission endémique (pendant 12 à 35 mois), 12 étaient encore confrontés à une transmission endémique, et quatre ayant précédemment éliminé la maladie devaient faire face à une reprise de la transmission de la rougeole. L’augmentation du nombre de cas qui a commencé en 2018 s’est poursuivie en 2019 avec environ 90 000 cas signalés au cours des six premiers mois de l’année, un nombre déjà supérieur à celui enregistré pour l’ensemble de l’année 2018 (84 462 cas). La CRV a également conclu que la situation s’est améliorée en ce qui concerne la rubéole : 39 pays ont atteint ou maintenu leur statut d’élimination (contre 37 en 2017), trois pays ont interrompu la transmission endémique (contre cinq en 2017) et 11 pays sont toujours considérés comme étant confrontés à une transmission endémique de la maladie.»

 

En Colombie en Amérique du sud, le journal le Temps a publié le vendredi 30 août  un article annonçant le retour à la lutte armée d’ex-FARC ayant regagné la légalité : «L’annonce de la reprise des armes par d’ex-chefs des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) n’a pas vraiment surpris. A la réponse cinglante du président colombien se mêle la prudence des observateurs et médiateurs. Le processus de paix en Colombie est-il en danger? L’annonce, jeudi, d’anciens membres des Forces armées révolutionnaires colombiennes (FARC) de leur retour à la lutte armée a rappelé combien l’accord signé à La Havane en 2016 avec le gouvernement central était fragile. Dans une vidéo d’une trentaine de minutes diffusée par les guérilleros, Ivan Marquez, ex-numéro 2 des FARC et négociateur principal à La Havane, fustige le non-respect du processus de paix par Bogota. L’annonce pose aussi la question du rôle des médiateurs face à une résurgence du conflit. La Suisse, notamment, s’est impliquée dans le processus de paix depuis plusieurs décennies. Le regain de tensions «ne va pas forcément durer», tempère Jean-Pierre Gontard, ancien médiateur du conflit envoyé par la Suisse. «Je pense qu’il faut attendre, laisser couler ce type d’annonce. Il ne faut pas croire que tout le monde en Colombie a accepté le processus de paix en un claquement de doigts, il y a un certain nombre de gens, d’ex-membres des FARC qui n’avaient pas envie de changer de vie, continue-t-il. Mais je ne suis pas inquiet concernant la remise en cause de l’accord de paix.» L’ancien diplomate se dit toutefois troublé par le retournement de veste d’Ivan Marquez, qui s’était affiché comme un soutien prononcé de la paix pendant les négociations, au contraire d’autres leaders. «Ce n’était pas attendu qu’il passe de l’autre côté comme cela, d’un coup», avoue Jean-Pierre Gontard.

Le retournement de certains ex-FARC rappelle aussi que «la sécurité en Colombie ne s’est pas améliorée depuis 2016», remarque Mateo Jaramillo Ortega, responsable de la Croix-Rouge à Bogota. «Il est trop tôt pour dire comment réagir aux guérilleros d’Ivan Marquez. On ne sait pas vraiment qui ils sont, combien ils sont, ni où ils sont.» Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), de son côté, juge l’annonce des ex-FARC «préoccupante» et «appelle les protagonistes à renoncer à toute violence dans un contexte où le renforcement des accords de paix et le dialogue sont plus que jamais nécessaires. […] La Suisse est disposée à accompagner et soutenir de futures négociations si les parties le demandent.». Loin de relativiser la vidéo mise en ligne par les guérilleros, le président colombien Ivan Duque, favorable à un accord plus dur avec les FARC, a annoncé «la création d’une unité spéciale afin de poursuivre ces criminels avec des capacités renforcées de renseignement, d’enquête et de mobilité sur tout le territoire colombien». En prime, une récompense de 800 000 dollars est prévue pour la capture de chacun des dissidents aperçus dans la vidéo. Duque a par ailleurs accusé Ivan Marquez et sa «bande de narcoterroristes» de bénéficier «de l’appui et de l’hébergement de la dictature de Nicolas Maduro», le président du Venezuela voisin. Une référence au rapprochement d’Ivan Marquez avec l’Armée de libération nationale (ELN), autre groupe armé colombien opposé à Bogota et que le gouvernement Maduro est soupçonné de soutenir».

