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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La réaction politique de monsieur Arsène Ningatoloum apportant son soutien au président de l’Union Nationale pour le Développement et le Renouveau(UNDR), Saleh Kebzabo, date certes de samedi 27 avril 2019, mais honnêtement elle reste toujours d'actualité au regard du contexte politique ambiant et surtout de la profondeur d’esprit. Affichant donc clairement son soutien, le signataire de cette analyse a choisi délibérément un titre évocateur : «Non à la hargne contre l’UNDR et Saleh Kebzabo ». Comme eut constaté Tim Allen : «Les hommes se plaisent à penser qu’ils peuvent se débrouiller seuls, mais l’homme, le vrai, sait que rien ne vaut le soutien et les encouragements d’une bonne équipe». Sur la base de ce principe cité ci-dessus Arsène Ningatoloum a-t-il raison d’apporter son soutien à l’UNDR et en particulier à son président Saleh Kebzabo, quand on sait que les Tchadiens de façon globale font face à  une dictature la plus aiguisée de l’histoire de ce grand pays d’Afrique centrale? Evidemment en démocratie, chacun est libre de répondre comme il veut. Le défunt président Sud-Africain Nelson Mandela ne disait-il pas un jour que : «la démocratie signifiait qu’on devait écouter tous les hommes, et qu’on devait prendre une décision ensemble en tant que peuple. La règle de la majorité était une notion étrangère. Une minorité ne devait pas être écrasée par une majorité».  En français facile, la démocratie est un long chemin vers la liberté. C'est ici, et nulle part ailleurs que la réaction du Tchadien Arsène Ningatoloum mérite bien tout son sens, car il use de son talent oratoire de la langue de Molière pour faire passer clairement son message : « Chers tous, je me réjouis que ma réaction aux affabulations historiques sur l’UNDR (Union Nationale pour le Développement et le Renouveau) ait suscité autant de remous sur la toile, notamment sur Facebook. C’est le signe de l’intérêt que vous portez sur les sujets concernant la vie socio-politique de notre pays. C’est aussi le signe que la liberté de ton est une réalité sur les réseaux sociaux. Cependant, il est inutile de chercher à enfouir la tête dans le sable comme l’autruche pour éviter de voir la vérité en face. Chercher à occulter absolument l’évolution politique d’une organisation politique par des échafaudages dialectiques des plus invraisemblables qui tentent tous à lui jeter de l’opprobre est moralement indécent, à la limite lâche. C’est pourquoi, je demanderai à mes frères et sœurs, qu’ils soient écrivains ou journalistes de renoms de se ressaisir. Car, le débat sur la situation politique du Tchad, le vrai débat, a eu lieu en 1993 depuis que notre pays est indépendant, lors de la Conférence nationale souveraine. A ce débat-là, l’UNDR a joué un rôle non négligeable…Nous n’allons pas refaire l’histoire. Néanmoins, je suggère aux nostalgiques de ressortir des tiroirs les grandes décisions de ce forum qui, si, elles étaient appliquées ne nous auraient pas donné l’occasion de nous quereller en ce moment…Autrement dit, quel débat pourrait-on enclencher avec Hourmadji Moussa Doumngor et pour dire quoi ?Par ailleurs, je reste toujours perplexe quant à la pertinence des propos savants qui concourent tous ou presque à culpabiliser un Parti, parce qu’il y a 23 ans, il a signé un protocole d’accord politique avec le MPS (Mouvement Patriotique du Salut au pouvoir) et non avec l’URD (Union pour le Renouveau et la Démocratie) du défunt Wadal Abdelkader Kamougué, arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 1996 ».

«S’accommoder de l’ignorance, c’est renier la démocratie, c’est la réduire à un simulacre », disait Amin Maalouf, qui ajoute un peu plus loin : « Le dérèglement du monde : quand nos civilisations s’épuisent». Les deux citations d’Amin Maalouf résument bien le second paragraphe du Tchadien Arsène Ningatoloum : « Que veut-on cacher derrière ces assertions ? Que veut-on insinuer ? J’aimerais bien le savoir. En attendant les réponses à mes interrogations, il est une chose indéniable : quand des militants d’un Parti politique (comme c’est le cas à l’UNDR) prennent souverainement une décision, on doit les respecter. Voilà pourquoi, je ne souscrirai jamais à des jugements de valeurs tendancieux destinés à vrai dire à salir le leader du Parti UNDR, parce qu’il est l’un des prétendants sérieux à la succession d’Idriss Déby Itno par les urnes. Toutes les récriminations distillées contre M. Saleh Kebzabo répondent à cela. Dans tous les cas, j’attends toujours les démonstrations des actes contre la démocratie qu’aurait posés l’UNDR parce que n’ayant pas soutenu un candidat issu du Sud du pays, comme son Président en 1996.Pour le reste, j’encourage ceux qui croient en ce Parti de continuer leur combat politique pour délivrer le Tchad de la mal gouvernance, du marasme économique, de l’injustice, de la concussion. Bref, du joug d’une dictature rapace qui avilit son peuple depuis près de 30 ans. C’est le terrain qui compte et je sais que Saleh Kebzabo et ses nombreux compagnons sont des hommes de terrain…N’en déplaise aux jaloux et autres oiseaux de mauvaise augure qui écument la toile ces derniers temps, dans le seul but de saper le moral des démocrates les plus convaincus, qui sont mus par le désir ardent de libérer leur pays des mains de cette bande à Deby. C’est en tout cas la position de « Machin »… et l’histoire nous dira qui a raison. Excellent week-end à toutes et à tous ».

La Rédaction

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