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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ce Coup de Badangaï 574 du lundi 10 juin 2019 du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme que la Rédaction a pu dénicher,est assez particulier. En effet, il s’agit là d’une mini-interview, dont on constate clairement que le rôle joué par les deux interlocuteurs de cette conversation écrite est bien inversé. Rien que le titre choisi par l’auteur lui-même le prouve  si bien : « Réponses et questions de l’élève aux questions du Maître sur le cas « Succès Masra » ! De façon assez simple, Djiddi Ali Sougoudi est bien ici la personne interviewée  et le professeur Djona Avocksouma le questionneur. Et Dr Djiddi Ali Sougoudi eut donné les raisons pour lesquelles une telle conversation a eu lieu, donnant finalement lieu au Coup de Badangaï 574 : «Mon maître de médecine, mon maître de l’économie de la santé, Professeur Djona Avocksouma celui qui, dans un jury quatuor, évalua ma thèse de doctorat d’Etat en Médecine le 07 Mai 2008, m’interpela ce matin dans une série de questions au sujet de Succès Masra du Mouvement le Transformateur. Ne pas lui répondre serait un manque de respect pour celui qui évalua avec sagacité ma thèse plébiscitée la meilleure des 18 thèses de la 9e promotion de la faculté de médecine du Tchad».

 

«Il n’y a pas de question idiote, seulement une réponse idiote »,déclara le physicien Albert Einstein (14 mars 1879-18 avril 1955). Et contradictoirement à la citation du Physicien Albert Einstein,Antoine Gombaud dans les maximes, sentences et réflexions 1687 estimait que : « Qui se pose trop de questions n’avance jamais, il faut savoir trancher à un moment donné ». Finalement ces deux citations correspondent clairement à cette mini interview organisée apparemment sans aucune préparation par deux cadres de la Santé publique du Tchad qui se connaissent moyennement bien. Ce n’est donc pas un débat organisé par l’auteur du Coup de Badangaï, mais un jeu de questions-réponses. Grégoire Lacroix  dans les euphorismes de Grégoire, Tome 3 en 2017 ne disait-il pas que : «Si la vie ne vous apporte aucune réponse, c’est que vous n’avez pas posé les bonnes questions ». Ne peut-on pas se demander si la première question posée par le professeur Avocksouma Djona a son ancien étudiant de Faculté de Médecine Djiddi Ali Sougoudi est-elle une bonne question? « Pourquoi demander aux autres cadres tchadiens travaillant dans les organismes internationaux de le contredire? Il s'en suit la réplique immédiate de Dr Djiddi Ali Sougoudi : «Dans mon intervention précédente à propos de Succes Masra, je n’ai nullement sollicité de façon spécifique l’intervention des cadres internationaux. Mon vœu était de demander aux autres jeunes cadres, y compris ceux surtout du parti au pouvoir, de défier les idées du nouveau trublion actuel de la scène politique tchadienne. Cadres internationaux ou locaux, qu’importe, il suffit de nourrir le débat par la force persuasive des idées et non par celle des matraques et de lacrymogènes!

«Il faut faire dans le monde, autour des questions trop difficiles, trop élevées, comme les voyageurs autour des montagnes trop escarpées, les contourner et ne pas essayer de les franchir en les abordant de front », affirma Charles Des Guerrois  dans les pensées de l’art et de la vie 1855. A une valeur près, on peut bien estimer après lecture de cette conversation mise sur pied par Djiddi Ali Sougoudi et son ancien enseignant le professeur Djona Avocksouma que la citation de Charles Des Guerrois a bien sa raison d’être.Voici la suite de Coup de Badangaï 574, qui semble bien assez particulier :« Et si tous ces cadres étaient d’accords avec les idées véhiculées par Succès Masra? » et la Réponse : « Qu’en savez-vous, Maître? Ni vous ni moi ne pouvons répondre à la place des autres car nous ne sommes pas deux chirurgiens télépathes du cerveau pour lire dans les cabosses d’autrui. Seules comptent votre opinion et la mienne dans ce débat. Nous ne savons rien de celles des autres! Même s‘ils sont tous d’accord avec lui, ce qui préjugerait de la théorie de la pensée unique, ça n’engagerait qu’eux ».Question :« A-t-il le droit de s’organiser ou non pour conquérir pacifiquement et démocratiquement le pouvoir dans ce pays? Réponse : « C’est un droit inaliénable qui lui est reconnu par tous les textes de la République. En attendez-vous, maître, à d’autres réponses que celle-là même si les événements qu’il encourt lui en dénierait, malheureusement? À lui de se battre, de se frayer son chemin par dessus les embûches, par dessus les mines. Seul conseil à Succès Masra: il doit lutter âprement pour parvenir à cette conquête du pouvoir car « à vaincre sans périr, on triomphe sans gloire » (Corneille dans le Cid). Une éraflure sur un crâne au décours d’une parade n’est pas encore la seule rançon de sa lutte ».

 

En guise de conclusion, Grégoire Lacroix dans les nouveaux enphorismes de Grégoire 2009 eut lancé cette citation : « Curieux comme certains qualifient d’agression une question à laquelle ils n’ont pas de réponse ».Et le même Grégoire Lacroix de dire : « Certains prétendent avoir fait le tour d’une question en omettant toutefois de préciser qu’ils n’ont toujours pas trouvé la porte d’entrée ». Il n’ya plus rien à dire. Voici donc les trois autres questions du professeur Avocksouma Djona et les réponses du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad Dr Djiddi Ali Soudougi.Question : « Le pouvoir MPS a-t-il oui ou non le droit ou le devoir de lui en empêcher? » Et la réponse : « Pour avoir été plusieurs fois Ministre dans le système MPS, vous connaissez mieux que moi la réponse à moins que le proverbe « ce que le vieillard voit assis, le jeune ne le voit pas en étant debout» se lit en palindrome ou en inversion pour devenir: « ce que le jeune voit assis, le vieillard ne le voit pas en étant debout ». Qui, mieux que vous, peut lire et interpréter la géomancie politique tchadienne? « Ce qui est au fond du marigot, vieux saurien connaît mieux », dit le proverbe africain ».Question : « Quelles alternatives s’offrent des soi-disant «trop jeunes » pour faire la politique? ».Réponse :« Seuls les hommes de votre génération et de celle de l’archeopteryx Kassiré Coumakoye Nouradine qui nous ont concocté la quatrième République et ses nouvelles règles peuvent répondre à une telle énigme! Ma génération, excepté celle des laudateurs béats, rêve de conquérir le pouvoir même juste après la puberté. Hélas, la gérontocratie pavoisa le sentier de la conquête à sa guise et les jeunes les plus téméraires recevront des lacrymogènes sur leurs vertex sinon sur leurs zones politiquement érogènes qui les chatouillent pour cette conquête du pouvoir ! Du moins c’est ce qu’on en voit de nos heures et de nos jours ».Enfin question : « Que propose le pouvoir MPS pour ces jeunes qui représentent l’écrasante majorité dans ce pays? » Et la réponse : « Maître, vous me prenez pour le SG du MPS Mahamat Zene Bada? Pourquoi me demandez-vous de répondre à la place des personnes indiquées que vous côtoyez chaque jour, bien qu’étant le nouveau et frais adhérant de l’UNDR? Sans vous accuser d'être atteint d’un début d’alzheimer, il vous arrive de ne pas me reconnaître? Je me alors présente à vous et je reste Dr Djiddi, votre talibé de la fac! »

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