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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La Fondatrice de la Station de Radio Dja-FM, madame Zara Mahamat Yacoub a publié depuis hier mercredi 24 juillet cette observation sur ce qui se passe dans son pays le Tchad : «Mon Dieu où va le Tchad. Ils dilapident les biens publics au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés. Ils détournent les missions à eux confiées pour leurs intérêts personnels sans être inquiétés. Ils abusent de leurs prérogatives sans être inquiétés. Dénoncer, crier sur tous les toits et toiles du monde les délits par eux commis ils ne sont nullement inquiétés ».

Quelques réactions de ses compatriotes internautes

Deuh'b Zyzou : « Ils achètent à boire à tout un bar. Ils farotent (verbe frimer) les artistes musiciens qui finissent par chanter avec leurs noms. Ils sont aimés, syndrome de Stockholm».

Soumaine Issa Mht Koubar : «  C'est comme si ces derniers temps on ne parle plus de crise».

Celine Narmadji : «Quand ceux qui ont la charge sont aveuglés par la cupidité, le sadisme, la méchanceté et autres. C'est le peuple qui en pâtit et toutes ces manœuvres politiciennes accompagnées de la mauvaise gouvernance à toutes les échelles jusqu'à considérer le Tchad comme un butin de guerre est pitoyable. Cependant, cette situation ne persiste que grâce à la bénédiction de la population qui accepte de subir toutes les formes de violations de leurs droits. L'une des violations la plus flagrante est l'escroquerie et l'arnaque qui se font autour de l'établissement de la carte d'identité nationale. Certains citoyens se privent de leurs repas d'une semaine voire un mois en déboursant une somme colossale (5000 à 50.000 Fcfa) pour effectuer la demande d'émission de cette pièce et qui jusqu'à présent éprouvent de la peine à entrer en possession. Ce service en charge de délivrance de la carte se plait à laisser entendre à tous ceux qui se rapprochent de lui pour obtenir des informations relatives à leur pièce que «cette prestation est vendue à une autre société». Ainsi, ceux qui ont déjà leurs reçus en main, sont appelés à repayer pour même la pièce dont l'obtention est hypothétique. Comment peut-on prétendre avec de tels actes amorcer le processus de la démocratie à travers les élections ? »

Prince Masra : «Oui et on nous demande quelque fois de les applaudir... »

Ahmat Mahamat Tibeck : «  Ma sœur,  tous manquons de patriotisme. Si les gouvernants sont les premiers responsables par la dilapidation des biens publics, nous autres aussi sommes responsables par notre inertie pour  mener des actions d'envergure pour faire changer la situation. Ce qui se passe au Tchad ne peut se passer nulle part dans un autre pays »,

Zara Mahamat Yacoub : «Ahmat Mahamat Tibeck,tout à fait d'accord avec toi mon frère . Par notre inertie nous cautionnons d'une .manière ou d'une autre »

Ahmat Mahamat Tibeck : « Chère sœur, tous les tchadiens vivent, dans leur chair, douloureusement les conséquences de la mauvaise gouvernance du pays. Mais ils ne savent à quel saint se vouer. Ils ont besoin d'un leader patriote, charismatique, honnête ayant un peu la crainte divine pour les mobiliser à la prise de conscience pour mener des actions pour un changement de la situation. Parce que tous les politiciens actuels, ou du moins dans leur majorité, ne font que la politique de leur ventre. Si tu es partante nous allons nous ranger derrière toi. Le changement exige des sacrifices énormes ».

