Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C'est la décrispation au Nicaragua où le pouvoir a décidé de libérer lundi et mardi dernier une centaine de prisonniers politiques au nombre desquels figure également la jeune étudiante en médecine Amaya Coppens incarcéré depuis le 10 septembre 2018. Notre consœur Caroline Hick a rapporté qu'elle vient d'arriver chez elle, à Esteli, situé à une centaine de kilomètres au nord de Managua, la capitale. Dès son arrivée, elle a affirmé qu’elle allait « continuer à travailler jusqu'à ce qu'ils s'en aillent. Nous continuerons à exiger la justice et la démocratie. Nous n'oublions pas ceux qui sont morts » . Cette jeune belge-nicaraguayenne âgé de 23 ans, a été arrêtée pour avoir, selon les autorités locales, commis des « actes terroristes » à l'instar, d'autres militants étudiants. Elle est née à Bruxelles, d'un père belge et élevée au Nicaragua. Les autorités l'ont accusée d'être parmi les meneurs qui ont érigé des barricades et incendié un bâtiment de l'université lors de manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega, dans la ville de Léon (ouest du pays).

Membre du Mouvement du 19 avril, elle a été interpellée avec d'autres étudiants, lors d’opérations de police où des armes auraient été saisies. Le gouvernement a justifié ces libérations du fait d'une loi d’amnistie. Celle-ci a été critiquée par l'opposition, qui y voit une volonté de couvrir les exactions perpétrées par les forces de sécurité. « En application de la loi d’amnistie approuvée samedi par l'Assemblée nationale (…) ont été libérées 50 personnes détenues pour détenues pour délits contre la sécurité et la tranquillité publique, et la libération de prisonniers pour ces délits est en préparation », a indiqué le gouvernement du président Daniel Ortega dans un communiqué. Au nombre des prisonniers libérés se trouvent des personnalités de l'opposition, comme les journalistes Marlou Powell et Hansel Vazquez, Karla Vanessa Matus Mendez, 21 ans, comme sous le nom de « La Flaca » '(la maigre) fait aussi partie des personnes libérées. Elle partageait sa cellule avec Amaya Coppens. Dans un premier temps, c'est la seule qui a été libérée. Sur le site de laprensa.com, très solidaire des autres prisonniers, elle a affirmé qu'il a été difficile de décider de quitter la prison, car elle ne voulait pas laisser sa partenaire de combat, Amaya Coppens, partenaire de cellule pendant six mois. « Nous allons continuer à informer », a déclaré à sa sortie Lucia Pineda, directrice de l'information de la chaîne 100 % Noticias, incarcérée depuis fin décembre.

Moussa T.Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article