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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

S'il y a des recherches qui débouchent sur une découverte salvatrice pour l'humanité tandis d'autres sont objectivement loin de susciter l'enthousiasme et l'adhésion populaire. Cela pourrait bien s'appliquer à cet exploit des chercheurs israéliens qui ont annoncé mercredi avoir réussi à extraire de la levure d'anciennes jarres pour fabriquer une bière semblable à celle que les pharaons consommaient il y a plus de 3 000 ans, Cette information rapportée par l'AFP est disponible depuis le mercredi 22 mai 2019 sur le site du média belge RTBF. La bière ainsi récréée dispose d'une teneur en alcool de 6% et un goût similaire à une bière de blé. C'est un hydromel dont le taux d'alcool est de 14%. Officiellement encore sans nom, les journalistes et les chercheurs assis au comptoir d'un bar de Jérusalem-ouest, ont dégusté dans des verres en plastique, la bière d'une couleur blonde. C'est la première fois qu'une bière soit fabriquée à base de la levure antique, ont expliqué des chercheurs de l'Autorité des antiquités israéliennes ainsi que de trois universités ayant travaillé sur le projet en question. « Lorsque tous avons apporté cette bière et, assis autour d'une table, nous l'avons bu, nous avons levé un toast », a déclaré Aren Maeir, un archéologue de l'université de Bar-Ilan, « Et j'ai dit : soit tout se passera bien, soit nous serons tous morts dans cinq minutes. Nous avons survécu et nous sommes là pour raconter cette histoire », a ajouté M, Maeir, La bière consommée ce mercredi 22 mai 2019 a été fabriquée avec une levure datant d'il y a environ 3 000 ans, ont indiqué les chercheurs, Mais de la levure vielle de 5 000 ans a également été découverte, selon l'Autorité des antiquités,. Quelque six types de levures ont été extraits des débris de jarres découvertes sur des sites archéologiques, dont l'une d'elles a retrouvée dans le centre d’Israël, à proximité du lieu du combat raconté dans la Bible entre le géant Goliath et le futur David.

 

Il existe d'autres sites situés dans le désert du Néguev, qui feraient partie à l'époque de l’Égypte des pharaons, ainsi qu'à Tel-Aviv et dans la région de Jérusalem, Le brassage de la bière et la fabrication de l'hydromel à partir de ces levures ont nécessité aux chercheurs l'utilisation des méthodes modernes. Ils ont également dû faire fermenter leurs génomes. L'expérience réservait certaines surprises aux scientifiques  entre autres l'une des levures découvertes ressemble ainsi à celle utilisée dans la bière traditionnelle au Zimbabwe, explique Rouen Hazan, microbiologiste à l'Université hébraïque de Jérusalem. Et une autre présente des similitudes avec celle utilisée dans la fabrication d'un hydromel éthiopien appelé « Tedj », précise-t-il. Dans l'avenir, les chercheurs comptent remplacer les méthodes modernes par les recettes antiques, et si possible commercialiser les bières obtenues par ce procédé. La finalité de l'expérience n'était pas simplement de récréer un breuvage peut-être apprécié par les Pharaons, mais c'est aussi de reconstituer les pratiques des brasseurs d'il y a plusieurs millénaires, explique le professeur Hazan. «En plus du plaisir de boire la bière du temps des pharaons, cette recherche est extrêmement importante pour l'archéologie expérimentale », rappelle-t-il. « Lorsque nous avons démarré ce projet, nous avons compris que nous allions brasser le produit, obtenir une bière, et que son goût sera probablement similaire, peut-être pas identique mais très proche, de celui de la bière » dégustée pendant l'Antiquité », se souvient Yitzhak Paz, un archéologue de l'Autorité des antiquités israéliennes. « Jusqu'à présent, les chercheurs utilisaient des recettes anciennes avec des matériaux modernes », assure monsieur Paz, « C'est la première fois que nous utilisons des substances anciennes pour créer une bière antique, Et travailler sur ce projet a aussi eu quelques avantages, notamment gustatifs, reconnaissent les chercheurs. « C'était délicieux. Bon, je bois beaucoup de bière, donc je peux être un bon juge », confie monsieur Paz.

Moussa T. Yowanga

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