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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Déclarer l’épidémie d’Ebola une «urgence» sanitaire mondiale apporterait-il un changement meilleur dans la vie des populations des pays pauvres où n’ayant des grands moyens de lutte contre les épidémies dangereuses ? La réponse à cette question se trouve dans cette information publiée hier mercredi 17 juillet 2019 par la RTBF, signée de l’AFP. Ainsi ces deux médias français et belge rapportent que  l’organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré ce mercredi 17 juillet que l’épidémie d’Ebola, qui a fait près de 1700 morts depuis l’été dernier en République Démocratique du Congo(RDC), était désormais une «urgence» sanitaire mondiale.Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a indiqué qu’il «était temps pour le monde de prendre acte» de l’épidémie, mais il a recommandé que les frontières de la RD Congo avec ses voisins restent ouvertes. L’agence spécialisée de l’ONU sur la santé a pris sa décision après la découverte d’un cas mortel dans la deuxième ville de la RDC, Goma, située à la frontière avec le Rwanda. En juin, deux cas avaient également été détectés en Ouganda voisin.L’urgence sanitaire mondiale est une mesure exceptionnelle, qui n’a été décrétée que quatre fois seulement par l’OMS : en 2009 pour la grippe H1N1, en 2014 pour la poliomyélite, en 2014 pour l’épidémie d’Ebola qui a fait plus de 11.300 morts dans trois pays d’Afrique de l’Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) et en 2016 pour le virus Zika.« Le risque de dissémination d’Ebola dans la région reste élevé, mais il reste faible en dehors », a affirmé le Dr Tedros.

Selon toujours la RTBF avec l’AFP,le virus se transmet à l’être humain par contact soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des fluides biologiques de personnes infectées.Dans un communiqué, l’OMS a précisé que la déclaration d’urgence sanitaire mondiale ne préjugeait pas de l’efficacité des équipes sanitaires sur place, « mais était plutôt une mesure pour reconnaître les risques potentiels au niveau local et régional et la nécessité d’une action intensifiée et coordonnée pour y faire face ».« Il est crucial que les Etats n’utilisent pas le statut d’urgence mondiale comme excuse pour imposer des restrictions au commerce et aux déplacements qui auraient un impact négatif sur la réponse (sanitaire) et sur la vie de la population dans la région », a souligné le Professeur Robert Steffen, chef du Comité d’urgence de l’OMS.Les experts réunis à Genève depuis mercredi midi ont également exprimé leur « déception au sujet des retards dans le financement » de l’aide.Le Comité a notamment reconnu qu’il y avait une pénurie de vaccins jugés efficaces pour contrecarrer l’épidémie. Il a recommandé à l’OMS de demander un effort aux Etats et aux laboratoires.L’épidémie actuelle est la dixième depuis 1976 en RDC et la deuxième plus grave dans l’histoire d’Ebola, après l’épidémie qui a frappé l’Afrique de l’Ouest en 2014-2016.

La Rédaction

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