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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans l'évangile de Matthieu au chapitre 5 verset 6 (Bible), Jésus-Christ révèle à la foule et surtout à ses disciples les huit béatitudes dont celle-ci : «Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés». C’est l’une des paroles  la plus forte que Jésus-Christ, fils de Dieu pour les Chrétiens et le plus grand Prophète qui viendra sauver l’humanité  au dernier jour pour les Musulmans, eut  prononcé en guise de récompenses destinées aux âmes assoiffées de justice, dans un monde déchiré par toutes formes de rejet de l'autre se cachant derrière des pratiques telles que l’injustice, la discrimination, le racisme etc. Et c’est clairement établi que l’Homme est un être insaisissable  qui n’en finit pas de démontrer son côté obscur et obtus, l'éloignant dangereusement  de la Justice divine prônée par les plus grands sages de l’humanité, les Prophètes et surtout par Jésus. Ce n'est pas Dr Djiddi Ali Sougoudi qui nous démentira, bien au contraire, il apporte plus d'éclaircissement à ce débat à travers son  Coup de Badangaï 555 du dimanche 24 mars 2019, titré : « Hagal-Saboun » ou les « en-dessous de table » pour tout accouchement dans nos Hôpitaux». on finit  aisément par comprendre  les raisons pour lesquelles Jésus-Christ eut déclaré fermement  que ceux qui ont faim et soif de la Justice, seront rassasiés. Malheureusement ce qui paraît souvent stupide, tout le monde confondu, c’est-à-dire les Justes, et les injustes, les corrupteurs et  les corrompus, se plaignent tous d'une part, d'une même souffrance et s'efforcent de défendre, d'autre part la même cause en donnant l'apparence des silhouettes ayant besoin de thérapie ! Justement, c’est exactement à cet instant, L’Homme affiche sournoisement son côté mystérieux. C’est dans ce sens que Don Quichotte affirma : «Un homme déshonoré est pire qu’un homme mort » Et Pierre Charron sans être étonné, remarqua qu' : Il y a plus de différence d’homme à homme, que d’homme à bête».Cela rejoint complètement l’analyse  de Dr Djiddi Ali Sougoudi   : « Non, il ne faut se leurrer ni se cacher la vérité en scandant que l'accouchement au Tchad et dans nos hôpitaux publics sont gratuits. De nos jours, tout se paie autour de tout accouchement: gants, fil à suture d'une épisiotomie, les antibiotiques ainsi que le Syntosinon ou uterotonique....oui, tout se paie et en plus il faut payer cette fameuse facture de « hagal Saboun » qui n'a ni un taux fixe ni un reçu. Une exigence connue de tous et jamais combattue. C’est un pourboire des sages - femmes de garde. Vous voulez ou non, vous serez déplumer et le taux varie selon votre humeur et votre sens de gratitude après accouchement de Madame ou de parente parturiente. 3000fcfa à 10.000fcfa, ce pot de vin quasi obligatoire est si bien connu et exigé que ne pas donner est un suprême affront pour les sages femmes qui n'ont jamais été sage en revendiquant avec bec et ongle brandis cette corruption devenue inévitable. Alors du moment où les sages femmes sont mal payées, sans savon pour se laver les mains après un accouchement alors il faut avoir l'honnêteté de légaliser ce pot-de-vin dans un panier reconnu par l'administration et instauré comme tel. Pourquoi se voiler la face et crier sur tous les toits que l'accouchement est gratuit? Pourquoi admettre un climat permanent d'une mauvaise pratique alors s'il est possible d'instaurer un forfait d'accouchement pour reverser à l'équipe de Garde? »

