Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«On doit la vérité aux gens intelligents, mais on doit le mensonge aux imbéciles », eut affirmé Georges Courteline. Disons-le de façon directe :A qui les Tchadiens doivent-ils sincèrement ce mensonge historique, dénoncé vigoureusement par le confrère Nadjikimo Benoudjita dans une analyse publiée sur sa page Facebook depuis samedi 24 août 2019, dont le titre est : «Tchad, Etat néant» ? C’est une réflexion assez profonde qui devrait interpeller à plus d’un titre les Tchadiens : «Le Tchad, un mensonge historique. Ce mot qui désigne notre pays n'est que pure reproduction de l'oreille et de l'esprit déformé de je ne sais plus quel explorateur Allemand ou Français. Et c'est à partir de ce mot, pure invention, qu'on a choisi de désigner ces peuples d'origines diverses qui ont été parqués dans ce vaste enclos d'exploitation du bétail humain tchadien. Qu'on se le dise, le terreau de violence et de mépris entretenus dans lequel ont été élevés les Tchadiens depuis la brève période coloniale jusqu'à nos jours n'est pas de nature à en faire des citoyens animés d'un vouloir bien vivre ensemble. En réalité, ces peuples épars n'ont, depuis les temps moyenâgeux, vécus que d'affres et de misère. Les empires ou royaumes médiévaux qu'étaient le Kanem Bornou, le Ouaddai ou le Baguirmi, n'avaient pour essence et raison d'être que la maltraitance et l'écrasement de leurs propres peuples et l'asservissement des peuples des royaumes rivaux ou des peuples païens vivant à leurs confins. Toubous, Saras, Hadjerai, Mousseye, entre autres, n'avaient de chances de salut qu'en se réfugiant dans leurs montagnes ou forêts ».

Monsieur Nadjikimo Benoudjita comme un maître nageur professionnel, est allé en  profondeur de sa réflexion pour nous pondre une analyse politique remplie d’histoire que peu de gens n’oublieront pas aussi rapidement. Une opinion certes personnelle, mais prenant la cause d’un tout un peuple : «Relais pour la pire entreprise esclavagiste ayant marqué les peuples noirs du Soudan médiéval les Royaumes du Kanem Bornou, du Ouaddaï et du Baguirmi vidaient les peuples du Tchad, leurs propres peuples, des seuls biens qui leurs fussent propres: leur existence physique et culturelle, au profit des Arabes dont curieusement, ils s'appliquent pitoyablement à s'en attacher des racines, se revendiquant des origines yéménites, ce qui paradoxalement peut être vrai puisque les Noirs du Yemen ne sont que les survivants de cette affreuse traite qu'ils ont imposée à leurs propres peuples. Un peu comme si, tous les Africains du Golf de Guinée pourvoyeur des esclaves noirs d'Amérique, se mettaient, aujourd'hui: Camerounais, Congolais, Angolais, Nigérians, Siera Léonais, Ivoiriens, Ghanéens, etc, se mettaient à dire aujourd'hui, nous sommes des descendants de Noirs du Continent Américain. Faux? Non! Mais un peu triste quand-même. Mais les nôtres Tchadiens souffrent tellement de ce problème identitaire qu'ils renoncent à tout ce qui les lierait à leurs origines, de leurs patronymes à leurs langues. Mais bon, ne nous égarons pas du sujet qui veut démontrer les causes de l'impossible construction de l'identité tchadienne, et revenons à l'arrivée des autres blancs, ceux de l'Ouest. Récemment, la question de la souveraineté nationale est revenue avec force au devant de l'actualité, ce qui m'avait emmené à ces interrogations. Avons-nous, Tchadiens une Nation? Si oui, comment a-t-elle été construite? D'aucuns me diront que ma question est stupide, que l'existence du Tchad n'est plus à démontrer et que si je ne me sens pas Tchadien, que je dégage. Certes, le Tchad existe. La première question est, par la volonté de qui? Ma réponse ne peut surprendre que les jeunes, les moins de quarante ans, victimes d'une période récente des plus troubles et des plus instables marquées de putschs, rébellions et guerres civiles. Le Tchad existe oui. Par la seule volonté de la France qui l'a fabriqué de toutes pièces en circonscrivant (sur un territoire) des peuples dont la seule raison d'être est de servir de main d'œuvre et de chair à canons ».

