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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En réalité, disons-le sans détour, les personnes ayant une confiance absolue en Dieu, se moquent éperdument du mal. Elles le piétinent même du pied. Elles se lèvent et dorment avec des idées ou des projets positifs. En effet, beaucoup s'appuient sur le passage biblique de Psaumes 22 selon lequel « Le Seigneur est mon berger : Je ne manque de rien. Sur des près d’herbes fraîches, il me fait reposer ». D'autres paroles aussi rassurantes se trouvent également dans les Psaumes 26 : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerai-je ? Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent ».Ces deux références bibliques prouvent à suffisance, la victoire du croyant sur le mal. En langage simple, on peut naturellement dire que  l’être humain devrait plutôt s’atteler à la réalisation des ouvres positives et utiles, que de perdre des heures et des heures à ruminer sa souffrance. Desmond Tutu ne conseillait-il pas à son auditoire : « Faites le bien, par petits bouts, là où vous êtes ; car ce sont tous ces petits bouts de bien, une fois assemblés, qui transforment le monde ».Effectivement  en lisant les articles ci-après de la RTBF et du journal numérique canadien Le Devoir, on ne perd plus le temps pour se laisser rapidement convaincre par la belle parole dite par Monseigneur Desmond Tutu. Finalement le vrai handicap des êtres humains sur cette planète terre ne provient pas du mal lui-même, mais du manque de conscience. Seule la conscience nous permet et nous permettra toujours de relever le défi contre des idées reçues, nous faisant souvent croire qu’on est seul à faire face au mal ou à la souffrance qui nous ronge de façon profonde. Concluons par la pensée de Jean-Jacques Rousseau qui considère que : « la conscience est une espèce de boussole intérieure, innée et infaillible ».  ! Bonne lecture à tous !

Nous sommes en Belgique dans la capitale de l’Union Européenne où la journaliste Natacha Mann ayant fait ce travail de presse pour le compte de la RTBF rapporte que : A 4 ou 6 ans, ils luttent contre le gaspillage énergétique. Ainsi son enquête fut publiée depuis le jeudi 23 mai par la RTBF raconte : « qu’avec quelques gestes simples et de petits aménagements, l’école communale maternelle de Florzé a réduit en quelques mois sa consommation énergétique de 42%.Dans la petite école de village, les 48 élèves et leurs institutrices ont changé leurs habitudes. Ils n’allument plus qu’un néon sur deux, ils ont installé des interrupteurs sur les prises ou débranchent les appareils électriques lorsqu’ils ne sont pas utilisés. Ils ont également posé une minuterie sur leur chauffe-eau afin qu’il ne fonctionne pas durant les heures creuses. « On avait désigné des petits ‘inspecteurs d’énergie’. Ces enfants devaient passer dans toutes les classes pour voir si les lumières étaient bien éteints, s’il n’y avait pas d’appareils branchés, si le frigo était bien fermé. Vraiment des petits gestes simples. » Explique Nadine Maréchal, institutrice dans l’école. Peu de choses qui ont finalement permis de faire de grosses économies et remporter le prix de l’économie-sobriété.

Comme 38 autres établissements, l’école maternelle de Florzé participait au défi « Génération Zéro Watt ». Un challenge organisé chaque année en Région Wallonne afin d’inciter les établissements scolaires à lutter contre le gaspillage d’énergie. Le défi avait un double objectif : réduire la consommation énergétique de l’école mais aussi sensibiliser les enfants à la cause environnementale. Malgré leur jeune âge (4 à 6 ans), les enfants se sont sentis très concernés. Ils ont réellement participé et certains ont même rapporté chez eux de nouvelles habitudes. « Les élèves se sont pris au jeu. C’est devenu très important pour eux. Il faut dire qu’à l’école maternelle les enfants sont vraiment ouverts à toute proposition. Tout ce qui a trait à la pollution, les touche vraiment beaucoup. » Constate Nadine Maréchal. Les élèves de cette école sont en effet surprenants. Ils ont bien assimilé la leçon. Pourquoi trouvent-ils qu’il est important de faire attention à sa consommation énergétique ? Que font-ils comme efforts ? Découvrez leurs réponses dans la vidéo ci-dessous ».

