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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Un centre de détention des migrants a été visé par un bombardement dans la banlieue de Tripoli faisant près de 40 victimes, apprend-on depuis hier mercredi 03 juillet de sources médiatiques comme JFH avec agences. Cette frappe aérienne serait attribué aux forces du maréchal Khalifa Haftar qui tentent vainement de s'emparer la capitale libyenne depuis trois mois. Un bilan préliminaire fait état d'au moins 80 migrants blessés dans l'attaque, a indiqué à l'AFP un porte-parole des services de secours libyens, Osama Ali. «Le bilan pourrait s'aggraver», a-t-il déclaré, précisant que 120 migrants étaient détenus dans le hangar visé de plein fouet par le bombardement. Plusieurs corps gisaient sur le sol du hangar parmi de restes humains mêlés aux affaires et vêtements des migrants maculés de sang, d'après le témoignage d'un photographe de l'AFP présent sur le lieu. Les services de secours étaient appuyés d’œuvre pour retrouver d'éventuels survivants sous les décombres, tandis que des dizaines d'ambulances se précipitaient sur place, selon la même source. Dan un communiqué, le gouvernement d'union nationale (GNA) basé à Tripoli et adoubé par la communauté internationale a déploré «un crime odieux», attribuant l'attaque au « criminel de guerre, Khalifa Haftar », l'homme fort de l'est libyen qui a lancé une offensive depuis début avril pour s'accaparer de la capitale Tripoli. Le GNA a accusé les forces-pro Haftar d'avoir mené une attaque «préméditée» et «précise » contre le centre de migrants. Le bombardement n'a pas été revendiqué mais des médias proches du maréchal Haftar ont indiqué mardi soir une « série de raids aériens » à Tripoli et Tajoura.

La banlieue de Tajoura qui abrite plusieurs sites militaires appartenant aux forces loyalistes du GNA, est régulièrement bombardée par les forces du maréchal Khalifa Haftar.Le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit via un Tweet « extrêmement préoccupé » par les informations sur des frappes aériennes contre le centre de détention de Tajoura, et « sur la mort de réfugiés et de migrants ». Les agences de l'ONU et organisations humanitaires font régulièrement savoir leur désapprobation à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, où règne le chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, et où ils se retrouvent placés « en détention arbitraire » ou à la merci de milices. Les migrants se trouvent dans une situation plus critique depuis le début de l'offensive militaire le 4 avril dernier. La mission d'appui de l'ONU en Libye (Manul) a plusieurs fois exprimé ses préoccupations sur le sort d'environ 3 500 migrants et réfugiés « en danger dans des centres de détention situés près de zones d'affrontements ». Malgré l'instabilité persistante, la Libye demeure un important pays de transit pour les clandestins fuyant les conflits et l'instabilité dans d'autres régions d'Afrique et du Moyen-Orient. Les troupes du maréchal Haftar ont promis cette semaine d'intensifier les bombardements contre leurs rivales du GNA, après avoir perdu Gharyan, ville située à une centaine de kilomètres de Tripoli dont e maréchal avait fait son centre opérationnel dans son offensive contre la capitale, à plus de 1000 km de son bastion de Benghazi. Les deux camps se renvoient mutuellement la responsabilité et s'accusent de recourir à des mercenaires étrangers et de profiter du soutien militaire, notamment aérien, de puissances étrangères.

Moussa T. Yowanga

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