Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les tensions croissantes entre les deux nations ennemies sont loin de retombées, comme en témoigne la réaction du président iranien Hassan Rohani estimant jeudi que les sanctions américaines imposées à leur chef de la diplomatie Mohammad Javad Zarif traduisaient «la peur» et «l’impuissance» de Washington. Cette information a été rapportée jeudi 1er août par l’AFP pour le compte du journal de Montréal. Monsieur Zarif est la voix de l’Iran sur la scène international et principal interlocuteur des Européens, de la Chine et de la Russie, des pays faisant partie de l’accord de 2015, sur le nucléaire iranien violemment critiqué par les Etats-Unis, qui ont choisi de se retirer il y a plus d’un an. «Ils ont peur des interviews données par notre ministre des Affaires étrangères », a déclaré monsieur Rohani dans un discours télévisé, en faisant référence à une série d’entretiens accordées par le chef de la diplomatie à la presse internationale lors d’une récente visite au siège des Nations unies, à New York. «Il est absolument clair que les fondations de la Maison-Blanche ont été ébranlées par les mots et la logique d’un diplomate informé et dévoué », a-t-il indiqué, accusant les Etats-Unis d’«enfantillage ». «Nos ennemis sont si impuissants qu’ils ont perdu la capacité d’agir et de penser de manière sensée», a conclu le président iranien. Les sanctions infligées à monsieur Zarif ne sont qu’une nouvelle étape dans la campagne américaine de «pression maximale » sur Téhéran. Les observateurs avisés en matière des relations internationales, ne sont pas surpris de la montée de tensions entre l’administration américaine et les autorités iraniennes. Fin juin dernier, le président américain avait annoncé des sanctions «dures » à l’encontre du Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.L’imprévisible  président des Etats-Unis avait prévenu que le ministre iranien des Affaires étrangères subirait «bientôt » le même sort. Les sanctions prévoient le gel de tous les actifs que monsieur Zarif possèderait aux Etats-Unis et interdisent toute transaction avec lui, a précisé le Trésor américain dans un communiqué. Sauf le cas de voyages pour participer aux activités de l’ONU à New York, les Etats-Unis feront tout pour l’empêcher de voyager paisiblement à l’étranger. «Les Etats-Unis envoient un message clair au régime iranien que son comportement récent est totalement inacceptable », a souligné le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

 Depuis le retrait unilatéral américain en mai 2018 de l’accord international de Vienne, les relations entre Washington et Téhéran se sont considérablement détériorées. L’accord en question mettait le programme nucléaire iranien sous un strict contrôle international en échange de la levée des sanctions économiques. Les autorités américaines jugent l’accord totalement insuffisant et accusent l’Iran de déstabilisation dans la région. Washington a établi les sanctions économiques et mis en œuvre une campagne de «pression maximale» contre Téhéran. Depuis, la tension n’a fait qu’augmenter. L’Iran s’est affranchi début juillet de certains de ses engagements pris dans le cadre de l’accord sur son programme nucléaire et menace de poursuivre son désengagement graduel du pacte si les autres Etats parties ne lui permettent pas de contourner les sanctions américaines, qui asphyxient son économie. Et depuis mai, des sabotages et attaques de navires dans le Golfe-imputées par les Etats-Unis à Téhéran, qui dément- de même que la destruction d’un drone américain par l’Iran ont encore fait monter la pression. Selon un haut responsable de l’administration Trump ayant requis l’anonymat, «Zarif est le visage du régime qui répand à l’étranger la propagande et les campagnes de désinformation favorables au programme nucléaire de Téhéran, à ses missiles basiliques et à ses réseaux terroristes». «Cela fait bien trop longtemps qu’on lui permet de se faire passer pour un représentant raisonnable et crédible de l’Iran », a-t-il ajouté, en référence à l’image de modéré de monsieur Zarif, appuyée par son anglais courant, son humour et ses études aux Etats-Unis. «Aujourd’hui, le président Trump a décidé que ça suffit », a affirmé le haut responsable.

Moussa T. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article