Cette information nous provient d’Amérique latine, plus précisément de Venezuela grâce au travail de l’Agence France Presse qui eut titré son article : « Riches ou pauvres, le calvaire des mères vénézuéliennes pour élever leurs enfants ». Selon donc l’AFP signataire de cette information depuis le jeudi 23 mai 2019 : « Judith ne veut plus voir ses enfants crier famine. La hantise d'Isabel est de manquer de médicaments pour son bébé. Elizabeth a l'impression d'élever ses enfants « dans une bulle ». La crise vénézuélienne a chamboulé la façon dont les mères élèvent leurs enfants.Quand elle était petite, Judith Saracual voulait devenir architecte. Mais elle est tombée enceinte très jeune. A 45 ans, elle a aujourd'hui cinq enfants.Sa maison de Petare, un quartier pauvre de Caracas, est faite de briques, de parpaings, de tôle ondulée...Bien sûr, Judith veut que ses enfants étudient, réussissent et se sortent de cette pauvreté qui les a vus naître et qui touche 51% des foyers vénézuéliens, selon une enquête réalisée par les principales universités du pays en 2018.Ses filles de 9 et 11 ans ont étalé leurs uniformes (obligatoire pour les écoliers au Venezuela) sur un matelas pour les repasser.Judith dit qu'elle les oblige à aller à l'école, qu'elle les y envoie même quand elles ont le ventre vide. « Pour survivre, on doit faire des miracles », souffle-t-elle.Le réfrigérateur n'a plus de porte et il a tous les jours la mine des mauvais jours. Des bouteilles d'eau y côtoient un peu de haricots et de la farine.Dans une cage, une poule caquette sans conviction. Avant, la poule avait une compagne, mais Judith et ses enfants lui ont fait un sort « parce qu'on avait faim ».

Elle et son mari gagnent leur vie en surveillant des motos dans un centre commercial, mais avec l'hyperinflation qui devrait atteindre les 10.000.000% cette année, selon le FMI, l'argent s'évapore. Et les subsides de l'Etat sont insuffisants pour faire vivre toute la famille.Avec l'inflation et les coupures de courant devenues fréquentes, la pénurie de médicaments est la grande préoccupation des Vénézuéliens.Isabel Davila, 31 ans, vit avec son mari, sa fille et leur chien Orion dans un quartier de la classe moyenne de Caracas.Quand son bébé de 12 mois est tombé malade, Isabel a dû courir de pharmacie en pharmacie pour tenter de trouver de quoi la soigner. « Ma plus grande terreur c'est que ma fille meure parce qu'un médicament est introuvable (...), ça c'est une des choses qui nous pousserait à partir », dit-elle. Elle rejoindrait alors ses trois millions de compatriotes qui ont quitté le Venezuela depuis 2015, selon les chiffres de l'ONU.Isabel est comptable et maquilleuse. Des fenêtres de son appartement, elle a une vue imprenable sur l'Avila, l'imposante montagne qui surplombe Caracas.Isabel doit bien admettre que sa ville lui fait peur. Caracas est l'une des villes les plus violentes au monde avec 89 homicides volontaires pour 100.000 habitants en 2018, selon la comptabilité tenue par des ONG. Le gouvernement de Nicolas Maduro affirme, lui, que ce chiffre est de 30 pour 100.000 habitants.Les sorties d'Isabel se limitent au parc en bas de son immeuble où elle sort Orion. « Tu te mets à vivre dans l'angoisse permanente et ça t'affecte au plan émotionnel », dit-elle.Elizabeth Klar, 48 ans, est patronne d'une agence de voyages. Mais depuis cinq ans que dure la crise, elle a vu une baisse considérable du nombre de ses clients. Ce qui l'inquiète le plus, c'est la sécurité de ses enfants de 12, 14 et 16 ans qui fréquentent une école internationale et parlent italien et anglais en plus de l'espagnol. « J'ai l'impression que je les ai élevés comme dans une bulle », explique Elizabeth depuis sa confortable maison d'un quartier huppé de Caracas.En général, les sorties se font dans des clubs privés où la sécurité est maximale.L'autre espace « sûr » et « zen », c'est la maison, dit-elle. « J'ai peur qu'il leur arrive quelque chose dans la rue. Et à cette loterie, il y a beaucoup de gagnants », se plaint Elizabeth ».

