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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Jour après jour, ce pays africain de culture anglo-arabe voisin Est du Moyen Orient, mais du Côté Ouest avec le Tchad, s'enfonce de plus en plus  dans des inexplicables violences planifiées par d'illégaux chefs des groupes paramilitaires,dont leur vocation première est  de vouloir imposer par la force leur  loi aux différents mouvements de contestation ayant été pourtant presque à l’origine du départ du pouvoir de l’ancien président Omar Hassan El-Béchir. D’après les informations livrées par la presse française. Depuis 1989, le président soudanais dirige son pays d'une main de fer et tente d'imposer la loi islamique. Il a été destitué par l'armée. Malheureusement le départ de ce dictateur ne fut pas la fin de la lutte démocratique des Soudanais soif de liberté et d’un réel désir de vivre-ensemble sans pression d’une quelconque loi religieuse ou le dictat d’un «militaire» sous les ordres ou solde des pays arabes du Golfe. En effet d’après le journal numérique canadien Le Devoir, dont l’information porte depuis hier dimanche 09 juin 2019 la signature de l’Agence France Presse,quatre personnes ont été tuées dimanche au Soudan, où la contestation a entamé un mouvement de désobéissance civile rapidement pris pour cible, alors que les protestataires entendent maintenir la pression pour pousser les généraux à remettre le pouvoir aux civils. Le bilan de la répression s’élève désormais à 118 morts et plus de 500 blessés depuis la violente dispersion lundi dernier par les forces de sécurité de milliers de manifestants rassemblés devant le siège des forces armées à Khartoum, selon un comité de médecins proche de la contestation.

Deux des quatre personnes décédées raconte le reporter de l’AFP, ce dimanche 09 juin 2019 ont été tuées par balles à Khartoum et dans la ville voisine d’Omdourman, tandis que les deux autres ont été « battues et poignardées » et sont mortes dans un hôpital d’Omdourman, selon des communiqués du comité des médecins.Ces personnes ont été victimes « du Conseil militaire de transition » et de ses «milices», a accusé le comité. Plus généralement, les manifestants accusent les RSF (Forces de soutien rapide) d’être à l’origine de la dispersion du campement installé depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum et de la répression qui a suivi. Chef de ces groupes paramilitaires, le redouté général Mohammed Hamdan Daglo dit « Hemeidti », aussi N°2 du Conseil militaire de transition, a affirmé qu’il «ne permettra pas le chaos », au lendemain de l’évacuation violente du sit-in.Le Conseil militaire de transition est au pouvoir depuis la destitution le 11 avril par l’armée du président Omar el-Béchir, que réclamait le mouvement de contestation déclenché le 19 décembre par le triplement du prix du pain dans un climat de crise économique aigüe. La contestation réclame depuis le départ de Béchir, que les généraux remettent le pouvoir à un gouvernement civil. Mais les négociations entre les deux camps sont suspendues depuis le 20 mai en raison de divergences sur la transition.Prise en étau entre la violente répression et l’impasse des négociations, la contestation avait appelé à une « vraie désobéissance civile » à compter de dimanche et jusqu’à l’avènement d’un pouvoir civil.Avec des pneus, des briques ou même des troncs d’arbres, les protestataires s’étaient mis dès le matin à construire de nouveaux barrages routiers notamment au nord de la capitale.À Chambat, banlieue nord de Khartoum, de jeunes manifestants tentaient de monter à la va-vite des barricades, avant l’arrivée des policiers anti-émeutes.

Arrivés en trombe à bord de camionnettes selon le reportage du correspondant de l’AFP à Khartoum pour le compte du journal Le Devoir du Canadan, les hommes en treillis bleus ont tiré en l’air. Mais les jeunes avaient déjà déguerpi.« Presque toutes les routes de Bahri ont des barrages. Les manifestants empêchent même les habitants d’aller au travail », décrivait plus tôt un témoin. « Le premier objectif de ces barrières c’est que personne n’aille au travail », a expliqué un étudiant en ingénierie mécanique de 20 ans, installé devant une barricade.Des membres des forces de sécurité se sont attachés à démonter les barrages de fortune montés par les contestataires. « Ils ont ouvert le passage, on l’a refermé, ils ont rouvert, on l’a refermé. C’est un jeu du chat et de la souris », a-t-il ironisé.Banques, pharmacies, restaurants, coiffeurs ou encore magasins de vêtements, la plupart des commerces avaient laissé leur rideau baissé.À Omdourman, des habitants sont allés acheter des produits de première nécessité dans des épiceries, mais la ville est restée éteinte, tout comme à Al-Obeid ou Madani.Le mouvement de contestation agite la menace de la désobéissance civile depuis plusieurs semaines.Fin mai, une grève générale de deux jours lancée pour faire plier les généraux, était parvenue à paralyser le pays.Les pourparlers sont suspendues depuis le 20 mai, les deux parties ne parvenant pas à trouver un accord sur la composition d’un Conseil souverain censé gérer la période de transition pendant trois ans.Après une tentative de médiation du premier ministre éthiopien vendredi à Khartoum, les meneurs de la protestation avaient déclaré envisager de reprendre les discussions avec le Conseil militaire de transition, sous conditions.Mais, à l’issue de leur rencontre avec le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, plusieurs représentants de la contestation ont été arrêtés.Mohamed Esmat, de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), à la pointe de la contestation, a été emmené vendredi par « des hommes armés » devant l’ambassade éthiopienne à Khartoum.Le lendemain, Ismaïl Jalab, secrétaire général du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N, branche nord d’une ex-rébellion sudiste), a été arrêté à son domicile, avec son porte-parole. Plusieurs proches ont déclaré ne pas savoir où ils ont été conduits.

