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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Le président sortant Joko Widodo a été donné vainqueur à l'élection présidentielle par la Commission électorale mardi dans la capitale placée sous haute surveillance alors que son adversaire qui conteste les résultats, menace de faire descendre ses partisans dans la rue. Cette information qui date d'hier lundi 20 mai est rapportée par le correspondant de l'AFP. Le vainqueur surnommé « Jokowi » a obtenu 55,5% des voix, contre 44,5% en faveur de son challenger l'ex-général Prabowo Subianto, selon les résultats communiqués par la Commission électorale (KPU). En 2014, il avait déjà gagné par 53,15% des voix soit une avance plus confortable en totalisant 85,6 millions des voix, contre 68,6 pour son adversaire. « Cette décision a été annoncée le 21 mai (…) et sera effective immédiatement », a déclaré le chef de la Commission Arief Budiman lors d'une conférence diffusée très tôt en direct par les médias locaux. La publication officielle des résultats était normalement prévue le mercredi prochain. Cependant, la Commission a proclamé les résultats tard la nuit, alors les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale pour éviter tous débordements des partisans de l'opposition. On dénombre quelque 32 000 membres des forces de l'ordre déployés dans la capitale Jakarta pour sécuriser le bâtiment abritant la Commission électorale. Cette dernière a été barricadée et protégée par des rouleaux de fils de fer barbelés pour empêcher toute intrusion.

Selon les photographes de l'AFP, il n'y a aucun mouvement de foule perceptible dans la capitale mardi matin mais les axes routiers conduisant vers le centre, ont été bloqués pour les bus, S'appuyant sur des sondages alternatifs, le candidat de l'opposition qui se déclare vainqueur, conteste les résultats de l'élection où 190 millions d'électeurs indonésiens ont massivement participé. Le candidat de l'opposition dispose légalement trois jours pour contester les résultats devant la cour constitutionnelle faute de quoi les résultats seront officialisés le 24 mai. Le candidat malheureux n'a pas immédiatement indiqué s'il allait remettre en cause les résultats proclamés, mais Azis Subetki, un membre de son entourage a refusé de porter sa signature au bas des documents qui lui ont été présentés par la commission. Selon le média numérique detik,com, celui-ci a expliqué « ne pas vouloir se rendre et continuer à se battre contre l'injustice, la fraude et les abus » et « tous les mensonges qui abîment notre démocratie ». Les autorités exhortent vivement les partisans du perdant à ne pas descendre dans la rue en raison des risques d'attentats terroristes. La police a indiqué vendredi avoir interpellé des dizaines de personnes soupçonnés avoir des liens avec l'organisation jihadiste État islamique (EI), dont certains préparaient des attentats en rapport avec l'annonce des résultats des élections, Devant le risque de fracture du pays, beaucoup de partis, dont certains de l'opposition ont appelé les Indonésiens à reconnaître les résultats électoraux, ainsi que les influentes organisations musulmanes indonésiennes qui comptent des dizaines de millions de membres.

Moussa T. Yowanga

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