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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Don Ebert, ancien étudiant  de Sciences Po d'Abidjan en côte d'Ivoire, Afrique de l'Ouest (sauf erreur de notre part) et membre imminent du jeune Mouvement les Transformateurs, eut mis en ligne depuis le lundi 03 juin 2019 une analyse d'un goût amer qui pourrait vraisemblablement contrarier le pouvoir en place dirigé par monsieur Idriss Deby Itno. Car disons-le clairement, Don Ebert s'est montré très offensif contre les dignitaires de ce régime de N'Djamena ayant la mainmise sur le Tchad, considéré comme leur domaine privé. Finalement, tout leur appartient, mais rien pour le peuple! Comme disait Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, ancien dictateur congolais né Joseph-Désiré Mobutu le 14 octobre 1930 à Lisala au Congo belge et mort d'un cancer le 7 septembre 1997 à Rabat au Maroc : «Ce peuple me doit tout : son passé, son présent et son avenir !» Voilà pourquoi on estime ici que l’analyse de Don Ebert du Mouvement les Transformateurs est pertinente et appropriée, puisqu’elle dénonce justement une dérive réelle et inadmissible d’un régime aux abois,visiblement en connivence ou au service d'un lobby mi-occidental mi-oriental. Titrant son analyse : «Succès Masra est un homme politique, pas un politicien!». Assumant sûrement ses propos emprunts de subtilité oratoire, Don Ebert se lâche  pour défendre le jeune homme politique : «Son seul crime, avant hier 01 juin, c'était d'avoir œuvré en faveur de la vérité, d'avoir constaté et dit qu’il faudra sans doute un autre système politique pour faire comprendre à l'État que la mitraillette ne saurait endiguer une foule en mouvement. Car partout au Tchad, et c'est évident, la Politique est en crise et la démocratie est en peine. L’insatisfaction des populations est grande. Elles la manifestent dans leurs paroles et dans leur silence. Elles la traduisent dans une colère juste, saine et légitime qui s’installe un peu partout. Rares sont actuellement les hommes politiques à la hauteur des qualités qu’on aimerait trouver chez eux. Or qu’est-ce que c’est que d’être un homme politique pour nous ? L’homme politique est celui qui met «sa main dans la roue de l’histoire ». Se hisser à ce niveau, ce n’est pas s’occuper de choses, mais faire face à des libertés humaines qui ne se manient pas comme des choses. C’est ce qui fait la grandeur mais aussi la difficulté de la mission (pas métier) politique. Le porteur d’une vocation aussi exigeante doit donc posséder dans sa besace personnelle un certain nombre de qualités. La première est certainement le dévouement à une «cause» qui mobilise l’être tout entier, à l’image d’un sacerdoce laïc. C'est un vrai Roman National que Succès Masra écrit avec tous les Tchadiens et Tchadiennes. Il est depuis toujours un ami pour les enfants, un espoir pour les adultes et un soutien pour les plus âgées. Il rend nos nuits paisibles, il nous redonne espoir et foi en l’avenir. Or celui qui croit qu’il faut épouser l’opinion dans tous ses méandres, celui qui fait une politique « au fil de l’eau" en se calant sur les caprices ou sondages, celui-là n’est qu’un vulgaire « politicien » ; on peut prévoir qu’un jour ou l’autre, il se verra disqualifié comme n’étant pas à la hauteur de la mission confiée ».

En s'appuyant sur des grandes personnalités, dont beaucoup ne sont plus de ce monde, Don Ebert  veut susciter en chaque citoyen un sens aigu de responsabilités pour résister à l'arbitraire et les actes anti-démocratique du gouvernement tchadien. Il pense ainsi briser la peur  de certains de ses compatriotes qui croient toujours que la libération  de leur pays de cette dictature la  plus destructrice et désastreuse de l'histoire politique de ce grand territoire leur viendra d'ailleurs. Martin Luther King semble aller dans le même sens lorsqu'il affirme : Chacun a la responsabilité morale de désobéir aux lois injustes». Et Julio Cortazar  artiste et écrivain d’ajouter : «La lâcheté tend à projeter sur les autres la responsabilité qu’on refuse».L’analyse de ce militant du Mouvement les Transformateurs s'appuie également sur ces deux citations: «Churchill, de Gaulle, Mandela, Rosa Parks, Gandhi, King Junior, Lincoln, Winnie… ne jouaient pas à ce jeu-là. L’opinion les reconnaît comme des grands et bien des hommes et des femmes politiques, plus obscurément, les suivent sur de tels chemins. Ils possèdent ce qu’on est convenu d’appeler le sens des responsabilités, deuxième qualité qui ne va pas sans une solitude et une certaine distance à l’égard de soi-même et des autres. La troisième qualité, à notre sens, est le coup d’œil qui se combine avec le sens des opportunités, sans clientélisme politique mais avec politique de développement. Bien analyser les situations concrètes au sein d’une équipe, ne pas se perdre dans les détails, garder une hiérarchie des urgences, choisir les moments favorables et repérer les « fenêtres de tir » comme on aime le dire aujourd’hui dans le langage stratégique. Le politique, homme ou femme, est celui ou celle qui, dans une conjoncture singulière et unique, choisit, dans le déterminisme ambiant, en fonction de ses valeurs. La conjoncture n’est jamais la même et ce qui est passé ne reviendra pas. Il faut se décider ici et maintenant, à transformer ou pas, même si l’on n’a pas en mains toutes les données. L’homme d’action politique a besoin d’une «éthique de conviction», oui, mais davantage encore d’une « éthique de la responsabilité ».Le politique ne peut avoir la même échelle éthique que le conseiller ou l’observateur. C’est lui qui décide in fine. Il est donc le seul à devoir faire preuve de courage, dans un certain brouillard et malgré des vents contraires, en payant de sa personne pour tenter de faire réussir l’action entreprise. Cette manière de faire est grande humainement, parce qu’elle est au service de tous et de chacun. Il n’est pas besoin d’être croyant pour la pratiquer. Mais si l’on est croyant, alors il convient d’apprendre, toujours, à mettre cet engagement sous le soleil de Dieu ».

Ahmat Zéïdane Bichara

«Succès Masra en danger de mort»,voir la page Facebook de l’ancien directeur du journal tchadien Notre Temps, Nadjikimo Benoudjita

«Le directeur des Renseignements Généraux (RG), Mahamat Abdramane Zentri a convoqué hier lundi 3 juin 2019 tous les chefs d’antennes RG et leurs adjoints ainsi que d’autres services affiliés (sécurité publique) dans son bureau. A l’ordre du jour : «affaire Succès Masra», le président du parti Les Transformateurs qui a bravé la police et les services de renseignements pour, non seulement faire une déclaration dans la rue, alors que l’accès à la salle devant les accueillir leur est interdit, mais Succès Masra et ses militants ont fait une parade qui a duré plus d’une heure d’horloge et dont le cortège est passé même devant la présidence avec un arrêt majeur à la place de la nation.Le DRG tout furieux, a grondé copieusement et mis en garde ses collaborateurs pour que ce «laxisme» de leur part ne se répète plus. Il a trouvé cela inadmissible de leur part qu’ils soient présents et que ceci était arrivé. Pour lui, on devait le tenir à l’œil dès son départ devant la maison de la Femme et parer à toute éventualité. Depuis ce lundi, tous les services de renseignements (RG, ANS, DRM) sont mobilisés et postés tout autour du domicile du jeune chef de parti placé sous surveillance. On ne sait plus ce qui lui arrivera, mais sa sécurité est mise en danger».

 

 

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