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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comme c'était déjà annoncé dans notre publication du samedi 27 juillet 2019 grâce aux informations qui nous ont été livrées par le journaliste Tchadien Eric Mocnga Topona de la Radio allemande Deutsche Welle (D.W) diffusant ses émissions en plusieurs langues, notamment en Français. Les Travaux du Colloque : «Afrique 2040 : vision du futur» organisés par l’Association pour la Recherche Libre et la Coopération Internationale(AFRIC) ou AFRIC-Association for Free Research and International Coopération ont bien débuté hier lundi 29 juillet à l’Hôtel Hilton à Berlin en Allemagne au cœur de cette belle ville européenne. Normalement, ces travaux du Colloque sur l'Afrique se termineront ce jour mardi 30 juillet 2019. Ainsi, les invités venus de plusieurs horizons et beaucoup d’utilisateurs des réseaux sociaux ont déjà eu à suivre plusieurs interventions parmi lesquelles, il y a celle de notre confrère Eric Mocnga Topona sur le thème : «Les conditions économiques et politiques de l’émergence de l’Afrique».En 2017, Selon donc l'intervenant tout en s'appuyant justement sur la définition du concept de développement  des pays africains, a souligné que l’observatoire pour l’émergence en Afrique (cercle de réflexion d’Experts africains) eut rendu public la première édition de son «index de l’émergence en Afrique. Il a également indiqué au cours de son intervention que ce travail fournit une définition de l’émergence comme un «processus de transformation économique soutenue, traduisant par des performances au plan social et humain et qui justement prend place dans un contexte politique institutionnel stable susceptible d’en assurer la soutenabilité». Rappelant aussi qu’il pratique le classement par indicateurs. Eric Mocnga Topona a également précisé à l'attention des invités présents et des internautes connectés en direct que l’émergence a remplacé le terme de développement désormais has been. Sur 54 pays africains, 37 eurent lancé un plan visant à devenir un pays émergent à moyen terme.

Et comment se manifeste cette émergence du continent africain ? D’après le journaliste Eric Mocnga Topona, sa manifestation donne signes à des mutations socio-économiques profondes comme l’exemple de l’urbanisation galopante que l’on observe dans beaucoup de villes africaines ou autres. Il y a  également l’apparition d’une classe moyenne autrefois inconnue (classe moyenne  selon la Banque africaine du Développement), lorsque son revenu quotidien est compris entre 2,2 et 20 dollards). Il faut aussi ajouter le taux de croissance à deux chiffres. Entre 2001 et 2010, six des dix pays avec le taux de croissance économique le plus élevé au monde étaient africains  entre autres l’Angola(1er), le Nigéria(4ème), l’Ethiopie(5ème), le Tchad(7ème) , le Mozambie (8ème et le Rwanda (10ème).Toujours selon l’exposant Eric Mocnga Topona, trois facteurs clés de la croissance économique(technologie, Capital et travail) attestent bien cette différence par rapport  à d’autres pays ayant du mal  à entrer dans l’émergence. Sans oublier la formation d’un marché de consommation et de son corollaire sociologique, regain d’investissements privés importants qui signale l’attractivité des marchés africains. Et enfin l’accès d’une part grandissante de la population aux nouvelles technologies de la communication.

 

Monsieur Eric Mocnga Topona de la Radio D.W n’a pas perdu de vue l’index de l’émergence sous forme des contrastes en Afrique, qui établit ainsi une classification des pays africains. Selon cet index, il n’ y aurait que 11 pays émergents en Afrique sur 54 composant le  grand continent. Il cite le Rwanda comme seul pays à confirmer dans la durée ses bonnes performances (taux moyen de croissance du PIB de 8% de 2001 à 2015 avec une réduction du taux de pauvreté qui est de 44% à 39% etc).Secundo, le conférencier cite l’Angola qui passe d’un taux de croissance du PIB de 20% en 2003 à 1% en 2017 et a frôlé le défaut de paiement. Vienne ensuite le Nigeria qui est entré selon lui en récession en 2006(-1,6%) sous l’effet de la chute des cours du baril. Ce grand pays de l’Afrique de l’Ouest n’en sort que très timidement en 2017 (+0,8%). Enfin il y a l’Ethiopie qui connait malheureusement une crise politique complexe depuis 2015 et le Tchad, producteur de pétrole depuis le début du siècle, fait la manche auprès des pays du Golfe et vient s’ajouter à la longue liste des pays qui peinent à payer leurs fonctionnaires.

 

En conclusion, le journaliste Eric Mocnga Topona de la D.W eut terminé son intervention en abordant un sous-thème fort intéressant qui est celui de la : « Démocratie et bonne gouvernance, piliers de l’émergence », donnant chance aux investissements plus diversifiés pour une croissance solide avec surtout une planification globale pour hiérarchiser les priorités. Sans surtout négliger  d’après son intervention, la mobilisation maximale de ressources financières pour les investissements à réaliser, le progrès des technologies et des méthodes, l‘instauration d‘un système démocratique, de bonne gouvernance et de reddition des compte pour une gestion efficiente et en toute transparence des deniers publics et enfin des réformes soutenues et la stabilité macroéconomique conduisent à une accélération de la croissance et à l’émergence d’un pays. Selon la Fondation Mo Ibrahim cite-il comme exemple, seulement un tiers de la croissance de l’Afrique peut s’expliquer par l’extraction des ressources naturelles et les matières premières. Une grande partie de la croissance de l’Afrique s’explique par l’amélioration de la gouvernance en général, la stabilité et les réformes politiques et macroéconomiques. Les transitions démocratiques, la gestion financière publique et la stabilité ont un impact beaucoup plus important sur la croissance que les prix des matières premières ou l’augmentation des revenus de la classe moyenne. Exemple : des pays leaders comme la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, Maurice, le Rwanda, le Sénégal, l’Afrique du Sud et les Seychelles. Mises en place les meilleures pratiques en matière de collecte de recettes innovantes, de suivi budgétaire et de gestion financière intégrée. Cap Vert, l’Éthiopie, le Gabon, le Maroc, le Rwanda et  l'île Maurice ont amélioré la gestion de l’inflation et de l’épargne nationale brute. Amélioration de la stabilité macroéconomique et de l’environnement des affaires en Côte d’Ivoire, en île Maurice, au Rwanda et en Tanzanie est le principal moteur de l’augmentation des flux financiers intérieurs. Et c’est dans ce sens que notre confrère Eric Mocnga eut cru fermement qu’il faut mettre la bonne gouvernance au service du développement. «La bonne gouvernance est le facteur le plus important dans l’éradication de la pauvreté et la promotion du développement»  dixit Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies, décédé le 18 août 2018 à Bern en Suisse.

La Rédaction

 

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