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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La Rédaction propose à ses lecteurs (ces) une sélection assez restreinte des informations qui ont fait l'actualité durant la semaine. Autant la semaine aura été marquée par quelques bonnes nouvelles, autant les mauvaises nouvelles ou du moins les nouvelles attristantes prennent toujours le dessus dans un monde où les journaux comme les réseaux sociaux répandent si vite l'information. Toute l'équipe de la Rédaction souhaite bonne lecture à tous et remercie l'agence AFP, Le Monde et RTBF, journaux sans lesquels cette compilation n'aura pas été possible.

La communauté des réseaux sociaux s'est insurgée le vendredi 14 juin selon le Journal de Montréal contre la répression aveugle des populations civiles soudanaise par l'armée :« Sous le mot-clic #BlueForSudan (#BleupourSoudan), des militants et des influenceurs ont lancé sur les réseaux sociaux une campagne devenue virale de soutien aux manifestants soudanais, sur fond de couleur bleue. L'inquiétude internationale est montée d'un cran ces derniers jours après la dispersion le 3 juin dans le sang d'un sit-in pacifique de manifestants à Khartoum, centre d'une contestation sans précédent depuis fin 2018. Une centaine de ces protestataires, qui campaient depuis près d'un mois devant le QG de l'armée, auraient été tuées selon les protestataires, 61 selon les autorités. De manière inhabituelle pour une lointaine crise africaine, une vague d'émotion a envahi les réseaux sociaux du monde entier où des dizaines de millions d'internautes ont clamé leur rejet de la répression militaire. Selon des militants présents sur les réseaux, cette réaction en chaîne a débuté par un hommage à l'un des manifestants tombés le 3 juin à Khartoum, Mohamed Mattar, dont le bleu était la couleur préférée. Cela «a commencé en hommage à lui, puis c'est devenu le symbole de tous nos martyrs et de leur rêve pour un meilleur Soudan», a écrit sur Twitter un internaute se présentant sous le pseudo de «Saad le Lion» (@Saad_Alasad). De Twitter à Instagram, de nombreux utilisateurs ont remplacé leur photo de profil par une pastille bleue, dont plusieurs célébrités.

Parmi les plus notables, Sheikha Al-Mayassa Al-Thani, la sœur de l'émir du Qatar, qui dirige l'ensemble des musées de l'émirat et figure parmi les personnalités très influentes du monde de l'art . «Dressez-vous pour l'humanité, dressez-vous pour le Soudan — montrez votre solidarité en colorant de bleu votre profil!», a-t-elle écrit sur ses comptes officiels, sur Twitter (@almayassahamad) et Instagram. Le mannequin britannique Naomi Campbell, qui compte plus de sept millions d'abonnés, a relayé sur Instagram la publication de Sheikha Al-Mayssa et pastillé de bleu son compte. La chanteuse et compositrice américaine Demi Lovato — suivie par près de 73 millions de fans souvent très jeunes-a-t- elle aussi changé sa photo de profil sur son compte Instagram (@ddlovato). Très engagé sur le Darfour et le Soudan, l'acteur américain George Clooney, a lui aussi récemment exhorté la communauté internationale à traquer l'argent sale provenant du Soudan dans l'espoir que les militaires au pouvoir changent de posture face aux manifestations. Dans un éditorial cosigné avec le militant des droits humains John Prendergast, l'acteur a accusé les milices Janjawid d'être impliquées à la fois dans les atrocités au Darfour soudanais-plus de 300 000 morts depuis 2003 — et dans la répression des manifestations la semaine dernière. Les généraux «qui ont pillé le pays en toute impunité pendant trente ans» craignent de perdre au change en cas d'accord de gouvernance avec les civils, ont dénoncé les deux Américains appelant la communauté internationale à «geler et saisir certains de ces actifs» pour faire pression sur les militaires »