Comme un universitaire avisé, l’ancien D.P de Notre Temps en exil  sur le continent américain depuis quelques années, avait su dévoiler son savoir lointain dans ce domaine précis pour recadrer de façon nette son analyse politique remplie de vérité et d’enseignement. Le proverbe français de 1611 tiré des proverbes et dictions communs n’a-t-il pas déclaré que : « La vérité peut languir, mais non périr ». Et un autre proverbe Sanskrit  dans la Bhagavad-Gita IIème siècle avant J.C de recommander à quiconque : «Sois toujours fidèle à la vérité, c’est la voie royale de l’existence ».C’est certainement dans le souci de rester fidèle à ses compatriotes africains et plus directement au peuple tchadien, dont il est fait partie, eut allé au fond de ses souvenirs universitaires ou en tant que journaliste en brisant le silence. Lui qui eut cru que : « L'épisode coloniale des travaux forcés sur les chantiers du CFCO et d'abattage du bois du Bassin du Congo et des conscriptions forcées dans les guerres européennes et coloniales n'aura cédé qu'a celles des travaux, non moins forcés dans les champs de coton pour les intérêts de la France, sous l'intelligente administration de l'IRCT et de la COTONFRAN et, les Tchadiens, éternels mercenaires de la France n'auront cessé de guerroyer pour cette métropole permanente. Après le Tchad, la RCA et la Mali, devrait-on désormais chanter. Oui, dans les livres d'histoire du Tchad, on devrait cesser de déformer la vérité et de faire des esclavagistes médiévaux du Soudan Central, des précurseurs d'un Etat tchadien et de la France un libérateur bienveillant des Tchadiens des menaces de domination de Rabah un autre esclavagiste venu du Soudan. Tous, poursuivaient le même but, ce but que seule la France continue fort habilement à poursuivre en maintenant par gouverneurs africains interposés, de ses intérêts au Tchad, ces prétendus chefs d'Etat du Tchad dont l'alternance au pouvoir est assurée par des coups de force français qui perpétuent son contrôle sur son territoire. La comptabilité des coups de force et des rebellions suscitées ou réprimés par la France suffirait à elle seule, pour convaincre les tenants d'une prétendue souveraineté nationale Tchadienne qui n'a jamais existé ».

 On dirait une chute d’eau provenant d’un plus haut barrage du monde. Monsieur Nadjikimo Benoudjita fit tomber de manière inattendue une vérité crue à travers les réseaux sociaux desquels beaucoup de personnes ayant  des bonnes connaissances de l’histoire politique du Tchad n’eurent pas aimé raconter pour des raisons personnelles à cette jeune génération des Tchadiens. Et comme déclare ce proverbe allemand que l’on retrouve dans le recueil de proverbes allemands de 1872 : « La vérité veut voir le jour ».Nadjikimo Benoudjita n’a fait qu’assurer le rôle d’ancien journaliste professionnel qui est rendre plus accessible l’information en temps réel et en toute fidélité. Selon la conclusion de son intervention: « La célébration de l''indépendance octroyée à l'éclairage d'une lampe torche, un certain 11 août 1960, a récemment fait des gorges chaudes au sein d'une jeunesse mal informée. Cette journée bâtarde symbole de la pire blague faite à ces peuples du Tchad, n'a jamais été réellement célébrée. Tombalbaye pour des raisons pragmatiques lui a fait substituer la journée du 11 janvier tandis que de Malloum à Déby, cette journée a été reléguée au second plan, celle de leur propre avènement violent au pouvoir lui ayant été préférée ».Le 13 avril, le 7 juin, le 1er décembre, voilà les journées qui ont marqué les esprits des moins de 50 ans. J'avoue que j'ai du mal à chuter tant je me suis égaré en chemin sur ce qui ne reste en fait que ce mal être personnel d'être Tchadien dont j'ai cherché à en. Partager le ressenti avec vous. Mais en fait, ailleurs, ce n’est pas tellement différent, me diront certains. C'est vrai, mais ne serait-ce que pour distraire leurs populations, ailleurs en Afrique, un minimum d'attention est accordé aux jeunes autour d'activités culturelles, artistiques et sportives. Un désert au Tchad où l'effort concernant les jeunes ne se fait que dans des enfermements politiques ou culturels: des JPPT aux RJMPS en passant par les RAJUNIR, c'est à l'embrigadement abrutissant et asservissant que les jeunes sont contenus. Mais quand celui là même qui doit construire un sentiment d'appartenance à un même pays aux jeunes s'affiche ouvertement comme le défenseur des seules cultures des Chameliers a travers l'organisation annuelle d'un méga festival des plus budgétivores aux frais des contribuables, on doit concéder que la palme de la déconstruction de ce qui pourrait être la fibre nationale revient à son dernier président, Idriss Deby Itno, le seul qui a pu avoir les atouts économiques pouvant aider à cette construction nationale. Tchad état néant, avait déjà titré Jeune Afrique au milieu des années 70. Le Tchad, état artificiel aux habitants dont la quête principale n'est pas une identité nationale qu'ils ignorent et qu'on leur refuse, puisque ne détenant dans leur majorité ni acte d'état civil ni preuve matérielle d'identité nationale mais les moyens matériels de leur survie. Bon, j'arrête ».

La Rédaction

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article