Retour encore en Belgique au cœur de l’Union européenne  avec une grosse question posée depuis le mercredi 22 mai 2019 par  une certaine Hafida Bachir,contributrice externe pour la RTBF : « Femmes sans papiers : faut-il régulariser? » Dans cette analyse assez longue, la contributrice externe pour la RTBF raconte :« qu’actuellement, le traitement médiatique et politique de la migration déshumanise, rend invisible les visages et les vies des personnes qui ont quitté leur pays. Parmi ces invisibles, près d’une moitié de femmes. En 2017, 46% des Migrantes arrivées sur le territoire belge étaient des femmes. Les femmes migrantes constituent un public particulièrement vulnérable tant sur les routes de l’exil que dans le cadre des procédures d’asile, d’accueil et de séjour en Belgique. Elles rencontrent des problèmes spécifiques qui les empêchent de bénéficier de certains droits fondamentaux (se soigner, se loger, se protéger, etc.), droits pourtant garantis par des textes internationaux. Lorsqu’elles se retrouvent sans aucune possibilité de régulariser leur situation en Belgique, elles tombent dans la clandestinité et sont condamnées à l’invisibilité.Avec le durcissement des politiques migratoires en matière d’asile ou de regroupement familial, des femmes vont se retrouver du jour au lendemain « sans papiers », c’est-à-dire sans avoir de titre de séjour valide. Pour beaucoup d’entre elles, cette situation de clandestinité arrive après des procédures non concluantes, souvent à cause de la non prise en compte des violences spécifiques dans la pays d’origine, comme les mariages forcés, viols, mutilations génitales ou encore la négation des droits fondamentaux des femmes.

Comme en témoigne F. « A 9 ans j’ai été excisée par une vieille dame du village natal de ma mère. A 17 ans j’ai été mariée avec mon mari qui à l’époque avait 44 ans. Il était militant d’un parti d’opposition et a été assassiné en 2007. La situation était devenue dangereuse pour moi aussi parce que j’avais commencé à militer dans le parti de mon mari. Il y a avait beaucoup d’arrestations pendant les manifestations ; les femmes qui étaient arrêtées étaient souvent forcées à travailler et subissaient beaucoup de violences. Je suis arrivée en Belgique en 2009 et j’ai fait une demande d’asile qui a été refusée ; mon recours a aussi été refusé ».Il arrive également que lors de la procédure, les femmes ne soient pas toujours conscientes du fait  que les violences spécifiques faites aux femmes peuvent influencer de manière positive la décision finale. Face à ces manquements et ces oublis, il n’est que trop juste de permettre à ces femmes d’entamer une nouvelle procédure de régularisation qui tienne mieux compte des aspects spécifiques les concernant.Sans titre de séjour, ces femmes se retrouvent dès lors prises dans des circuits souvent malintentionnés, seules voies pour régulariser leur situation (ex : mariages blancs) ou encore embarquées dans le travail informel, avec toutes les conséquences connues d’exploitation et de conditions déplorables et inhumaines. Des situations dans lesquelles, pour les femmes, les violences physiques et sexuelles sont particulièrement présentes.  C’est ainsi que s’exprime D. « Je suis arrivée en Belgique en 2011. J’ai trouvé un emploi comme domestique chez un monsieur qui habitait seul et m’avait promis de m’aider à régulariser ma situation en me faisant un contrat de travail. Quand j’ai commencé à travailler il a commencé à vouloir me séduire, à me harceler. C’était le prix à payer pour qu’il m’aide dans ma procédure. Je l’ai repoussé et je ne suis plus jamais retournée chez lui »Ces femmes sont considérées comme une main-d’œuvre malléable et discrète, ce qui rend aisée leur insertion dans les circuits informels de l’aide aux personnes. D’autres vont être prises dans des réseaux de prostitution où, là aussi, il est fait peu de cas de leur dignité et de leurs conditions de vie. Sans oublier les difficultés qu’elles rencontrent dans l’accès aux soins de santé et les violences qu’elles peuvent subir dans le couple ou dans le milieu du travail.

En venant ici, beaucoup de femmes migrantes ont transgressé des normes sociales, culturelles, religieuses. Il devient pour elles humiliant et violent d’envisager le retour au pays comme si le fait de l’avoir quitté n’avait été pour elles qu’une simple formalité ou un caprice. Comme en témoigne M. « Je suis en Belgique depuis 10 ans. J'ai introduit plusieurs fois une demande de régularisation et fait plusieurs recours qui ont été refusés. Je ne peux pas retourner dans mon pays, personne ne connaît ma situation là-bas, ils ne comprendraient pas, et je ne peux pas assumer. Surtout, ma vie est ici : mes amis, mes enfants, mon tissu social est ici. Je fais même du bénévolat dans une association où je côtoie plein de gens »De plus, par rapport à la situation des femmes, il n’existe pas beaucoup de « pays sûrs » (cette appellation qui désigne les pays dont les ressortissant-e-s ne nécessitent pas de protection internationale). Les droits les plus fondamentaux des femmes sont bafoués, pour ne pas dire inexistants, dans de nombreux pays du monde. Elles y sont considérées comme des êtres dépourvues de tout droit et n’ayant aucun pouvoir, y compris sur leur propre corps et leur propre destinée.Malgré leur grande précarité, ces femmes ont construit des attaches fortes avec notre pays. Ayant pour la plupart d’entre elles des enfants en charge, elles vont tout naturellement entrer en contact avec les institutions publiques (école, consultations pour enfants, milieu d’accueil de l’enfance…).

