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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A travers son Coup de Badangaï 633 publié depuis hier jeudi 28 août 2019, Dr Djiddi Ali Sougoudi à soulever la question de vivre ensemble entre les fils et les filles d’un même pays ou régions titré : « La prévention des conflits intercommunautaires par l’exogamie dans le BET ».Prend un témoignage assez concret ,le Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad disait-il : « Qu’un homme était étonné de ne pas voir très souvent des conflits intercommunautaires généralisés dans le BET entre de grandes tribus. La cause de cette cohabitation pacifique relève d‘une pratique courante et quasi obligation dans la majorité des tribus du BET: il s’agit de l’exogamie qui consiste à se marier hors de la famille et du clan. En effet bon nombre de tribus du BET se marient avec des tribus voisines et presque jamais dans un clan à généalogie courte où les membres se considèrent comme des frères et sœurs, tout en rendant l’endogamie comme un inceste à éviter à tout prix, formellement abhorrée par les adultes et patriarches des clans. Ainsi naquît très tôt une parenté entre tous les clans puis naquît entre les tribus des liens de parentés des uns par rapport aux autres. Lorsqu’une tribu est en chien de faïence contre une autre, les apparentés de deux tribus interagissent et jouent la médiation pour éteindre le différend à l’amiable. Au cours d’un meurtre entre deux clans ou deux tribus, chose désagréable pouvant susciter dés vengeances séculaires, les mêmes liens inter-claniques ou inter-tribaux agissent pour solder le prix du crime en cherchant un « loulouh » (trou) du crime pour engouffrer une médiation, c’est-à-dire faire des démarches primaires par les collatéraux apparentés afin d’obtenir un sursis des hostilités et une acceptation d’un règlement à l’amiable.

L’exogamie, contrairement à l’endogamie, crée des liens nouveaux et solides entre neveux d’une tribu et les oncles d’une autre, ce qui est susceptible d’amoindrir ou de rendre nulles les réactions de vendetta et autres réactions épidermiques. Lors d’une endogamie, comme entre cousins et cousines, les mariés se perpétuent entre eux, ne pouvant régénérer d’autres liens que les leurs en interclan, ce qui fait figer les liens. Certes l’endogamie n’est pas interdite par la religion islamique qui est commune à toutes les tribus du BET mais elle est détestée traditionnellement. Scientifiquement, l’endogamie dégénère les gènes, entraînant des pathologies génétiques assez bien connues et étudiées comme la drepacytose, l’hémophilie, la surdité au mode récessif etc. Une raison moderne de plus pour éviter l’endogamie à outrance pratiquée dans certaines tribus du Tchad pour des raisons religieuses, sociales ou économiques (mariages arrangés entre tontons et tantines des jeunes à moindre coût).Pour construire la paix durable entre deux communautés susceptibles de rivalité mortifère, celles du BET se marient depuis des lustres entre les belligérantes possibles pour créer ces liens si utiles à la paix sociale. Ainsi des grandes tribus ont eu à « échanger » des filles nubiles ou des femmes fécondes pour cette bonne cause de création des liens parentaux. Je suggère alors aux autorités du pays de promouvoir l’exogamie entre les communautés qui s’étripent dans certaines régions du Tchad.Quoi de plus merveilleux que de créer des liens inviolables contre des belligérances inutiles pour rétablir la coexistence pacifique et durable? »

Beaucoup Tchadiens utilisateurs d’internet eurent réagi

Ali Zakaria Hassan Bahr : « Très bonne remarque ! »

Ahmat Diar : «  Nous sommes tous inter liés par des liens aussi complexes que personne ne pourra passer outre ».

Ali Sgr Dicko : « Très d'accord, cette ouverture assoupirait les tensions sans nul doute. En outre, s'il ne manque pas la volonté (politique, religieuse...), surtout, je crains que la barrière de noblesse entretenue entre les différentes communautés concernées par les conflits surgisse avec acuité ».

Abdoulaye Yamouda Djorbo : «  Genial! exemple type à suivre pour éviter les problèmes intertribaux et adhérer a une cohabitation entre tous les tchadiens ».

Ali Kore : «  Un point de vue très valide ».

Kallamaymi Ali Allatchi Nassour : «  Ce qui es sûr chaque personne as au moins 4, 5,6 ou 10 liens de parenté avec son prochain dans le BET.il es carrément impossible d'aller dans un village du BET et prétendre trouver des gens qui n'ont aucun lien avec ceux d’un autre village du BET ».

Oumarbidi Mahamat Ali : « Docteur que Allah te protège et te garde plus longtemps mon frère. tu fais la fierté pour la grande famille du B.E.T .Merci et encore merci ».

Bandai Wouche : « Vous ne cessez de nous apprendre et d'apprendre aux autres les positives du grand BET. Merci vous très utile. Continuer ».

Ali Idriss Younouss Obzahami : «  Seul La foi en Allah peut empêcher à tuer son prochain pour des futilités. Contrairement aux autres régions du Tchad où cohabitent plusieurs communautés, le BET est habité principalement par la communauté Gorane, c’est quelque chose d’important à signaler. Toutefois, cela n’a pas empêché les sanglants conflits inter-communautaires à Faya où des armes de guerre ont été utilisées. Ainsi, les tchadiens doivent apprendre à être un peuple que d’être des communautés vivant dans un pays ».

Touiti Barkadeï Wagarmi : «  Il y a aussi le fait que les zones de pâturage et de l'agriculture sont naturellement délimités. L'agriculture se fait exclusivement dans les oasis où les chameaux n'y viennent pratiquement pas ».