En France, le journal français Le Monde renseigne le vendredi 14 juin que l'ex-chef de l'Etat a fait un usage régulier de billets de 500 euros. Une pratique découverte fin 2017 dans le cadre de l'affaire des financements libyens révélée par Mediapart : «  perquisition menée fin 2017 à Paris a mis au jour un usage régulier, par Nicolas Sarkozy, de liquide en grosses coupures, conduisant à l’ouverture d’une enquête par le parquet national financier (PNF). Révélée par Mediapart, cette nouvelle affaire visant l’ancien président de la République a été confirmée, jeudi 13 juin, à l’Agence France-Presse (AFP) par une source judiciaire. Cette source n’a pas précisé quels sont les éventuels délits visés par cette nouvelle procédure judiciaire du parquet anticorruption contre l’ancien président de la République. Dans son article  publié mercredi, le site d’information rapporte qu’au cours des dernières années, Nicolas Sarkozy a « systématiquement » retiré de son compte des espèces en billets de 500 euros. Cette pratique « inhabituelle » a été découverte par des policiers et des magistrats dans le cadre de l’affaire des financements libyens. « Lors d’une perquisition fin 2017 chez le célèbre antiquaire parisien Christian Deydier, (…) les policiers de l’Office anticorruption (OCLCIFF) ont mis la main sur un pli au nom de Nicolas Sarkozy, qui avait été déposé la veille dans la boutique d’antiquités », indique Mediapart. L’enveloppe-découverte lors de cette perquisition menée pour les investigations sur un possible financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007-,contenait « un chèque de 2 000 euros » pour l’achat d’une antiquité au nom de l’ancien président, « ainsi que quatre billets de 500 euros ». 

Le PNF a alors ouvert une enquête incidente (c’est-à-dire ouverte au cours d’une autre procédure déjà engagée), dans laquelle l’ancien chef de l’Etat a été interrogé, selon Mediapart. M. Sarkozy a expliqué « qu’à l’époque, tous les mois, une de ses assistantes va en son nom retirer à la banque quelque 2 000 euros en grosses coupures, dont des billets de 500 euros », rapporte le média. La pratique n’est pas illégale, et il n’a pas été possible de relier avec certitude ces retraits aux sommes découvertes chez l’antiquaire. Par conséquent, « l’enquête judiciaire s’embourbe », note Mediapart. L’ancien président a affirmé que les 2 000 euros découverts « étaient destinés à l’achat d’une statuette chinoise » qu’un de ses micropartis – l’Association de soutien à l’action de Nicolas Sarkozy (ASANS) – voulait offrir à Michel Gaudin, en apparente contradiction avec son objet social, selon Mediapart. Michel Gaudin est l’actuel directeur de cabinet de M. Sarkozy et, par ailleurs, trésorier de l’ASANS depuis 2012.La révélation de cette affaire vient s’ajouter aux autres démêlés judiciaires de l’ancien président, qui vit sa retraite politique sous la menace de deux procès : un pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012 dans le cadre de l'affaire Bygmalion, le deuxième pour  « trafic d’influence » et « corruption » présumée du haut magistrat Gilbert Azibert. La tenue de ces procès est suspendue à d’ultimes décisions de la Cour de cassation. Dans l’affaire libyenne, il a été mis en examen le 21 mars 2018  pour « corruption passive », « recel de détournements de fonds publics libyens » et « financement illégal de campagne électorale ». De retour dans le bureau des juges, le 4 juin, il n’a pas répondu aux questions des magistrats, dont il a attaqué la compétence devant la cour d’appel.

Samedi, le président américain, Donald Trump, s’en est une nouvelle fois pris avec agressivité au maire de Londres, Sadiq Khan, qui devrait, selon lui, céder sa place au plus vite, a rapporté hier 15 juin 2019 :«Londres a besoin d’un nouveau maire dès que possible», a lancé M. Trump, retweetant un message de Katie Hopkins sur la criminalité dans la ville. «Khan est un désastre, cela ne va qu’empirer!», a-t-il ajouté. Éditorialiste habituée des virulentes polémiques, Katie Hopkins avait scandalisé l’opinion publique en 2015 en traitant les migrants de «cafards» dans les colonnes du tabloïd britannique The Sun. Les attaques du milliardaire républicain contre le maire de Londres sont innombrables.La dernière en date remonte à début juin lorsque, quelques minutes avant d’atterrir au Royaume-Uni pour une visite d’État de trois jours, il avait traité ce dernier de «loser total». La veille, M. Khan, premier maire musulman de Londres, avait estimé que son pays avait tort de «dérouler le tapis rouge» à Donald Trump. «Londres a besoin d’un nouveau maire dès que possible», a lancé M. Trump, retweetant un message de Katie Hopkins sur la criminalité dans la ville. «Khan est un désastre, cela ne va qu’empirer!», a-t-il ajouté.