 

A Hong Kong, climat toujours tendu ce week-end rapporte le vendredi 30 août le journal de Montréal en partenariat avec l’AFP. L’interdiction d’une grande manifestation pro-démocratie prévue samedi et l’arrestation de plusieurs figures de la contestation font craindre de nouvelles violences : « À Washington, le président américain Donald Trump, dans un premier temps critiqué pour son apparente bienveillance à l’égard des autorités communistes dans leur gestion de la crise, a lancé un appel au calme, exhortant Pékin à agir «avec humanité» à l’égard des contestataires à Hong Kong. L’ancienne colonie britannique traverse depuis près de trois mois sa pire crise depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des manifestations et des actions quasi-quotidiennes qui ont parfois dégénéré. Une situation inédite à laquelle les autorités de la région semi-autonome peinent à répondre.  Un nouveau rassemblement massif était prévu pour samedi à l’occasion du cinquième anniversaire du refus par Pékin d’organiser des élections au suffrage universel à Hong Kong, décision qui fut le déclencheur du «Mouvement des parapluies» de 2014, marqué par 79 jours d’occupation du coeur financier et politique de la ville. Mais, invoquant des raisons de sécurité, la police a décidé d’interdire cette manifestation. Une mesure draconienne qui pourrait au contraire déclencher de nouveaux heurts avec la frange la plus radicale des contestataires, majoritairement composée d’étudiants très jeunes.

Le paradoxe est que la manifestation était convoquée par le Front civil des droits de l’homme (FCDH), une organisation non violente qui a été à l’origine des plus grands rassemblements de ces derniers mois. En particulier de celui du 18 août qui avait réuni 1,7 million de personnes selon les organisateurs, sans aucun débordement.  Après la confirmation de l’interdiction, les organisateurs ont retiré vendredi leur appel à manifester pour ne pas jeter d’huile sur le feu. D’autres initiatives, toutefois, se préparent, certains proposant un match de football, une sortie shopping de masse ou encore un rassemblement religieux impromptu...  «La police croit qu’il y a des leaders dans le mouvement et que sa décision d’interdire la manifestation va nous arrêter», confie à l’AFP sous couvert de l’anonymat une manifestante se faisant appeler Kelly.  «Nous sommes nos propres chefs et nous continuerons de sortir (dans la rue). C’est ce que le gouvernement ne comprend pas.»  Deux des représentants de premier plan du «Mouvement des parapluies», Joshua Wong et Agnes Chow, âgés de 22 ans et très populaires au sein de l’actuel mouvement de contestation, ont été arrêtés vendredi à l’aube, notamment pour «incitation à participer à un rassemblement non autorisé». Tous deux ont été inculpés dans l’après-midi et libérés sous caution.  «Nous poursuivrons le combat, nous ne nous rendrons pas», a promis M. Wong à l’extérieur du tribunal, tout en fustigeant «l’effet glaçant» des arrestations d’opposants.

 

 Les autorités «cherchent à créer la "Terreur blanche"» pour dissuader les gens de participer au mouvement social et démocratique, a-t-il ajouté, utilisant une expression désignant les tentatives de Pékin de diviser les manifestants hongkongais.Un autre militant, Andy Chan, fondateur d’une minuscule formation indépendantiste interdite par les autorités, a également été arrêté, de même que deux autres contestataires connus, Rick Hui et Althea Suen.  Et pour la première fois depuis le début en juin de la mobilisation, des députés ont aussi été arrêtés.L’arrestation de l’un d’eux, Cheng Chung-tai, a été annoncée par son mouvement Passion civique sur son site internet. La police a quant à elle fait état de l’interpellation d’un homme de 35 ans, ne l’identifiant que sous le nom de «Cheng» et précisant qu’il était poursuivi pour «complot en vue de provoquer des dégâts criminels», en lien avec le sac du Parlement en juillet.  Deux autres parlementaires partisans de réformes démocratiques, Au Nok-hin et Jeremy Tam, ont plus tard été arrêtés pour obstruction à la police, a fait savoir Passion civique. Plus de 900 personnes ont au total été interpellées depuis le début de la contestation née du rejet d’un projet de loi qui devait autoriser les extraditions vers la Chine.  Le mouvement a depuis considérablement élargi ses revendications, qui renvoient toutes à la dénonciation d’un recul des libertés et de l’ingérence grandissante de la Chine dans les affaires de la région semi-autonome, en violation du principe «Un pays, Deux systèmes» qui avait présidé à la rétrocession.  Amnesty International a fustigé «ce coup de filet ridicule à l’aube» et condamné les arrestations de M. Wong et Mme Chow, qui sont de «scandaleuses attaques contre la liberté d’expression et de réunion» et des «tactiques visant à semer la peur tout droit sorties des manuels chinois».   La police a cependant nié vouloir saper les manifestations du week-end. «C’est totalement faux», a déclaré aux journalistes son porte-parole, John Tse »

Moussa T.Yowanga

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article