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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les électeurs européens ont largement plébiscité les Verts avec des scores à deux chiffres. Chez des poids lourds de l'UE, rapporte l'AFP dimanche 26 mai, les écologistes allemands ont enregistré un succès sans précédent aux Européennes, l'urgence climatique s'invitant au nombre des sujets phares pour les électeurs. En Allemagne toujours, la hausse des Grümen allemands à 20%, est spectaculaire : le parti double son score par rapport à 2014. En France, les écologistes arrivent en 3ème position sur l'échiquier national et s'installent comme la première force politique à gauche. En Autriche, en Irlande, aux Pays-Bas, ils affichent également des résultats supérieurs à 10%. Il va s'en dire que les Verts pourraient même se retrouver malgré eux en position de faiseurs de roi ou peser sur la composition de la future Commission européenne et l'identité de son Président, si aucune des forces majoritaires, le Centre-droit(PPE) ou le Centre-gauche (PSE) ne parviennent à obtenir une majorité absolue. Ce serait une première au parlement européen. « On va vouloir avoir notre mot à dire », a d'ores et déjà glissé l'Allemand Cenn özdemir. Questionnée par la télévision allemande, la cheffe de file des Verts européens a refusé de se prononcer sur sa préférence : « Ce qui nous intéresse, c'est que nos propositions », soient reprises, a insisté Ska Keller. Pour le vert néerlandais Bas Eickhout et la tête de liste des écologistes français, Yannick Jadot une chose est acquise : l'Europe a sa « vague verte ».

Pour les Médias, observateurs et politiques en Allemagne, l'explication de cette percée historique des verts s'explique par la menace climatique devenue une thématique sociétale dominante et une source d'inquiétude croissante. « C'est la première fois que le changement climatique joue un tel rôle dans une élection », fait remarquer Robert Habeck, un chef des Grünnen. Chez le Premier ministre français Eddouar Philippe, on fait également le même constat : « Partout en Europe nos concitoyens, en particulier les plus jeunes, nous demandent d'agir avec détermination, c'est ce que nous ferons en France et en Europe ». Avant les élections en Allemagne, des enquêtes d'opinion indiquaient déjà que 68% des sondés estimaient insuffisante l'action gouvernementale de la Chancelière. Il a échoué à atteindre ses objectifs climatiques et peine à ficeler sa stratégie en la matière, du fait notamment de la résistance des industriels et d'une politique énergétique trop dépendante du charbon. Selon l'analyse post-électorale faite par la télévision ARD, les électeurs allemands ont placé cette thématique au rang des priorités : 14% d'entre eux ont dit que la question était centrale dans leur choix électoral, un bon de 26 points par rapport aux Européennes de 2014. Les élections « montrent que nous ne mettons pas la crise climatique seulement à l'agenda de la rue mais aussi dans les bureaux de vote », s'est réjoui la figure de proue des Fridays for Future en Allemagne, Luisa Neubauer. «Ce résultat est une invitation à toute le spectre politique : attaquez-vous vraiment à la crise climatique », renchérit-elle sur Twitter, « la planète se fiche de savoir si la protection du climat est de gauche ou libérale ».

Moussa T. Yowanga

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