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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Alors que l’on s’inquiète du réchauffement climatique partout à travers le monde, le sort de la girafe en Afrique devient également préoccupant au point de susciter un intérêt si particulier matérialisé par la publication d’un article assez sérieux et alarmiste par son titre «Afrique, la girafe et la menace d’extinction silencieuse ». C’est la RTBF citant l’AFP qui relaye cette information peu relatée par la plupart des médias. Selon l’AFP, comme beaucoup de personnes, monsieur Lesaiton Lengoloni se posait peu de questions pendant longtemps lorsqu’il rencontre sur son chemin ce grand animal terrestre. « Avec une girafe, on  pouvait nourrir le village pendant plus d’une semaine », se rappelle ce berger Samburu  originaire du centre du Kenyan. «Il n’y avait pas de fierté particulière à tuer une girafe, pas comme un lion », explique cet homme au visage buriné par le temps, appuyé sur un bâton.

Peu importe si la chasse de cet animal charismatique est assimilée au braconnage, «C’était un moyen de subsistance, on mangeait la viande, on servait de la peau pour le cuir et pour fabriquer des remèdes, et les queues étaient symboliquement offertes aux aînés », ajoute-t-il. Cependant au fil des ans, précise-t-il, les girafes réticulées, la sous-espèce vivant dans cette région, se sont raréfiées. Sur fond de croissance démographique, leur habitat a été de plus en plus fragmenté et réduit, alors que certains continuent de tuer les girafes uniquement pour leurs os et cervelle, considérés comme des remèdes contre le Sida. A l’échelle du continent africain, le nombre de girafes a connu une diminution à hauteur de 40% entre 1985 et 2015, pour atteindre environ 98 000 individus, d’après des chiffres fournis par l’Union internationale pour la protection de la nature (IUCN), qui identifie toutefois des dynamiques régionales distinctes. Dans certains pays comme la Somalie, le Soudan du Sud et la RDC et la Centrafrique, les conflits favorisent le braconnage et rendent quasi impossible toute tentative d’étudier et protéger les girafes. Alors qu’en Afrique australe, on enregistre des hausses assez remarquables, en Afrique de l’Est, la girafe réticulée a perdu quelque 60% de ses individus tandis que la girafe nubienne a connu une baisse tragique de 97%. La girafe du Kordofan a subi une baisse de l’ordre de 85% de sa population en Afrique centrale. Le classement de la girafe comme catégorie des espèces vulnérables par l’IUCN a été accueilli avec une relative surprise. En 2010, la précédente évaluation classe la girafe comme préoccupation mineure. « La girafe est un grand animal que l’on voit assez facilement dans les parcs et réserves, ce qui a pu donner la fausse impression que le tout allait bien », observe Julian Fennessy, co-président du groupe de spécialistes de l’IUCN pour les girafes et okapis. « D’autant que le problème se situe principalement en dehors des espèces protégés ».

Moussa T. Yowanga

 

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