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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les invités au Colloque : «Afrique 2040 : vision du futur», organisé du lundi 29 au 30 juillet  à l’Hôtel Hilton à Berlin dans la capitale allemande par l’Association pour la Recherche Libre et la Coopération Internationale(AFRIC) ou AFRIC-Association for Free Research an International Coopération et les internautes portant sur l’émergence des pays africains, ont également eu droit  à  un autre thème aussi important que celui du journaliste de la Deustche Welle Eric Moncga Topona : «Les conditions économiques et politiques de l’émergence de l’Afrique». Animée par la Conseillère Exécutive d'éminent Professeur Mamadou Koulibaly,  madame Nathali Yamb(LIDER), la conférence d'hier mardi 30 juillet, quant à elle, portait sur le thème : «Homme nouveau ou Institutions nouvelles : Quelle gouvernance pour séduire et retenir la jeunesse africaine? L’exemple de la Côte d’Ivoire». La conférencière eut orienté son analyse vers une jeunesse en colère, rongée par le chômage, désillusionnée et sans espoir selon elle, rêvant pourtant d’une vie meilleure ailleurs. Madame Nathali Yamb(LIDER) eut mis en exergue la question des besoins des populations africaines, estimant que les Etats africains devraient aussi concentrer leurs efforts  dans ce sens pour améliorer la situation de la pauvreté.

 

Elle est allée même évaluer les besoins prioritaires des ménages pauvres en termes de pourcentage en lançant à l’auditoire une question très pertinente : «Selon vous quel est le premier secteur prioritaire dans lequel l’Etat devrait-il concentrer ses efforts pour améliorer la situation de la pauvreté ?». Sans attendre une réponse de leur part, l'intervenante du jour eut donc fait une estimation globale des besoins des populations pauvres en termes de pourcentage  en attribuant ou en évaluant l’éducation à 12,2 %, l’emploi des jeunes à 19, 5%, la Santé à 22%, la réduction des prix à la consommation à  9,8%, l’accès au crédit à 2,4%. Elle n’a pas également oublié de faire une estimation sur l’augmentation du prix aux producteurs qu’elle pense à 2,4%,sur la sécurité des personnes et des biens à 2,4%, sur l’autosuffisance alimentaire à 14,6%, les infrastructures et transports (routes et autre) à 4,9% enfin autres à préciser à 9,8. Durant ce même exposé, madame Nathali Yamb est encore revenue d’une manière insistante sur les aspirations des populations, certainement africaines  en reposant encore sa question aux invités à ce colloque de Berlin : «Selon vous quel est le premier secteur prioritaire dans lequel l’Etat devrait-il concentrer ses efforts pour améliorer la situation de la pauvreté ? ». Cette fois-ci, elle a attribué un pourcentage assez élevé à l’éducation avec 26,8%, à l’emploi des jeunes  avec 17,1%, à la Santé des populations avec 19,5%, à la réduction des prix à la consommation avec 12,2%, à l’accès au crédit avec 2,4% etc….

 

Aussi dans son analyse , la conférencière eut évoqué la question des réformes et nouvelles institutions  en orientant sa priorité vers l’école et la Santé, le Foncier, la question de la promotion libre entreprise , la retraite par capitalisation, la coopération non protectionniste, l’intégration des peuples. Elle a également mis l’accent sur la monnaie souveraine avec la question du Fcfa, sur la sécurité collective et enfin sur la démocratie parlementaire. L’Antidote au chômage fut aussi une question importante dans cette analyse sociale dressée par la Conseillère Exécutive du professeur Mamadou Koulibaly en République de la Côte d’Ivoire en suscitant l’idée d’acquisition de connaissances et de compétences au lieu de la recherche du diplôme : La formation par apprentissage, également intégrée au cursus général. La modernité au lieu de l’archaïsme : citoyenneté dès la maternelle, informatique et l’anglais dès le primaire, codage et économie au secondaire. Le marché détermine le choix des études au lieu de l’Etat et enfin sur la polygamie légalisée, au lieu d’être interdite. Elle aborda aussi la question de la réforme  foncière en estimant qu’il faut donner les titres fonciers aux paysans, leur permettre d’accéder au marché hypothécaire pour moderniser la production et les laisser libres de commercer, en toute responsabilité. La promotion de la libre entreprise : alléger les taxes et impôts au lieu d’étouffer fiscalement les PME, PMI et petites starts up locales et supprimer les monopoles protégés. Le financement de l’économie: la retraite par capitalisation au lieu de la retraite par répartition. La réforme de la santé : respect de la déclaration d’Abuja et mesure « personne ne sort ».

 

En tendant vers la fin de son brillant exposé, madame Nathali Yamb eut aussi évoqué la question de l’antidote à la colère, en étant convaincue qu’il faut impérativement sortir de la servitude monétaire du Fcfa, et mettre fin à l’endettement et à l’aide publique au développement. Enfin, il faut également mutualiser les forces de défense. En effet, cette analyste sur l’Afrique estime que 26% des pays africains dépendent d’un ou 2 produits de base pour 75% de leurs exportations. 60% des pays africains dépendent de 5 produits de base pour 75% de leurs exportations. Quelques pays ont intégré des produits manufacturés, semi-transformés ou de haute technologie «Afrique du Sud, Egypte, Kenya, Maroc, île Maurice et la Tunisie). Sur tout autre point, Nathali Yamb informe l’auditoire et évidemment les internautes qui la suivaient que pour les populations africaines, la migration est plus rentable que l’aide publique. Tout en mettant quelques idées sous forme de propositions comme solution à la migration africaine. Pour la conférencière, il faut instaurer la démocratie parlementaire. Ce ne sont pas les hommes qui doivent changer, mais le système/le moule et procéder à l’enrôlement systématique des jeunes sur la liste électorale : 75% de la population a moins de 35 ans, mais ils sont exclus de la liste électorale. Aussi, il faut organiser des élections crédibles et transparentes, avec une commission électorale autonome et apolitique. 

La Rédaction

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