Elles participent également à la vie sociale et culturelle de leur quartier (maisons de quartier, centres d’alphabétisation…), s’engagent dans des mouvements de femmes, etc. Par ailleurs, en travaillant de manière informelle pour subvenir à leurs besoins et à ceux de la famille, elles contribuent à la vie économique du pays. S. : « Je suis arrivée en Belgique en 2014. J’étais enceinte et j’ai accouché en Belgique. J’étais heureuse, nous pouvions recommencer. Notre demande d’asile a été refusée. Nous sommes toujours sans papiers, mon mari travaille au noir à gauche et à droite. Moi j’ai gardé mon enfant pendant beaucoup de temps parce qu’il n’y avait pas de place dans les crèches. Maintenant elle va à l’école ici. Moi j’ai trouvé un travail comme nettoyeuse de bureaux, je travaille très tôt le matin, avant que les bureaux ouvrent, et tard le soir, quand tout est fermé » Même s’il est difficile de quantifier cette activité économique, il est important de ne pas fermer les yeux sur ce travail souterrain accompli par les femmes.Environ 150 000 personnes vivent sans papiers en Belgique. Des hommes et des femmes exclus de toute forme d’existence légale et soumis à des violences et à l’exploitation. Il est urgent de sortir de cette situation arbitraire et de non droit en mettant en place une procédure de régularisation avec des critères de clairs et permanents, à inscrire dans une loi afin de garantir une « porte de sortie » aux personnes qui n’ont pu trouver de réponse à leur situation dans d’autres procédures de séjour ou d’asile.Ces critères de régularisation doivent impérativement tenir compte des femmes,  de leurs parcours, de leurs expériences, des violences spécifiques qu’elles vivent, des attaches qu’elles ont développées en Belgique (emploi, école de leurs enfants, engagement associatif…) ainsi que de toute situation humanitaire urgente (maladie, impossibilité de retour au pays…)Les témoignages ont été recueillis dans le cadre du forum « femmes sans papiers, une seule solution : la régularisation ! »,  organisé le 14 mai 2019 par Vie Féminine Bruxelles au Centre Culturel de Jette ».

Aux USA dans le continent américain, selon l’AFP pour la RTBF, Facebook estime que 5% des comptes actifs sont « faux ». Cette enquête est mise en ligne par la RTBF depuis le jeudi 23 mai 2019,selon laquelle :«  Facebook tente de répondre à la nette augmentation des tentatives de créations automatiques de comptes à des fins malveillantes mais estime qu’environ 5% des comptes actifs actuellement restent « faux », selon des chiffres publiés jeudi.Le groupe a désactivé immédiatement, c’est-à-dire avant qu’ils ne deviennent actifs, 1,2 milliard de comptes au dernier trimestre 2018 et 2,2 milliards sur les trois premiers mois de 2019, « une hausse due aux attaques automatisées d’acteurs malveillants (cherchant à) créer de larges volumes de comptes en même temps », explique l’entreprise américaine.Dans ce cas de figure, Facebook affirme les supprimer immédiatement : ils ne sont donc pas comptabilisés dans les comptes actifs. Selon Facebook, ces comptes-là sont assez faciles à repérer et donc à supprimer avant qu’ils ne créent de « tort ».Le réseau social estime néanmoins que 5% des comptes actifs actuellement sur la plateforme sont « faux » sur un total de 2,4 milliards d’usagers mensuels actifs.Les comptes « faux » peuvent par exemple servir à relayer des campagnes de désinformation à des fins de manipulation politique, un des sujets qui empoisonne Facebook depuis deux ans. Le groupe annonce régulièrement des vagues de suppressions de comptes actifs jugés « inauthentiques ».Le groupe a publié jeudi un rapport qui détaille les mesures prises par Facebook contre les « faux » comptes mais aussi les contenus qui enfreignent ses règles d’utilisation, comme la nudité, la violence, le sexe, le harcèlement, la promotion de la drogue ou des armes, l’apologie du terrorisme, etc ».