Ousmane Siro : « Une très bonne idée ».

Hissene Hassane Sougui : «  Belle remarque,Docteur ! »

Abakar Ahmat Koye : « La solution à nos conflits inter communautaires n'est pas le fait d'étendre les liens tribaux par des mariages en dehors de son clans, s'il en est le cas il n' ya jamais eut au Tchad un métissage biologique aussi ancien que les Arabes et les Ouaddaï. Chercher l'origine de ce problème dans les nouvelles figures politiques de nos leaders qui cherchent à nous diviser pour s'éterniser au pouvoir ».

Djona Avocksouma : « Chez nous l'exogamie est totale, mais cela n'empêche pas les éleveurs de détruire les champs des agriculteurs, ce qui ne manque pas de déclencher des conflits, et vice versa. Je crois que le problème est ailleurs. Il faut en chercher les causes ou les déterminants et réfléchir sur notre vision de bâtir un Tchad moderne, où doivent cohabiter pacifiquement toutes les populations. Pour moi, le problème est politique et relève de la malgouvernance. On ne va quand même nous faire comprendre que ce n'est que maintenant que les tribus se découvrent alors que cela fait des temps immémoriaux que nous vivons dans cet espace qui est le Tchad. Certes, de temps en temps la dent mord la langue, mais la recrudescence des conflits ces derniers temps ne semble pas être liée à la seule volonté des populations de se détester ou de s'entretuer ».

 

 

Réagissant sur un article publié par le journal numérique La Nouvelle Tribune du Bénin titré : « Les trois raisons qui justifient la fermeture probable de 103 universités privées », signé du journaliste Benjamin Lawson. Le professeur Mahamat Seid Abazène Seid postant ses analyses sur les réseaux sociaux au nom de Abazene Aboumkoulla estime qu’une telle décision : « C'est l'esprit du sous développement intellectuel, rien d'autre. L'enseignement privé nécessite une autorisation et un suivi qui suppose un encadrement. Le service d'inspection est tenu de faire des audits afin d'orienter les institutions d'enseignement privées qui ne sont rien que des concessionnaires de l'état du moment qu'il leur confie une de ses missions régaliennes aux conditions qu'il leur fixe pour se conformer à ses exigences dans ses propres établissements qui n'arrivent plus à faire face aux demandes du marché ou celles de la population en général après le cycle secondaire. Fermer les établissements incapables, cela se comprend mais à la condition qu'ils soient irrécupérables. Cet esprit colonial interdisant l'alcool local pour imposer l'alcool importé doit être banni. Je dis alcool au lieu de produits parce que certaines initiatives me semblent venir des cabarets ».

 

Son analyse a suscité quelques réactions

Mahamat Allamine Tidjani Mahadi : «  Si seulement l'Etat faisait en temps réel ce service d'inspection et d'audit tel que vous venez de définir, on ne serait peut-être pas arrivés à ces innombrables fermetures. Le problème en est que l'Etat dors, laissant la situation s'empirer avant de réagir et souvent trop tard ».

Abazene Aboumkoulla : «  Mahamat Allamine Tidjani Mahadi, et pour des raisons subjectives, des règlements de compte par des artifices juridiques. Je prends souvent l'exemple sur ce qu'on a faussement qualifié de double emploi au ministère de la moralisation et qui continue jusque là. Des enseignants ont été amenés à cesser des activités qui leur permettaient d'arrondir la fin du mois, sans préjudice à leur charge au niveau du service. Il n'y avait pas double emploi ni activités illégales. Le double emploi c'est quand l'employeur impose au travailleur des activités non inclues dans son contrat et non pas le travail en dehors de ses heures de service, son temps libre dont il dispose comme il l'entend. Celui qui le consacre à arrondir la fin du mois ou avoir un revenu de soudure pour combler son déficit budgétaire est préférable à celui qui passe ce temps là pour s'amuser ou se saouler.Je me demande bien si on a réfléchi aux causes des manquements auxquels font face ces établissements et les solutions proposées pour leur permettre de les surmonter. Je m'interroge bien si on a mesuré les conséquences de leur fermeture. Que fera-t-on des élèves de ces écoles? Et que dire de la suspension des enseignants à l'approche de l'année scolaire pour des histoires de faux baccalauréat pour des fonctionnaires ayant parfait leur stage et titularisés dans leur grade après l'expiration du délai de recours contre les actes qui les nomment ? C'est quoi ce maraboutisme juridique ? »

 Bas du formulaireMbaindiguim Valéry : « Vraiment, ils s'accusent eux même du fait qu'ils sont défaillant de faire de faire le contrôle. C’est un mauvais esprit colonial très négatif à bannir pour de vraie. Ils n'arrivent pas à construire des établissements pour pouvoir formés le peuple et que un individu se donne ce courage il devient leur ennemis. Mais c'est de l'ignorance .ils ne savent pas ce qu'ils font ».

Abazene Aboumkoulla : «Mbaindiguim Valéry, il ne s'agit pas de laisser les initiatives privées sans contrôle. C'est plutôt mener un contrôle adéquat par l'entremise des inspections de manière à pouvoir redresser les manquements. Ce qui inclue l'encadrement pédagogique et technique, le recyclage des enseignants, l'observation des textes...tout ceci ne peut pas être réduit à la sanction laquelle ne se limite pas à la fermeture comme si le médecin devrait se limiter à amputer les membres ou organes malades au lieu de les soigner » .

 

La Rédaction

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