Pourtant Aristote sur vos avis eut constaté que : « L’Homme est un animal social ». Mais en lisant surtout le second paragraphe de ce Coup de Badangaï 555, on dirait humainement que L’Homme ne l’est pas : « Où vont les frais de fonctionnement de nos maternités qui manquent jusqu'au savon et aux gants ? Les conditions d'accouchement au Tchad sont abjectes tant par l'accueil de nonchalance que par l'hygiène de porcherie et de sang qui pue de partout. Les salles d'accouchement manquent des désinfectants et des détergents. Les alaises et autres couverts des tables d'accouchement n'existent pas, point de draps blancs et propres. Que de plastique mal nettoyé, par endroit déchiré ou par endroit troué.A l'indigence du milieu fréquenté par les parturientes, il faut ajouter l'air maussade des sages-femmes qui ne se grouillent qu'après un désintéressement pécuniaire. Nos maternités sont un monde à moraliser où les bonnes pratiques restent à restaurer. N’imitons pas les pays riches. Créerons un monde compatible avec nos mœurs et avec nos maigres ressources. Il faut un recouvrement des coûts en instaurant des entrées de sous par des méthodes légalisées dans lesquelles les sages-femmes reçoivent leurs primes sans recourir au « hagal Saboun ». En effet plusieurs millions de Fcfa sont générés par des méthodes louches instaurées dans nos hôpitaux publics par le personnel. Autant légaliser la manière de faire ce recouvrement au lieu de laisser prospérer l'illicite ».

Choix et commentaire de la Rédaction

Quelques réactions  des internautes.

Daoukarda Mahamat : « Très bonne remarque Dr »

Ousmane Ahmat Kossein : « Sacré Dr djiddi, tu as parfaitement raison de savonner nos sages femmes qui ont eu la sagesse de fabriquer bec et oncle leur assurance propriété ».

Ali Gari Toumlé : «Docteur j'ai été victime. En fait ma femme avait accouché un soir autour de 19h le 24 avril 2009 dans l'ancienne maternité devenue actuellement pavillon des urgences. Tout heureux, j'ai payé des médicaments d'une valeur environ 15mille de nos francs et j'ai remis a la sage femme qui m'avait présenté l'ordonnance. Quelques heures après, on nous demande de rentrer a la maison. Entre temps, les sage femme ont dépouillé de ma femme de 5mille francs qu'elles ont dit 'hagal serire'. Sur le chemin de retour, j'ai demandé ou est le reste de médicaments. A ma grande surprise ma femme me fait savoir qu on lui a administré une injection et c'était tout. Les sages femmes avaient gardé le reste de médicaments plus les 5mille. C'est pour vous dire que c'est une pratique qui date déjà et il faut le combattre »

Djiddi Ali Sougoudi : «Ali Gari Toumlé, faire payer des médicaments à l'entourage d'un patient puis les détourner, extorquer des sous aux parturientes par ces subterfuges etc...Constituent des actes répréhensibles mais au Tchad, ça devient quasi toléré et aucune victime ne se plaint. Moi, médecin, je fus dans une maternité sur l'appel insistant d'une connaissance en détresse de ressources. J'y arrivai et un groupe de sages-femmes m'exigent 3700fcfa pour rembourser un fil à suture et deux gants. Je suis sorti puis revenu avec le fil et les feux gants. Que fut ma surprise de voir les sages-femmes refuser le fil et les gants en nature. Puis l'une m'a reconnu et demanda aux autres de ne pas insister sur leurs revendications. Ce qui est tragique chez nous au Tchad, c'est que les gens admettent ce comportement indigne devenu acceptable. C'est devenu comme la « bayatt » chez le marabout...se faire tendre la main pour un service pour lequel l'on est salarié, c’est inadmissible mais au vu des salaires et du traitement social des travailleurs, tout est permis et exagéré! »

Djibrine Mahamat : « Je vois que ce n’est pas grand chose si ce hagal saboun est de 3000f à 10000f, les parents peuvent donner ça sans quelle réclament en guise de reconnaissance pour leurs sucrerie, par ce que l'arrivé d'un bébé dans la famille fait la joie de tout le monde ».

Yacine Abakar : «  C'est bien « grand-chose » pour ceux qui n'ont pas de moyens. C'est une escroquerie qu'il faut combattre ».

Djibrine Mahamat : « Yacine Abakar, je pense que donner un 5000f aux sages femmes qui ont aidé la femme à accoucher n'est pas grand chose dans le cas ou un bébé arrive dans la famille, soyons un peu généreux quand même ».

Yacine Abakar : «  Frère Djibrine, c'est deux choses bien différentes. En tant que père si de toi même tu veux récompenser les sages femmes pour fêter le nouveau venu, même 5000f serait peu pour telle joie. Mais t'escroquer ne serait ce 25f c'est trop gênant mon frère ».

