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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Qui aurait cru que les Africains conscients de l'avenir de leur continent allaient d’un jour à l’autre abandonner rapidement leur colère provoquée par l’allocution d’une cinquantaine de minutes prononcée le 26 juillet 2007 à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal par l’ancien président français Nicolas Sarkozy, mais rédigée par son conseiller Henri Guaino. A cette occasion, il eut déclaré notamment que la «colonisation fut une faute tout en estimant que le «drame de l’Afrique» vient du fait que «l’Homme africain n’est pas assez entré dans l’Histoire». Nicolas Sarkozy est allé plus loin en estimant que : «Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance. […]. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n' y a pas de place ni pour l'aventure humaine ni pour l'idée de progrès»Finalement qui est donc cet Africain ou cette Africaine, qui trouva réaliste le discours de l’ancien président français Nicolas Sarkozy? Disons-le sans détour personne n'aurait apprécié ce discours paternaliste, surtout les jeunes qui l'ont perçu comme une  provocation, voire une moquerie envers toute l'Afrique. Pourtant, les fils et les filles du continent africain se battent sur tous les fronts pour rétablir la vérité et relever les défis afin de tordre le coup à un certain nombre de clichés véhiculés par une catégorie des personnes qui sous-estiment encore leurs capacités intellectuelles et physiques, à l’exemple de ce colloque autour du thème : «Afrique 2040,vision du futur» organisé du lundi 29 au mardi 30 juillet à l’Hotel Hitlon à Berlin, capitale allemande par l’Association pour la Recherche Libre et la Coopération Internationale(AFRIC) ou AFRIC-Assocation For Free Research and Internatinational Coopération. Dans un entretien réalisé par le journaliste Eric Mocnga Topona de la Deutsche Welle(D.W) également un des intervenants du colloque, Mikael Cheuwa  en tant que Coordinateur de ladite Association a livré de façon explicite certains points essentiels sur son association et les raisons pour lesquelles une telle rencontre internationale a  pu se tenir à Berlin en Allemagne. Permettant aux invités venant de tous les horizons de la planète d’en débattre sur des thèmes fondamentaux et divers.

Eric Mocnga Topona : L’Association pour la Recherche Libre et la Coopération Internationale(AFRIC), dont vous êtes le Coordinateur a organisé du 29 au 30 juillet 2019 à Berlin la Capitale allemande un Colloque autour d’un thème évocateur : «Afrique 2040, vision du futur».Pourquoi une telle rencontre ?

Mikael Cheuwa : L’association a pris la décision d’organiser ce colloque après le constat qu’elle a eu à faire par sa propre expérience lors de ses différentes missions d’observation et lors des recherches a caractère social économique et politique.  Les résultats des recherches ont montré que les problèmes qui freinent le développement de l’Afrique sont pour la plupart connus mais sans toutefois être résolus. Le but de ce colloque était donc d’avoir le point de vue et un apport de solutions des experts vivant sur le continent et de ceux le représentant a l’extérieure.

Quels ont été les participants ?

Les participants qui ont assisté à l’événement étaient entre autres des journalistes, des experts dans les domaines énergétiques, économique, politiques et gouvernances, il y avait aussi une forte présence d’ambassadeurs Africains installés à Berlin.

Quelles sont les principales recommandations de la rencontre de Berlin ?

Les thématiques développées étaient bien diverses nous avons eu lors de ce colloque des exposées sur : «La gouvernance en Afrique, La gestion de l’économie, l’éducation, la lutte contre la corruption, le développement de stratégies pour attirer les investisseurs, le développement du secteur agricole et touristique, La restauration de la démocratie, les conditions politiques et économiques pour une Afrique émergente et le rôle dans femmes dans le développement du continent». 

Selon vous, quelles sont les conditions de l’émergence de l’Afrique ?

Pour répondre à cette question je citerais deux de nos participants. Sur le plan économique comme l’a mentionnée le Dr. Souleymane Astou Diagne, Le développement de l’Afrique passerait par la formation d’un bon capital humain ce qui manque à certain pays, par une lutte acharnée contre la corruption, par un renforcement de la transparence des systèmes économiques, juridique et financiers. Sur plan Politique Je citerais l’ancien porte-parole de Laurent Gbagbo qui a assisté à l’événement et qui a dit : pour que l’Afrique se développe il faudrait qu’il y ait une réelle alternance de pouvoir, une réelle démocratie car le multipartisme est souvent confondu a de la démocratie et il faudrait que les chefs d’états apprennent à tenir leur engagement et à écouter l’opposition. Je retiens de ce colloque que les participants ont montré une réelle détermination et un engagement pour fournir des solutions qui pourront aider l’Afrique à aller de l’avant. La forte présence d’ambassadeurs prouve la aussi l’intérêt portée a ce colloque. En somme ce fut un réel succès

Présentez-nous brièvement votre association et ses objectifs ?

Notre association a la base est une association qui rassemblait des jeunes qui partageaient la même idéologie, cette d’une Afrique qui se développe et trouve des solutions a ses problèmes de la manière Africaines. Nous avons donc en début de l’année dernière crée notre site web Afric.online sur lequel nos différents participants (Etudiants africain vivant en Europe ou en Afrique, Activistes, membre d’autre ONG) écrivaient des articles par rapport au sujet important et de ce fait nous proposions déjà une alternative a tout ce que les chaines d’information étrangères pouvaient publier. Voila ce qui faisait notre diffèrent Une analyse écrite a la source par des gens plus proches. Aujourd’hui l’association ne se rate pas la et a pour objectifs d’éveiller les consciences et montrer à la jeunesse Africaine que tout est possible si nous travaillons ensemble.

Quelles sont les actions que vous avez déjà menées ?

Oui nous avons déjà à notre actif 4 missions d’observations : Zimbabwe, Madagascar, RDC et très récemment l’Afrique du Sud. Toutes nos missions d’observations se sont très bien déroulées et nous espérons en accomplir encore plus.Nous avons toujours des projets pour le continent. Nous cherchons aujourd’hui des collaborations avec des partenaires ou ONG qui ont les mêmes objectifs que les nôtres pour pouvoir impacter l’Afrique encore plus. De manière positive bien sûr. 

Parlera-t-on des recommandations à l’issu de cette colloque de Berlin en Allemagne ?

A la sortie de ce colloque nous allons produire un document contenant toutes les recommandations pertinentes qui ont été faites et ce document sera envoyé aux différents chefs d’états. Ces recommandations seront également partagées lors de futur forums.  Pour finir J’inviterais les Jeunes a visiter notre site web: afric.online et notre page Facebook :  https://www.facebook.com/AFRICONLINE.1/ pour ne rien rater de nos activités.

Propos recueillis par Eric Mocnga Topona, correspondant spécial à Bonn en Allemagne

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