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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cette manifestation contre les féminicides a eu lieu selon l’Agence France Presse(AFP) hier vendredi 13 septembre 2019, dont l’information fut publiée par la RTBF.Le reporter de l’AFP s’est laissé attirer par une déclaration très forte des manifestants : « Ca suffit ! », « Non, c'est non ! ». « Maîtrise-toi, tu n'es pas un animal ». Des centaines de personnes ont défilé vendredi à Johannesburg pour dénoncer les violences faites aux femmes et exiger du gouvernement des mesures immédiates pour les protéger.L'Afrique du Sud a été le théâtre ces dernières semaines d'une série de meurtres de femmes qui ont défrayé la chronique, dont celui d'une étudiante de 19 ans violée et tué dans un bureau de poste.Selon la ministre des Femmes, Maite Nkoana-Mashabane, plus de 30 femmes ont été tuées par leur conjoint lors du seul mois d'août.« Tous les jours je suis confronté à des enfants qui viennent frapper à ma porte pour se plaindre de viol », a déclaré vendredi à l'AFP une manifestante, Tshego Modisane, qui enseigne dans le township de Soweto. « Ces filles n'ont nulle part où aller ».

 

Les statistiques annuelles de la criminalité publiées  jeudi 12 septembre 2019 Selon l’AFP pour la RTBF, ont recensé une hausse de près de 4% des viols dans le pays pendant l'année qui s'est achevée le 30 mars dernier, avec 41.583 cas recensés par la police, soit de plus de 110 par jour.Sommé de réagir, le président Cyril Ramaphosa a promis la semaine dernière de durcir la répression des féminicides et des crimes sexuels.« Les hommes qui tuent et violent doivent rester toute leur vie en prison », a martelé le chef de l'Etat, « la loi doit changer pour qu'un violeur ou un meurtrier soit condamné à la perpétuité, sans possibilité de mise en liberté provisoire ».Les manifestants de vendredi ne lui en ont pas fait crédit et exigé « des actes, pas des mots ». « Pendant que le rand (la devise sud-africaine) monte, les femmes tombent », proclamait une banderole déployée lorsque les manifestants défilaient devant le siège de la Bourse de Johannesburg, « cher Cyril, combien vaut ma sécurité ? »Seuls quelques hommes ont défilé vendredi aux côtés des manifestantes dans le quartier financier de Sandton.Parmi eux, Siboso Mohlwayo, un étudiant en astronomie, déçu de la faible participation masculine. « Ils auraient dû venir car c'est leur responsabilité d'être humain de participer à ce combat ».L'Afrique du Sud est considérée comme un des pays les plus violents au monde. Les autorités y ont recensé 21.022 meurtres pendant l'année fiscale 2018-19, soit 58 par jour.

La Rédaction

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