Djibrine Mahamat : «  Ces les gens qui ne donnent pas d'eux même si elles leurs demandes pas, c'est pourquoi réclame quelques chose en disant hagal saboun ou hagal coca ».

Amna Aziz Mahamat Saleh : «  Je m'en disconviens pas de ton avis, 5000f n'est rien pour récompenser les sages femmes. Non, Mais c'est tout a fait le contraire  Djibrine Mahamat dans nos hôpitaux, les sages femmes gardent le carnet de la patiente ne vous remettrons pas jusqu'à vous allez payé «  pour le savon" étrange n'est-ce pas. J'ai assisté deux fois cette situation. Donc cette pratique est inégale et injuste car on vous impose de payé, certaines sages femmes disent » tout ces travails pour 3000f" y'a Allah, mais c'est de la foutaise si on sait bien que l'accouchement c'est gratuit dans les hôpitaux public. A cela s'ajoute on maltraite les patientes si on les voit de catégorie inferieure. Imaginons cette injustice ».

Mahamat Ali Abakar Abani : « Vraiment c’est mieux que les cliniques qui simulent ou provoquent la césarienne…En plus ces sages femmes ne fixe pas un prix. Elles travaillent dans des conditions difficiles... »

Djiddi Ali Sougoudi : « Djibrine Mahamat, ce n'est pas une question de générosité ici. Il s'agit de prévenir de tels actes qui consiste à soudoyer une personne qui fait son travail en étant payé pour ce travail par les contribuables. Par ailleurs ce forfait est exigé et devenu un droit. Il arrive que le carnet d'une parturiente soit confisqué jusqu'au paiement de cette sommes ».

Djiddi Ali Sougoudi : « Amna Aziz Mahamat Saleh, Justement c'est cela, Amna ! Il faut juste légaliser la situation. Au lieu de parler de gratuité, il fait instaurer juste un forfait avec reçu pour chaque accouchement et ainsi les sages-femmes auront leurs dîmes licitement car reconnus comme prime de garde. Les petits pécules extorqués ça et là constituent une source de déperdition d'énormes ressources. Et cela ne moralise pas non plus les travailleurs ».

Djibrine Mahamat : « Djiddi Ali Sougoudi, j'ai pas dit être généreux, mais il faut être reconnaissant envers les gens qui ont aider une femme à accoucher, et s'il demande quelques chose ce n’est pas mauvais il faut donner un 5 mille ou 10 mille ce n’est pas grand chose, c’est pourquoi j'ai dis soyons reconnaissance et généreux quand même ».

Oumar Atti Mahamat Atti : «  Il y'a deux situations concernant hagal saboun.La culture tchadienne exige de remercier un accoucheur sans que ce dernier exige quoi que ça soit. Geste fais généralement par la grande mère du Nouveau né. Cela peut être compatible avec la culture tchadienne de générosité. Autre cas c'est l'arnaque la corruption. Raquette etc. La sage femme envoie son aide ou son portier pour réclamer hagal saboun. Ceux la c'est à sanctionner sévèrement ».

Jeannot de Nadjitein : « Oumar Atti Mahamat Atti : « Le problème est plus profond qu’il ne semble. C’est un symptôme du mal qui touche la société Tchadienne toute entière. Si le policier veut sa part, le douanier le sien, le planton...et je m’arrête là. Leur directeur ne dit rien parce qu’impuissant ou parce qu’il prend lui même sa part. L’exemple et la rigueur c’est que tout le monde veut sa part et pense que sa profession lui donne le droit au gâteau. Pour changer cette culture, il faudra de plus en plus de rôles modèles. Des tchadiens patriotes et droits qui ne prennent ni ne corrompent. Ces gens existent il va falloir que beaucoup plus les rejoignent. Imaginez un élève doué mais fils de pauvre. S’il ne peut pas constituer des dossiers pour postuler à des concours, on perd des talents pour notre avenir. on a bien une société malade. La générosité et culture de remerciement y contribuent car bien qu’inoffensives elles créent des précédents qui deviennent plus tard des droits. Continuons à dénoncer jusqu’à ce que les autorités finalement y remédient ».

 

 

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