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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est toujours la RTBF qui révèle cette information signée depuis dimanche 19 mai 2019 par  Esmeralda Labye. Selon donc cette consœur du média belge, la Belgique fêtait les 70 ans du droit de vote accordé aux femmes. Le 26 mai prochain, 8 millions de Belges se rendront aux urnes. Combien de femmes seront élues ? Quand on sait que sur un total de 95 têtes de liste choisies dans les 5 partis principaux, seules 29 sont des femmes…Dans ce domaine, un pays fait figure de bon élève de la classe : le Rwanda 63% de femmes au Parlement, un record mondial. 51 sièges sur les 80 de l’Assemblée sont occupés par des femmes. Au sénat, elles sont 10 sur 26.Au pays des mille collines, les femmes sont très présentes en politique et elles ne se cantonnent pas à l’hémicycle. Elles tiennent les rênes de ministères, dirigent des entreprises publiques, privées, des administrations etc. « Quand on est éduquée, capable et connectée, il est facile d’accéder à des postes à responsabilités »,expliquait elle y a peu au magazine Jeune Afrique, Marie-Chantal Rwakazina, 45 ans, maire de Kigali.Il faut dire que depuis 2003, la Constitution impose un quota de 30% de femmes dans toutes les administrations et jusqu’au sein du gouvernement. L’arrivée de femmes au gouvernement et à des postes clés de l’administration publique est aussi liée à l’histoire du pays. Après le génocide de 1994 qui a causé la mort de plus de 800.000 personnes, dont beaucoup d’hommes, les femmes représentaient près de 70% de la population. Comme l’a expliqué à Jeune Afrique Diane Karusisi, la directrice générale de Bank of Kigali, «Les autorités ont cherché à responsabiliser les jeunes diplômées parce qu’il y avait une pénurie de compétences. Depuis le gouvernement a pris l’habitude de rester constamment en alerte pour repérer de nouvelles personnes. Il y a, à cet égard, une forme de discrimination positive. »
 
Selon toujours la journaliste Esmaralda Labye, dans ce pays d’Afrique de l’Est peuplé de 12 millions d’habitants, les femmes candidates ont aussi un avantage : leur nom est inscrit en premier sur les listes des bulletins de vote.Avec 40% des portefeuilles ministériels et 60% des députés, le Rwanda est donc cité comme modèle en matière d’égalité entre les sexes. « Ce n’est certainement pas parfait ici » explique à DW Made for Minds, Natacha Umutoni, une blogueuse et entrepreneuse rwandaise.Et d’ajouter : «L’Allemagne n’occupe que la 14e place ! »En 2005, le Rwanda a aussi imposé un système de quotas pour permettre à davantage de femmes d’accéder à des postes à responsabilités. «On a toujours vécu dans un système patriarcal» explique la présidente du Parlement Donatille Mukabalisa. «Il y a encore des gens ici qui n’ont pas compris suffisamment cet aspect genre et la nécessité de cette égalité. »Fred Muvunyi, journaliste au programme Afrique de la DW, relativise les choses. Selon lui, la situation est loin d’être idyllique« Peu de gens en dehors du Rwanda savent, par exemple, que les ministres n’ont aucun pouvoir budgétaire. Si vous creusez un peu et que vous demandez des résultats concrets du travail de ces femmes, il y a peu à dire. On dit simplement que le nombre de femmes est élevé ici et là. C’est de la propagande… »Et le journaliste de marteler ses affirmations avec un cas concret. Lors de la présidentielle de 2017, Diane Rwigara voulait se présenter contre Paul Kagamé. Elle a été arrêtée dans la foulée de son dépôt de candidature pour falsification de signatures et évasion fiscale. Elle a passé plus d’un an en prison…
La Rédaction

 

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