Au Canada avec le journal numérique Le Devoir qui rapporta depuis le vendredi 24 mai 2019 grâce à la journaliste Sylvie St-Jacques que : « Le Québec a de meilleurs outils pour combattre la maltraitance des animaux. Milieux de vie pitoyables, problèmes relatifs à l’état physique des animaux, deux alpagas très mal en point, quatre cadavres d’animaux trouvés sur les lieux (dont deux tigres.) L’intervention de la SPCA qui a visé cette semaine le zoo de Saint-Édouard a révélé au grand jour les conditions inhospitalières de ce jardin zoologique.Dans les jours ayant suivi l’arrestation du propriétaire du zoo de Saint-Édouard, la SPCA et la Humane Society International (HSI) ont déployé des effectifs pour recueillir les preuves de maltraitance et prévoir le relogement des animaux vers des refuges et sanctuaires dispersés sur le territoire nord-américain. Mais comment expliquer qu’il aura fallu attendre les signalements de visiteurs du grand public pour porter secours à la centaine d’animaux qui coexistaient dans ce vieux zoo fondé à la fin des années 1950 par Napoléon Casaubon ?Même si plusieurs plaintes et signalements ont été recueillis par la SPCA depuis quelques années, le zoo de Saint-Édouard a pourtant toujours réussi à renouveler son permis, explique Frédérick Lelièvre, biologiste au ministère des Forets, de la Faune et des Parcs (MFFP). En revanche, la récente refonte de la réglementation qui vise l’encadrement des sites qui ont la garde d’espèces animales indigènes et exotiques aura donné des munitions au MFFP et à la SPCA.« Avant septembre 2018, il y avait déjà un règlement qui existait, mais qui restait un peu imprécis, indique Frédérick Lelièvre. Avec cette refonte, le Québec fait ainsi preuve d’une rigueur plus élevée que les autres provinces canadiennes. » « Nous sommes les seuls au pays à exiger des dimensions minimales pour les cages, les enclos, les bassins », ajoute M. Lelièvre.De plus, le MFFP a pris en compte de nouveaux enjeux en lien avec le commerce international et l’attrait pour la garde en captivité d’espèces exotiques. « Les propriétaires de jardins zoologiques auront deux ans pour s’ajuster en augmentant la hauteur de leurs clôtures, la taille de leurs cages et en renforçant la sécurité de leurs installations.

 Les propriétaires qui n’ont pas les moyens d’implanter des correctifs pour se soumettre à la réglementation pourront se départir de leur animal ou, dans le pire des cas, le faire euthanasier », indique Frédérick Lelièvre, qui mentionne toutefois que de façon générale, outre de petits correctifs à appliquer « à gauche et à droite », les propriétaires d’animaux exotiques et indigènes travaillent généralement dans le respect.Au Québec, 7 établissements (sur 40) se sont conformés aux normes d’Aquariums et zoos accrédités du Canada, l’organisme qui chapeaute les bonnes pratiques des jardins zoologiques. À l’instar de sept autres jardins zoologiques comme le Zoo de Granby et le Biodôme, le Parc Safari de Hemmingford fait partie des sites Francis Lavigne, directeur zoologique au Parc Safari, indique que ce jardin zoologique s’emploie à dépasser les normes minimales en matière de stimulation physique et mentale des animaux. Espaces adéquats, programmes pour réintroduire les espèces dans leurs milieux naturels, éducation du grand public… Le Parc Safari a évolué avec la science et une nouvelle prise de conscience quant aux espèces animales menacées.De plus, le parc n’a intégré des vocations de recherche et de protection des espèces menacées. Le travail en partenariat pour stimuler la diversité génétique ou assurer la reproduction de certaines espèces menacées, comme la crécerelle d’Amérique ou l’oryx africain, fait désormais partie du mandat de ce zoo qui a bénéficié d’un soutien provincial de 12 millions de dollars en 2018 pour améliorer ses aménagements. « Dans un monde parfait, les animaux devraient vivre dans leurs milieux naturels. Or, en Afrique et en Asie, ils vivent entre des clôtures et ne peuvent plus migrer, ce qui cause des problèmes de maladies et de consanguinité. Sans parler du problème du braconnage, qui est un gros fléau. »

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