Au Venezuela en Amérique latine, l'AFP a rapporté le jeudi 13 juin pour le compte du journal de Montréal que : « Des ventes en berne, des billets d’avions plus chers, des pénuries d’essence : les sanctions imposées par les États-Unis se font de plus en plus sentir dans le quotidien des Vénézuéliens, déjà durement éprouvés par une crise économique sans précédent. Depuis la suspension des liaisons aériennes avec les États-Unis à la mi-mai, Manuel Saavedra, 39 ans, propriétaire d’un magasin de jeux vidéos à Caracas, s’est vu contraint d’importer moins de marchandises et de les proposer à ses clients à un prix plus élevé. Cette suspension, qui touche non seulement le transport des passagers, mais aussi le fret, a renchéri les coûts de transport. Pour arriver au Venezuela, les marchandises doivent désormais transiter par la République dominicaine ou le Panama. Les transporteurs ont immédiatement rehaussé leurs tarifs, explique le commerçant, passant de 3,5 à 4,5 dollars la livre pour le fret aérien et de 8 à 10 dollars pour le fret maritime. «Cela fait monter les prix et donc, nous, nous vendons moins», constate-t-il, alors que l’inflation reste hors de contrôle, prévue pour atteindre 10 000 000% en 2019 selon le FMI. Avant même l’imposition de ces sanctions, la profonde crise qui frappe le Venezuela, dont l’économie s’est contractée de moitié depuis 2013, avait déjà contraint le commerçant à fermer un de ses magasins et à réduire drastiquement le nombre de ses employés, de 14 à deux. En imposant toute une série de restrictions, les États-Unis espèrent resserrer l’étau économique sur le gouvernement du président Nicolas Maduro et le pousser vers la sortie. «C’est nous qu’ils asphyxient, les Vénézuéliens moyens... je ne sais pas combien de temps cela va durer. Comme dans n’importe pays, cela affecte tout le monde sauf ceux qui sont au gouvernement», se plaint Manuel Saavedra. Avec la suspension des vols, l’achat de billets d’avion est aussi devenu une course d’obstacles, même si, avant l’imposition des sanctions, ne subsistait déjà qu’une seule ligne directe avec les États-Unis, entre Miami et Caracas. «C’est difficile de trouver des billets, et quand tu y parviens, les prix sont exorbitants», déplore Luis Cressa, un cardiologue de 37 ans, qui voyage régulièrement aux États-Unis pour son travail.

Pour se rendre à Miami, il doit désormais débourser 1200 dollars, contre 600 auparavant. La situation est d’autant plus difficile que de nombreuses compagnies aériennes ont quitté le pays depuis 2013, lasses d’attendre que l’État paye ses dettes, estimées à 3,8 milliards de dollars. Des 32 compagnies présentes à l’époque, seules neuf opèrent encore, a indiqué à l’AFP Humberto Figuera, président de l’Association aérienne du Venezuela. Dans un premier temps, les sanctions américaines ont d’abord visé individuellement Nicolas Maduro et des dizaines de fonctionnaires de son entourage. Mais depuis 2017, elles ciblent directement l’économie du pays, en particulier son pilier, la production pétrolière. En août 2017, Washington a interdit l’achat de nouvelles obligations émises par le gouvernement vénézuélien et la compagnie pétrolière publique PDVSA, empêchant toute renégociation de la dette extérieure estimée à environ 150 milliards de dollars. Alors que pays se trouve déjà à cours de liquidités en raison de la dégringolade de la production de pétrole -- un million de barils jour contre 3,2 millions il y a dix ans -- l’embargo sur le brut vénézuélien mis en oeuvre le 28 avril par Washington a encore réduit l’accès de la Banque centrale à des dollars. La mesure, qui interdit tout commerce de pétrole vénézuélien sur le marché financier américain, empêche également Caracas d’importer des États-Unis de l’essence, du pétrole léger raffiné à partir de son brut lourd ou simplement des diluants permettant de le faire sur place. Le Venezuela ne raffinant que 100 000 barils par jour, soit la moitié de la demande, les pénuries d’essence se multiplient. Des files d’attente de plusieurs heures ou plusieurs jours devant les stations-service sont désormais monnaie courante dans les États de l’intérieur, alors que seules les régions frontalières étaient jusque-là touchées Malgré un prix du litre d’essence qui frise l’absurde-un dollar permet d’acheter 600 millions de litres-les autorités ont été contraintes début juin de mettre en place des plans de rationnement.

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Adama conde 17/06/2019 23:57

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