Ahmat Zéïdane Bichara

Informations importantes à lire (presse française)

Né en 1944 dans le village de Hoshe Bannaga, à une centaine de kilomètres au nord de Khartoum, Omar Hassan el-Béchir grandit dans une famille modeste. Il rejoint l’armée soudanaise à l’adolescence, avant d’étudier à l’académie militaire au Caire, en Egypte. C’est d’ailleurs dans l’armée égyptienne qu’il se bat en 1973, lors de la guerre de Kippour, en tant que parachutiste. De retour au Soudan, il gravit les échelons et devient chargé des opérations militaires contre l’Armée populaire de libération du Soudan, qui combat dans ce qui deviendra le Sud-Soudan.

1989 : le coup d’Etat contre Sadiq el-Mahdi

Devenu officier et accompagné d’autres hauts gradés, il renverse le gouvernement démocratiquement élu de Sadiq el-Mahdi, le 30 juin 1989. La coalition d’al-Mahdi est anéantie, les partis politiques et le Parlement sont dissous. Il est appuyé par le Front islamique national, le parti de son mentor Hassan al-Tourabi, qui deviendra par la suite son rival et opposant politique. Omar el-Bechir prend la tête du pays en cumulant les fonctions de chef de l’Etat, Premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense.

1993 : Béchir président, l’islam radical s’installe

Il devient officiellement président de la République du plus grand pays d’Afrique le 16 octobre 1993. Sous l’influence d’Hassan al-Tourabi, Béchir oriente le pays vers un islam radical. Il envoie les Forces populaires de défense, armée créée après le coup d’Etat, au sud du pays pour combattre les «infidèles» et imposer la charia : le sud du Soudan est alors à majorité chrétienne et animiste. Il ouvre ainsi un nouveau chapitre d’une guerre civile amorcée en 1983 et qui a fait deux millions de morts jusqu’en 2005.Dans les années 90, Khartoum devient la plaque tournante de l’internationale islamiste avec la présence de nombreux jihadistes ayant combattu en Afghanistan y compris le chef d’Al-Qaeda, Oussama ben Laden, plus tard expulsé sous la pression des Etats-Unis. En 1999, Béchir fait emprisonner Hassan al-Tourabi, qui avait écrit un projet de loi limitant les pouvoirs du président.

Années 2000 : Soudan du Sud et Darfour

Dans les années 2000, Omar el-Béchir entame des négociations avec les sécessionnistes du sud du pays, qui souhaitent prendre leur indépendance à cause de différences religieuses, ethniques et linguistiques avec le nord du pays. Les réserves de pétrole du Soudan étant concentrées majoritairement dans le Sud, les négociations seront longues et de nombreux conflits éclateront entre-temps. Il faudra attendre 2005 pour qu’un accord de paix soit signé, prévoyant l’autonomie du Soudan du Sud pour six ans, et l’organisation d’un référendum d’autodétermination en 2011.En février 2003, une autre guerre civile éclate dans le Darfour, région située à l’est du Soudan, toujours sur fond de tensions ethniques et économiques. Le gouvernement d’El-Béchir arme des nomades arabisés et les envoie massacrer des villages noirs, jouant sur les tensions raciales et religieuses dans le pays. En décembre, un premier bilan fait état de plusieurs dizaines de milliers de morts. Bien que le gouvernement soudanais affirme que le nombre de morts se situe aux environs de 10 000, les Etats-Unis, Israël et le Canada, soupçonnent que ce conflit couvre un génocide ayant fait environ 300 000 morts et 2,7 millions de déplacés dont 230 000 réfugiés au Tchad.

2009 : la Cour pénale internationale émet un mandat d’arrêt

Le 4 mars 2009 puis le 12 juillet 2010, la Cour pénale internationale (CPI) émet un mandat d’arrêt international contre Omar el-Béchir. La juridiction l’accuse de crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide dans le cadre de la guerre civile au Darfour. Il est le premier chef d’Etat en exercice à faire face à un mandat d’arrêt international. A ce jour, il n’a pas comparu devant la CPI.Ce mandat d’arrêt n’empêche pas sa réélection en 2010, à 68,24% des voix, puis en 2015, avec 94,5% des suffrages. Le 10 août 2018, son parti annonce sa candidature à un sixième mandat, et des démarches prochaines en vue d’une telle candidature, la Constitution limitant le nombre de mandats à deux.

2018 et 2019 : de la révolte à la destitution

Il applique en 2018 le plan d’austérité du Fonds monétaire international, transférant certains secteurs des importations au secteur privé. En conséquence, le prix du pain augmente fortement, passant de 0,02 centime d’euro, à 0,06 centime d’euros, et celui de l’essence augmente de 30%. L’inflation atteint les 40%. Des protestations éclatent sous l’impulsion du Parti communiste soudanais. Omar el-Béchir fait arrêter le secrétaire général du parti, fermer six journaux et l’armée tire à balles réelles sur les manifestants. Après quatre mois d’émeutes et de protestation, Omar el-Béchir a finalement été destitué par l’armée ce jeudi.

 

 

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