 

Dr Djiddi Ali Sougoudi eut décidé de parler dans son Coup de Badangaï 615 du mercredi 23 juillet 2019 d’un problème assez délicat : «Que sont devenus les médecins cubains recrutés par l’Hôpital de la Renaissance ?», s'interroge-t-il.  «Il y a une année, je portais des doutes sur la qualité de certains médecins cubains recrutés sur contrat par l’Hôpital de la Renaissance. Certaines voix m’ont reproché d’avoir eu des critiques trop acerbes, me prenant pour un jaloux à la mauvaise langue. Sans me douter de la qualité de la Médecine au pays de Castro ou de Raùl, certains médecins cubains venus au Tchad dans le cadre de la coopération ne répondent pas aux attentes de la population en qualité de soins. Certains confrères tchadiens furent surpris de ce manque de sérieux de leurs confrères cubains qui pavanaient entre l’Hôpital, les grillades de viande et débits de boisson (bars) aux alentours de H.R avec des prescriptions et des références insolites voire aberrantes qui laissent des sourires sous capes. D’ailleurs, dans une réunion de l’Hôpital de la Renaissance, le patron du projet de cet Hôpital, Monsieur Guy Collet, a vilipendé la médiocrité de certains médecins cubains recrutés par son institution. Ainsi certains de ces médecins ont été congédiés en catimini. D’autres, peut-être les bons, y continuent à exercer. Il revient au gouvernement tchadien d’exiger des meilleurs médecins dans toutes nos initiatives de coopération au lieu de laisser agir certains intérêts mesquins ou fourbes qui avilissent cette coopération. Le grand nombre de médecins seul ne suffit pas à justifier une rentabilité comme dit l’adage: « un grand troupeau de moutons ne suffit pas pour résister contre une seule hyène vorace ! »

Quatre personnes ont réagi par rapport à l’analyse du docteur Djiddi Ali Sougoudi

Eva Souleyman : «Les médecins doivent être recrutés selon les nécessités et avoir une connaissance des pathologies qui sévissent dans le pays et il y a aussi la barrière de la langue. Des médecins qui ne parlent un mot français ne peuvent venir et soigner une population qui ne parle pas un mot espagnol. Un médecin doit être à l'écoute de son patient. Une anecdote de la particularité du pays à cause de manque de sang, une personne ayant le palu peut donner son sang à quelqu’un, car le palu se traite mais les refus sont pour VIH, hépatite et quelques autres maladies ».

Nour Hakoumi : «Si les médecins cubains ne répondent pas à nos attentes le niveau de nos gosses qui viennent de recevoir leur parchemin il y a quelques jours sera douteux? Être médecin à six ans me surprend ».

Fouzario Wodji : « Dr Djidi, vous avez totalement raison. Il y'a beaucoup de tapage médiatique mais le terrain nous dira « qui est qui ».

Hamid Mahamat Allanga : «Très bien dit Dr. Les gens ont beaucoup chanté à propos de la compétence cubaine en ce qui concerne les médecins.....on va voir sur le terrain ».

 

Quant à monsieur Abazene Aboumkoulla, il eut pris la décision d’aborder le sujet de l’utilité de la langue français dans nos pays africains. Ainsi constate-t-il depuis hier mercredi 24 juillet 2019: «Encore un effet négatif de la politique extérieure de l'hexagone. La décision du gouvernement algérien contre la langue française résulte de l'ingérence de la France dans la crise qui secoue ce pays ces derniers temps, notamment les hululements de Rfi et Tv5. Après le Zaïre du père Kabila assassiné et le Rwanda, c'est l'Algérie. À qui le tour demain ? Le Tchad qui trouve en Cuba un bon partenaire qui lui a donné 153 médecins pourrait à son tour chercher à parler spania. Ce n'est pas si mal que de transformer enfant par ninos et compagnon par companero. Oui, que fait on d'une coopération qui paye mal? On aura, au moins, épargné à nos gars d'aller se faire empaler dans des conflits entretenus pour juste déstabiliser des états qu'on voudrait maintenir sous une influence négative. Hugh, j'ai parlé ».

Contribution des autres internautes tchadiens

Mbodou Ali Mahamat : «Favorable à repenser la place du français. On doit se poser la question de savoir qu'est ce qu'on peut gagner avec cette langue? »

Abazene Aboumkoulla : «Mbodou Ali Mahamat, si, on en gagne beaucoup et nous en avons beaucoup gagné. On aurait pu encore gagner bien de choses. Malheureusement... »

Mbodou Ali Mahamat : «Avec l'autre langue tchadienne, c'est nettement mieux en terme de coopération et de valeur ajoutée ».

Abazene Aboumkoulla :«Mbodou Ali Mahamat, tout à fait. Elle a donné un avantage certain, permis de rattraper un retard cyniquement imposé ».

Mbodou Ali Mahamat :«Abazene Aboumkoulla, c'est tangible le résultat obtenu. Il suffit de communiquer autour de cet avantage comparatif ».

Mahamat Souleymane Fadoul : «Je vous assure que je ne ferai jamais de commentaire en français parce que ce n'est pas une langue utile en termes de sciences et d'autres connaissances ».

Abazene Aboumkoulla : «  Mahamat Souleymane Fadoul, et pourtant le français a été conçu pour le savoir. C'est la langue du savoir si on arrive à en faire l'usage qu'il faut. Je l'aime, la langue française, et j'ai toutes les raisons pour l'aimer. La décision des autorités algériennes manque d'objectivité. Ce n'est pas parce que le fruit, en tombant, me cogne le front que je vais refuser de le manger »

Khalil Senoussi Khalil : «L'anglais est incontestablement plus important que le français. Il n'y a pas de débat sur ça ».

Mbodou Ali Mahamat : « Et le français, ça sert à quoi comparativement à d'autres (arabe, espagnol, chinois?

Khalil Senoussi Khalil : «  Abazene Aboumkoulla, Actuellement dans le monde, le français n'est pas beaucoup parlé que l'anglais et même dans le domaine de la recherche. Donc vous voyez prof ! »

Abazene Aboumkoulla : « Khalil Senoussi Khalil, ça dépend de ce qu'on en fait. Le vrai problème de la langue française c'est la politique de l'hexagone ».

Abazene Aboumkoulla : «Mbodou Ali Mahamat, moi je sais qu'il sert à bien de choses quand même les autres langues ne manquent pas d'importance ».

Khalil Senoussi Khalil : «Abazene Aboumkoulla, Oui en lisant votre publication, j'ai lu cela ».

Mbodou Ali Mahamat : «Abazene Aboumkoulla, je vous comprends pour, je veux tout simplement questionner la part du français dans le programme et dans l'administration ».

Ben Saphy Abdoulaye : «Khalil Senoussi Khalil, Tu as parfaitement raison. Et moi j'en sais quelque chose. Je suis quotidiennement confronté à l'anglais au bureau malgré le fait que nous soyons ici au Tchad ».

Khalil Senoussi Khalil : «Ben Saphy Abdoulaye, Voilà mon frère. L'anglais est universel. D'ailleurs même dans les grandes universités, on n'enseigne qu'en anglais. Le français, c'est dans une partie d'Afrique et quelques pays européens et le Canada».

Ali Sgr Dicko : «Le vrai problème, ce n'est pas la langue française, c'est nous. Conscients de cette politique suceuse, l'on accepte, au nom de quoi ou de quel intérêt, subir. On dirait qu'être dominer est dans notre sang ! »

Khalil Senoussi Khalil : «Ali Sgr Dicko, mon cher, c'est vrai que nous avons une grande part de responsabilité de notre retard. Mais la langue anglaise est prédominante ».

Youssouf Sy : «Alors à quant la puissance française cesserait de s'ingérer dans les affaires internes des États après 50 ans de colonisation ? Il est beau temps que cette politique d'immixtion cède place à une politique de coopération et de diplomatie. Sinon l'heure est grave ».

Abdelhakim Ibet : «Malheureusement c'est pas pour demain notre indépendance. Nos propres frères nous maintiennent dans cette situation à cause de leur intérêt égoïste ».

La Rédaction

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